5 Décembre 2015
le 05.12.15 | 10h00 Réagissez
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Seize nouvelles personnes ont été inculpées, jeudi, dans le cadre de l’enquête pour corruption au sein de la FIFA menée par les Etats-Unis, dont plusieurs hauts responsables de l’organisation, a annoncé la ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch.
«Chacun de ces 16 nouveaux suspects est inculpé de racket organisé et d’autres infractions liées aux abus commis dans l’exercice de ses fonctions, sur une longue période», a déclaré Mme Lynch lors d’une conférence de presse à Washington. Huit suspects ont reconnu leur implication dans le système de corruption à la FIFA visée par cette enquête aux Etats-Unis, a-t-elle par ailleurs indiqué. Mme Lynch a précisé que cinq d’entre eux ne figuraient pas dans la première série d’inculpations lancées par les autorités américaines.
Parmi les 16 nouveaux inculpés figurent les deux vice-présidents de la FIFA arrêtés jeudi à l’aube à Zurich : le Paraguayen Juan Angel Napout et le Hondurien Alfredo Hawit Banegas. Napout préside la Confédération sud-américaine (Conmebol) et Hawit est le chef par intérim de la Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf), toutes deux au centre des soupçons depuis que les scandales de corruption à grande échelle ont éclaté fin mai.
Selon la justice suisse, tous deux s’opposent à leur extradition vers les Etats-Unis. Outre ces deux hauts responsables de la FIFA, la liste des 16 nouveaux inculpés montre que la procédure frappe de plein fouet le foot brésilien. L’un des mis en cause, Marco Polo Del Nero, est l’actuel président de la Fédération brésilienne (CBF). Il avait démissionné fin novembre de son poste au comité exécutif de la FIFA, sans avancer de raisons. La justice interne de la FIFA avait ouvert, le 23 novembre, une enquête le concernant.
Ricardo Teixeira, président de la CBF pendant 23 ans jusqu’à sa démission en 2012, fait l’objet d’une procédure interne à la FIFA depuis octobre dernier avec six autres personnalités. Il est, par ailleurs, dans le viseur de la justice brésilienne, soupçonné de blanchiment d’argent et de fraude entre 2009 et 2012. Il avait déjà été épinglé par la justice suisse dans un autre scandale pour avoir perçu des dessous-de-table, mais l’affaire avait été classée sans suite.