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Chapitre 2

 

Un nouveau souffle, pour un nouveau cap ?

 

 

 

 

L’ancien collectif fondateur d’un embryon de FSA s’est réuni le 8 juin 2004, au siège du CIDDEF (Centre de Documentation et d’information sur les droits de l’Enfant et de la femme), pour étudier, avec de nouveaux membres, les conditions d’une relance des activités, après la longue parenthèse imposée par les élections présidentielles.

 

Il était évident, comme à chaque fois que nous sommes réunis, que la question de la définition de cette nouvelle organisation, se pose. Des réponses, ou début de réponses, ont été apportées. C’est ainsi que se met en route l’amorce d’une longue investigation que chacun espère durable.

 

Le FSA c’est quoi ?

 

Il a été admis, comme cela fut posé en novembre 2003, puis à nouveau au cours de cette réunion, qu’il s’agissait avant toute chose d’un espace en devenir, en permanente construction.

Le Forum Social est un espace d’échanges et de dialogue ayant pour objectif de construire des alternatives pour une autre Algérie que celle qui est imposée à tout un peuple. Nous disons donc une autre Algérie est possible.

 

 

Le FSA c’est qui ?

 

C’est la rencontre, pour la durée d’un projet ou plus, de personnes venues d’horizons divers et complémentaires : syndicats, associations,  communauté scientifique, ou personnes venues là de leur propre chef et ne représentant rien d’autre qu’eux mêmes, etc. Toutes et tous animés par l’idée de participer à la construction d’une autre Algérie.

 

 

Pour quoi faire ?

 

 Pour échanger des expériences concrètes, d’actions menées sur le terrain, pour transformer la réalité sociale vécue par les femmes, les hommes, les jeunes et les enfants de notre pays.

 Pour confronter des points de vue et des idées de projets susceptibles de faire avancer les choses.

 

Comment s’organiser ?

 

De manière souple et flexible, ouverte, horizontale qui stimule la créativité et l’échange ; en évitant la bureaucratisation, la hiérarchisation et la verticalité des relations. Et pour cela, privilégier l’organisation en réseau, tout en veillant à donner au réseau les moyens collectifs de son fonctionnement régulier.

En inventant de nouveaux modes d’organisation, de nouvelles règles de fonctionnement : les

responsabilités tournantes, les responsabilités d’animation de projet.

 

En s’organisant en Collectifs de réalisation d’un projet que l’on a choisi et autour duquel on a réussi à réunir des personnes motivées ; ce qui permet d’aller loin et pendant tout le temps nécessaire à la réalisation du projet.

 

Concrètement ?

 

Par exemple, A… et M… ont décidé de s’impliquer dans le domaine de l’art. Au titre du FSA, elles créent un Collectif qui s’intitulerait, «  Art et Culture ». A elles d’assumer la responsabilité

de  l’animer,

de contacter les personnes intéressées par les travaux du Collectif,

de définir une thématique,

de dresser un état des lieux,

de se doter d’un programme d’action et

de réunir les moyens de toutes natures propres à sa réalisation.

A elles, de prendre les contacts au plan international, au sein du FSM et ailleurs, pour faire partager leur expérience et la faire fructifier.

 

Comment communiquer ?

 

Seuls les initiés connaissent l’existence du Forum Social Mondial ou des principales organisations qui le constituent. L’essentiel est de faire connaître la mondialisation du marché et la globalisation financière, le rôle central qui jouent les multinationales et leurs effets dévastateurs sur l’existence des Etats et des économies nationales.

Les personnes présentes ont partagé le même point de vue : comment mener un travail de large information par tous les moyens possibles, sous des formes diversifiées (bulletins intérieurs, prospectus, affichettes, revues, CD et casettes audio, etc.), en direction de toutes les catégories de population ; avec l’aide de quelques journalistes acquis à la démarche Forum.

 

Quoi faire ?

 

Certains pensent que l’Algérie est bien avancée au plan des études et des textes, et que le grand déficit à combler se situe au niveau des actions concrètes à mener, pour faire évoluer les situations actuelles de manière positive. D’autres estiment que la priorité devrait être accordée à la réflexion, en vue de dégager des alternatives crédibles aux réponses actuellement mises en œuvre et qui ne parviennent pas à satisfaire le plus grand nombre, dans de nombreux domaines.

Mais tous conviennent qu’il est urgent de dresser un état des lieux exhaustif dans les secteurs les plus touchés, nécessitant actions et interventions urgentes, pour, à tout le moins, en freiner le délabrement. Il est signalé de  ce point de vue qu’une nouvelle topographie économique, sociale et culturelle a vu le jour depuis l’indépendance grâce à la dynamique de développement de certaines régions.

Cela invite à de nouvelles lectures du paysage économique et social et à l’interroger dans sa composante systémique : le système éducatif, le système judiciaire, le système économique, l’univers des femmes, celui des enfants et des jeunes, l’environnement et le développement durable, etc.

Dans chaque secteur choisi, l’état des lieux est dressé avec les principaux intéressés, sous des formes à trouver et faisant ressortir les besoins réels, et les plus urgents exprimés par les populations concernées. Il permet de mesurer l’écart entre les besoins réels et les moyens mis en œuvre ou non, pour les satisfaire, ainsi que les efforts à déployer pour parvenir à leur satisfaction immédiate ou graduelle, dans des délais à déterminer.

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