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La santé du Président et le quatrième mandat Jeune Afrique s’interroge sur «l’énigme Bouteflika»

 

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le 04.05.13 | 10h00 1 réaction

zoom | © Photo : B. Souhil

Dans sa dernière livraison, le magazine Jeune Afrique s’interroge sur l’intention de Abdelaziz Bouteflika de briguer ou non un quatrième mandat.

Une question qui préoccupe beaucoup les esprits, surtout que la santé fragile du Président a été mise à rude épreuve ces derniers jours. Intitulé «L’énigme Bouteflika», l’article de Jeune Afrique revient sur le dernier discours du Président à Sétif, à la veille des élections législatives, affirmant que sa génération est vieillissante et qu’elle doit passer le témoin aux jeunes.

 

Une phrase qui semblait sceller l’avenir de Bouteflika, mais vite contredite par une campagne en faveur d’un quatrième mandat lancée par son entourage.  «La rareté des apparitions publiques de Bouteflika ces dernières années a fait de ces funérailles successives (celles de Ben Bella, Chadli et Kafi) l’occasion pour les Algérois de voir ‘physiquement’ leur Président afin de se faire une idée précise de son état de santé.

Lors des obsèques de Ali Kafi, le 17 avril, Abdelaziz Bouteflika avait les traits tirés, le pas hésitant. Son proche entourage, notamment Saïd, son frère cadet et conseiller spécial, se tenait à ses côtés, en état d’alerte permanente», souligne l’article de Jeune Afrique qui rapporte en citant un témoin qu’«à deux reprises, le Président a eu des vertiges et a failli perdre l’équilibre». Ceci et de noter que pourtant «ses visiteurs étrangers» trouvent que les facultés intellectuelles et la mémoire du Président sont intactes.

«Encore faut-il cependant que l’ouïe de leur interlocuteur soit fine, car sa voix est devenue à peine audible», note le même article qui précise en citant un officier supérieur de la base aérienne de Boufarik que «quand l’agenda présidentiel s’emballe avec l’arrivée annoncée d’un chef d’Etat ou d’un émissaire étranger prestigieux, le Falcon présidentiel est systématiquement sollicité pour emmener le Président en Suisse pour une remise en forme».

Jeune Afrique indique en outre que «Bouteflika quitte rarement la résidence d’Etat de Zéralda et ne se rend au bureau présidentiel, à El Mouradia ou Djenane El Mufti, où il reçoit ses hôtes étrangers, que lorsque son agenda le commande… Le mal qui ronge Abdelaziz Bouteflika l’affaiblit et contraste avec l’omnipotence de l’institution présidentielle depuis son retour aux affaires». Comment sont donc gérées les affaires de l’Etat avec cette longue absence du Président ? L’article de Jeune Afrique souligne que «ministres et ambassadeurs en poste à l’étranger et walis continuent de recevoir ses instructions via Mohamed Rougab, son secrétaire particulier. Quant à ses coups de gueule, de plus en plus fréquents, Saïd se charge de les relayer, ce qui conforte sa position de ‘vice-roi’. Le Président s’est par ailleurs trouvé des jambes à travers Abdelmalek Sellal pour les visites dans le pays profond qu’il n’est plus en mesure d’accomplir, et un visage, celui de Abdelkader Bensalah, pour le représenter à l’étranger».

Ces indications du magazine Jeune Afrique remontent à avant l’accident ischémique dont a été victime Bouteflika il y a une semaine et confirment les nombreux doutes sur sa capacité physique à briguer un autre mandat.
Jeune Afrique suggère que même affaibli, il appartient à Bouteflika de donner le tempo à la prochaine présidentielle en annonçant sa candidature ou son retrait. La question ne semble pourtant pas inquiéter, suggère encore le même article, les résidents des Tagarins. Interrogeant le colonel Tayeb, chef d’une unité opérationnelle dans la lutte antiterroriste, pour savoir si la disparition prématurée de Bouteflika ou son retrait de la vie politique était une source d’inquiétude, l’officier répond : «Il faudrait beaucoup plus que cela pour menacer la stabilité du pays.»

R. N
 
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mustapha amarouche   le 04.05.13 | 14h37

La ronde hideuse des vautours

Depuis le printemps arabe, beaucoup de regards mal intentionnés se dirigent vers l’Algérie, espérant un embrasement généralisé, ou, à tout le moins, un changement qui mettrait aux postes de commande leurs alliés islamistes et serviles . Aussi ridicule que cela puisse paraître, des roitelets du golfe, connus pour leurs régimes despotiques qui répriment et condamnent leur peuples à vivre dans la dictature et l’obscurantisme, veulent donner à notre pays des leçons de démocratie! La maladie du président stimule l’agitation de ces vautours, qui voudrait bien plonger le peuple algérien dans un bain de sang à la syrienne. D’autres manœuvriers de plus grande envergure se mettent à avoir des prétentions territoriales à nos frontières sud. Le Sahara est si grand, très riche en ressources naturelles, certains jugent peut être que c’est trop pour l’Algérie. Le printemps arabe, mué en hiver des dictatures islamistes, a tout de même fragilisé notre pays. Mais une prise de conscience des risques et des enjeux est nécessaire. Il est indispensable de régler les problèmes identitaires afin de pouvoir asseoir une véritable unité du peuple algérien. L’identité amazighe, langue et culture est notre socle commun à tous. Tant qu’elle n’est pas reconnue dans les écrits et dans les faits, vulgarisée au niveau populaire, les frustrations, la méfiance réciproque, les malentendus, les procès d’intention, feront le lit des extrémistes de tous bords. La dimension arabe, langue et culture sera alors acceptée dans la sérénité car, à partir du moment que l’amazighité retrouve ses terres, l’arabité ne sera plus vue comme une identité imposée, mais un enrichissement porteur d’une civilisation reconnue. Pour avoir parcouru l’Algérie, je sais que le peuple algérien est un, dans sa diversité enrichissante. Il faudrait engager les grands chantiers de l’avenir : une éducation moderniste et laïque, la lutte contre le chômage et pour l’indépendance alimentaire. L’Algérie, certes malade, est capable de se relever et de faire fuir les vautours.

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