Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 10:24

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Par Si Mohamed Baghdadi


« Pour l’Europe, pour nous mêmes et pour l’humanité, camarades, il faut faire peau neuve, développer une pensée neuve, tenter de mettre sur pied un homme neuf. » Frantz Omar Fanon- Les damnés de la terre.


Prés d’un demi-siècle après la mort de Frantz Fanon, que reste-t-il, en Algérie, sa patrie d’intellectuel et de militant révolutionnaire, que reste-t-il de son message. Du message délivré dans l’urgence, à l’orée d’une mort certaine annoncée. Presque rien, ou pas grand-chose, puisque lors d’une récente conférence consacrée aux « intellectuels et au pouvoir en Algérie », son nom, aux dires de certains, ne fut même pas prononcé. Est-ce dû au grand refoulement dont il fut victime, comme le dit Alice Cherki[1] dans le remarquable portrait qu’elle en dressa, tout juste estompé par un colloque organisé en 1987 et la récente édition des « Damnés de la terre » par l’Anep et préfacée par Abdelaziz Bouteflika.

L’oubli et le changement

Alors qu’en Europe et à travers le monde, notamment en Amérique Latine, sa pensée incisive et fulgurante est de retour. Elle fait l’objet de fébriles investigations dans un monde où la pensée semble être en panne pour déconstruire et comprendre les mécanismes de la domination. La force et l’actualité de son message me semblent plus destiné à interpeller intellectuels et politiques algériens, surtout tous ceux qui le côtoyèrent à Ghardimaou, à la frontière algéro- tunisienne, paraissant en avoir oublié la quintessence, qu’à fouetter une pensée occidentale assoupie ou distanciée dans ses essais de nouvelle lecture des rapports dominants-dominés. Elle paraît donner une certaine vigueur au mouvement altermondialiste où, lors de deux éditions du Forum Social Mondial (FSM), à Bamako puis à Nairobi, un Réseau International Frantz Fanon a été créé. Les promoteurs de ce réseau écrivaient en 2006 :

« Les travaux de Frantz Fanon, militant anticolonialiste, noir antillais, psychiatre attaché à démonter les processus multiformes de l’aliénation culturelle, économique et mentale, réprimé par la France colonialiste, auteur de Peau noire et masque blanc et des Damnés de la terre, ouvrage qui a marqué son époque et dans lequel il écrivait notamment en 1961, « l'universalité réside dans cette prise en charge du relativisme réciproque de cultures différentes, une fois exclu irrémédiablement le statut colonial », nous semblent éminemment féconds aujourd'hui encore, pour nous toutes et tous, militants attachés à travailler sur les formes de domination qui enserrent notre monde, voire celles qui sous-tendent nos propres fonctionnements internes. « 

Présente jusqu’au japon, la pensée de Fanon est surtout à l’œuvre en Amérique latine en ce qu’elle inspire certains leaders politiques, Hugo Chavez et Evo Morales, entre autres, qui énoncent le nom de Frantz Fanon, comme on énonce l’avènement de nouvelles aurores.

Dans la conclusion des « Damnés de la terre », son œuvre maîtresse, il invite à fuir la « stase de l’Europe», la politique des équilibres qui n’ont d’autres issues que la perte des hommes et de toute l’humanité.

« Allons, camarades, il vaut mieux décider dès maintenant de changer de bord. La grande nuit dans laquelle nous fûmes plongés, il nous faut la secouer et en sortir. Le jour nouveau qui déjà se lève doit nous trouver fermes, avisés et résolus. » [2]

 Qui donc a entendu cette incitation à inventer de nouveaux chemins, à explorer de nouvelles pistes, alors qu’aujourd’hui l’humanité entière se trouve confrontée à l’une des plus graves crises économique et financière de son histoire et à une débâcle écologique menaçant ses équilibres fondamentaux ? Qui donc l’a entendu lorsqu’il s’est écrié, au seuil de la mort,

« Aujourd’hui, nous assistons à une stase de l’Europe. Fuyons, camarades, ce mouvement immobile où la dialectique, petit à petit, s’est muée en logique de l’équilibre. Reprenons la question de l’homme. Reprenons la question de la réalité cérébrale, de la masse cérébrale de toute l’humanité dont il faut multiplier les connexions, diversifier les réseaux et réhumaniser[3] les messages. »

Bien avant les altermondialistes, ou les laboratoires travaillant sur l’intelligence collective, sur le cerveau planétaire, ou les possibilités inouïes de l’informatique et d’internet, et tous les chercheurs qui, comme Joël de Rosnay[4], annoncent l’émergence d’un cinquième paradigme, l’ère du symbionte, Fanon annonce ainsi l’avènement d’un autre monde[5]. L’ère de Gaia, forte de « la masse cérébrale de toute l’humanité », de l’intelligence et de la subjectivité de milliards de cerveaux, de vies animales et végétales, qui sont la chair, l’esprit et l’avenir de notre planète. Dans cette veine, De Rosnay écrit :

«… le grand défi de l’avenir ne sera pas technique, il sera humain. Dans des univers en constante accélération, enfermées dans des bulles de temps fractal, comment les sociétés industrielles vont-elles poursuivre leur développement sans laisser sur le bord de la route les sociétés moins favorisées ? Comment éviter l’enclenchement irréversible des mécanismes d’exclusion compétitive accroissant le fossé entre une minorité favorisée et une majorité dans le dénuement ? ». Le choix majeur « sera d’organiser la société et la planète pour le bien de l’ensemble des hommes »[6]

