, ce qui peut aider les populations à sortir de la pauvreté.
Une route revêtue peut élargir le champ des possibles pour les petits entrepreneurs en leur donnant accès à de nouveaux marchés et fournisseurs, ainsi qu’à des opportunités pour développer leur activité.
Remédier au déficit de financement des infrastructures urbaines
La part des villes dans la croissance économique mondiale est déjà comprise entre 70 et 80 % environ, et, du fait de l’expansion urbaine, elle est vouée à augmenter.
Les villes auront besoin de partenaires, car le secteur public ne peut répondre à lui seul à ces besoins et l’aide publique au développement ne peut apporter qu’à peine 3 % de ces montants. Elles doivent donc commencer à explorer des solutions de financement innovantes et faire appel au secteur privé.
Le 9e Forum urbain mondial (a), qui s’est tenu cette année, a invité les secteurs public et privé, les banques multilatérales de développement (BMD) et la société civile à relever ensemble le défi que représente le financement du Nouvel agenda urbain. La Banque mondiale — qui est, parmi les BMD, le plus important bailleur de fonds destinés au développement urbain — a participé activement aux discussions (a) en faisant part de son savoir et de son expérience dans ce domaine, et en proposant des stratégies pour l’avenir.
Une ville durable est une ville financièrement viable
Afin de favoriser l’investissement privé dans des projets urbains, les villes doivent générer leurs propres recettes, améliorer leur gestion financière et se doter d’un cadre réglementaire. La Banque mondiale aide les autorités municipales, régionales et nationales à renforcer leurs capacités institutionnelles et budgétaires, à mieux gérer leurs ressources actuelles et à les mobiliser pour attirer davantage de capitaux privés.
[Consultez ici les publications de la Banque mondiale consacrées au développement urbain] (a)
À propos de cette série de billets (a)
Autres billets (a)
Renforcer les systèmes d’allocation de ressources reposant sur la performance
Avec son programme axé sur les résultats (a), la Banque mondiale dispose d’un instrument financier qui s’appuie sur les institutions et processus d’un pays, et subordonne directement le décaissement de fonds à l’obtention de certains résultats. Cette approche contribue à renforcer les capacités du pays, accroît l’efficacité et l’efficience, et permet de produire des résultats concrets et durables.
Par exemple, le programme de renforcement des collectivités locales urbaines en Tanzanie (a) vise à améliorer les services publics dans 18 municipalités en consolidant le système d’allocation budgétaire reposant sur la performance. Les villes alloueront aux petites infrastructures des ressources financières pour améliorer les routes, les espaces publics pour les marchés et commerces, et la gestion des déchets solides, ce qui leur permettra d’offrir des services et des opportunités à leurs habitants.
La Banque mondiale finance également des projets axés sur les résultats au Sénégal et au Kenya (a), où des systèmes de transfert budgétaire interadministrations ont été mis en place pour inciter à améliorer la performance. Les moyens financiers ainsi dégagés ont permis aux autorités locales de construire des infrastructures urbaines essentielles dans différents secteurs : eau, assainissement, routes, santé et éducation, notamment.