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« L’Afrique face à l’esclavage moderne« , thème de cette 3ème Édition
Visible dans les capitales et les villages, la traite des êtres humains est pourtant peu combattue en Afrique. L’esclavage domestique, le travail forcé, les enfants soldats, l’exploitation sexuelle et la mendicité forcée sont les principaux moyens d’exploitation. Les enfants, notamment, sont Les cibles privilégiés de ces trafics.
 
Selon la Fondation Walk Free 48 millions dans le monde d’individus sont assujettis à la condition d’esclave et son l’étude de 2013 affirme que « les pays africains enregistrent les pires performances dans le premier indice mondial de l’esclavage ».
Et la Mauritanie se classe en tête de l’indice, avec la plus grande proportion de la population au monde réduite en « esclaves ». En plus de la Mauritanie, d’autres pays africains se positionnent parmi les mauvais élèves des droits de l’Homme. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Gambie et le Gabon figurent parmi les dix premiers de l’Indice. Viennent après le Sénégal, l’Ethiopie, la Sierra Leone, le Togo et le Cap Vert.
 
A l’occasion de cette célébration, le comité préparatoire de la journée nationale de commémoration de l’esclavage, installé par la ville de Dakar, a décidé de dédier ces commémorations à l’esclavage moderne, un fléau réel mais somme toute ignoré ou négligé.
La célébration de cette journée, inspirée de l’esprit abolitionniste de l’esclavage actualise le combat contre toutes formes de privation de liberté et d’humiliation humainement infondée et juridiquement inacceptable.
 
Depuis 2015, en partenariat avec l’Association Internationale Mémoires & Partages, la Ville de Dakar s’est engagée à donner corps à la loi sénégalaise du 27 avril 2010 qui déclare l’esclavage et la traite des noirs comme crimes contre l’humanité et instaure une journée commémorative annuelle.
Le Sénégal devenant ainsi la première République africaine à inscrire dans son corpus juridique. Et la ville de Dakar, la première capitale africaine à commémorer solennellement le souvenir de ce crime contre l’humanité.
 
AU PROGRAMME
11h- CEREMONIE OFFICIELLE
Devant la plaque  commémorative du Théâtre de Verdure de l’Hotel de Ville de Dakar
15h- TABLE-RONDE, salle des Actes de l’Hotel de Ville de Dakar
« L’Afrique combat l’esclavage moderne: du droit aux faits »
avec Hulo Guillabert, fondatrice Stop Mendicité des enfants, Biram DahAbeid, président IRA Mauritanie, Alioune Tine, Amnesty International etMartin Mourre, chercheur
18h 30: Prestation artistique: « IDENTITÉ NOIRE »
Khady Sarr, chorégraphe,
Hall de la Ville de Dakar
Avec le soutien de Amnesty International, Université Cheikh Anta Diop, Mémorial de Gorée-Almadies, Institut Culturel Panafricain et la Cie Khady Sarr
LES INTERVENANTS AU SÉMINAIRE DE L’ECOLE DES MEMOIRES
Hulo Guillabert, fondatrice Stop Mendicité des enfants
Ecrivain et directrice des Editons Diasporas Noires, Hulo Guillabert est l’une des activistes les plus influentes du continent africain.
 
Biram Dah Abeid, fondateur et président IRA Mauritanie
Récipiendaire de plusieurs prix internationaux pour ses engagementS dontle Prix des héros contre l’esclavage et la traite des personnes 2016 (USA), Biram Dah Abeid est un militant actif contre l’esclavage qui sévit encore en Mauritanie.
 
Alioune Tine, Amnesty International
Directeur de Amnesty International Afrique, Alioune Tine est un des militants les plus actifs des droits humains en Afrique.
 
Martin Mourre, chercheur en Histoire, rattaché à lHA- CREPOS (Centre de recherche et d’études sur les politiques sociales et Institut histoire Allemande). Martin Mourre est spécialiste de l’histoire coloniale. Ses études sur l’histoire des tirailleurs et notamment sur Thiaroye 44 font référence. Il analyse dans son dernier article: «Droits humains, crime contre l’humanité et loi mémorielle : les qualifications juridiques de la traite négrière au Sénégal, 1848-2015 »
 
Khady Sarr, chorégraphe,
Originaire du Sénégal, de Dakar et de Casamance, Khady a hérité de cette double personnalité dans sa danse.  Installée à Bordeaux où elle partage sa passion pour la danse dans sa compagnie crée en 2014. « Pour le soloIdentité Noire, comme un effet miroir, je me suis posée la même question concernant mon esthétique capillaire, mon regard sur ma chevelure crépue, sur celle des femmes noires en général. De ces questions naissent beaucoup d’autres choses qui tendent toutes à parler d’identité noire. »Khady Sarr
Tag(s) : #Politique internationale, #Droits humains

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