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  • Fateh Agrane
    il y a 14 heures
    Fateh Agrane
    • Tu tendais la main !

      Tu tendais la main déjà
      Aux singes s’il le fallait
      De Yakouren
      El Aouanna
      De la Chiffa et des vallées
      Tu l’as tendue amour
      Braise sous les cendres
      Flamme de novembre
      Tu l’as tendue liberté
      En souffle de décembre
      De sous les décombres
      Tu l’as répondue fragrance
      Dans les maquis et ruelles
      Dans les monts et les plaines
      Tu l’as semé poème
      Dans les venelles
      De ta belle rebelle
      On l’a même vue dans notre ciel
      En juillet défilant vainqueur
      Des astres au cœur
      En Vertes et blanches couleurs
      En couronnes des martyrs
      En semences d’avenir
      Tu l’as tendue si Tayeb
      Feu nourri fleuri !
      Au point du jour en cri
      Pour échoir réduit
      Par le fait de césar
      A El harrach les cinq hectares
      Tu l’as tendue aussi a contre sens
      Toi le meurtri et nous en émoi
      En marche verte, marche du roi
      Tu l’as toujours tendue franche
      Même si tu déçois
      Sans rancune sans revanche !
      Sans prendre garde tu l’as tendue
      Croyant être chez toi
      Ton cœur tu as entendu
      O ! Ce cœur maudit meurtri
      Qui ordonna ta fin
      Et Qui un jour t’a dis
      Ou va ta chérie !
      Ta chérie adultère
      A plusieurs amants
      Avait besoin de lumière
      Et toi comme paravent
      Toi le semeur de rêves
      Imperturbable, placide
      Le ver était dans la graine
      Et les pluies acides !
      Comment verdoyer le blanc
      Ou on égorgeait les anges
      Et irriguer de sang
      Pour faire pousser oranges
      Comment faire pousser le vert
      Quand le ver est dans la feuille
      Comment retourner la terre
      Quand la fleur refuse l’abeille !
      Ne savais tu pas ça ?
      O ! Père de nous
      Pour tendre ta main
      A l’agneau et au loup
      Na savais tu pas ça
      Et LAMRANI, ABBANE alors !
      Pourtant ils te l’ont dit
      Qu’on a ordonné leur mort
      Car ayant d’autres avis !
      Martyrs en pleins jour
      Leur sang est resté cri
      O ! Père a moi , dis
      Nous sommes restés défaite
      Depuis qu’ils ont visé ta tête
      On ne connait point la fête
      Vingt années déjà
      Que nous rêvons d’amour
      Vingt années déjà !
      Que nous rêvons de labours.
      Fateh Agrane
      26 06 2011
      Copyright touts droits réservés


Tag(s) : #La voix des poètes et des conteurs

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