Bien avant, Fanon, dans une espèce de fulgurance, avait mis en lumière ces énormes contradictions dues à un système, mu par le seul profit, et affirmé la nécessité d’inventer un autre monde, «  un homme neuf », une nouvelle marche de l’humanité vers la liberté. Car la liberté est une longue patience. Elle ne se donne pas en une seule fois. Elle se conquiert après de rudes batailles. Elle s’enfante dans la douleur, les larmes et le sang de multiples générations de « colonisés », combien même la colonisation ait pris fin et qu’elle ait été suivie par d’autres formes de colonisation plus rampantes, insidieuses et subtiles. Le peuple algérien en connaît le prix, lui qui a déjà payé si cher, pour sortir de la nuit coloniale. Et Omar Frantz Fanon qui a participé à cette lutte phénoménale de tout un peuple, dont les traces sont toujours bien vives, ne comprendrait pas que ce combat titanesque ait été si vite dévoyé, si vite confisqué. Ou plutôt si, puisque, page après page, il a dévoilé les risques et les possibles mésaventures de la conscience nationale. [7]

C’est en évoquant les pics de la pensée de ce jeune homme de trente six années, au sujet de la violence, des intellectuels, de la culture nationale, des leaders, du peuple, puis en les confrontant avec les amères réalités d’aujourd’hui que nous mesurerons l’écart séparant les élans d’une pensée toujours vivace avec un pays vieilli prématurément. Un pays sclérosé où le « se faisant » qui coulait dans les veines d’une nation libérée, s’est progressivement  figé en « tout fait », laissant bien peu de place au changement, « pour se faire », à une jeunesse avide d’inventer l’avenir et contrainte de fuir un pays pétrifié.

Fanon, prénommé Frantz, Omar.

Omar, l’ami de Omar Oussedik, étant l’aboutissement de toutes les vies, de tous les « autres » que Frantz a vécu, un une si courte existence. Frantz, l’élève de Césaire, le rebelle. Frantz, résistant, à dix neuf ans, dans les rangs des forces françaises libres, le « nègre » de tous les temps et de toutes les galères, le fellah de toutes les corvées, courbé devant le colon. Puis le fellah qui bande ses muscles, détend son corps, élève la voix pour se faire entendre. Qui est enfin entendu, parce qu’il a osé se lever et dire ça suffit. L’intellectuel naissant en un premier jet de l’esprit, dans « Peau noire Masques blancs », à la recherche de toutes ses révoltes et de son utopie. Omar, le militant d’une révolution en marche, le politique, l’ambassadeur de la révolution algérienne en Afrique. Le révolutionnaire que Claude Lanzmann et Marcel Péju, émissaires de la revue les « Temps Modernes », avaient rencontré à Tunis, au cours de l’ été 1960, qui trouvèrent qu’il « parlait avec une triple voix d’urgence. Celle de la maladie – sa leucémie qui le condamnait à court terme. Celle de la révolution. Celle, enfin, de la révolution africaine ». L’alter ego de Jean Paul Sartre rencontré à Rome, été 1961, dans un dialogue rude et fraternel, à la hauteur de l’homme, de tous les hommes.

Frantz Omar et ses dernières fulgurances, dérangeant le présent et annonçant l’avenir dévoyé, dans une analyse au scalpel. Puis Omar entrant selon ses vœux, en un élan apaisé, pas totalement comblé, en sa dernière demeure, à Ain el karma, une bourgade de la wilaya d’El Tarf qui, de temps à autre, se souvient de lui, l’espace d’une visite et d’un discours officiel. Il nous avait déjà annoncé ce type de forfaiture, lui qui s’est déjà mis en route, jusqu’à l’infini, pour sa longue marche ininterrompue, auprès de tous les hommes, à la recherche d’un autre monde, toujours possible, lorsqu’il est voulu par tous les hommes qui en rêvent.  Alice Cherki[8] qui fut sa remarquable biographe écrit, au sujet de Fanon utopiste :  « volonté d’utopie, non pas d’utopie idéologique venant prescrire le bon lieu où viennent s’écraser le lien et la diversité, mais l’utopie rêveuse d’un avenir incertain, mue par l’espoir des hommes entre eux. Fanon croyait en l’homme incroyablement. »[9]

Il est celui que Jean Paul Sartre salue dans sa préface à l’édition Maspero « Nous avons été les semeurs de vent ; la tempête c’est lui. Fils de la violence, il puise en elle à chaque instant son humanité ; nous étions hommes à ses dépens, il se fait homme aux nôtres. »

Apôtre ou analyste de la violence

Face à cette lecture lapidaire de la violence chez Fanon faite par Sartre, nous avons le regard, plus nuancé et plus juste à nos yeux, d’ Alice Cherki qui travailla à l’hôpital psychiatrique de Blida, puis à la Manouba de Tunis avec Frantz Fanon, en sa qualité de psychiatre et de militante du FLN. Pour elle, Sartre « justifie la violence, alors que Fanon l’analyse, ne la promeut pas comme une fin en soi mais comme un passage obligé. »

Il est vrai que les « Damnés de la Terre » s’ouvre par tout un chapitre consacré à la violence ; et que certaines formules frappantes confortent cette lecture. Comme par exemple :  « Quand le colonisé entend parler de culture il sort sa machette ». L’essentiel étant de savoir de quelle culture il s’agit.                     

Au commencement était la violence !

« La chambre du maître était grande ouverte….j’entrai. C’est toi me dit-il très calme…C’était moi, c’était bien moi, lui disais-je, le bon esclave, le fidèle esclave, l’esclave esclave, et soudain ses yeux furent deux ravets apeurés les jours de pluie…je frappai, le sang gicla : c’est le seul baptême dont je me souvienne aujourd’hui. »

Aimé Césaire, « Les armes Miraculeuses ». Cité par Frantz Fanon, page 24 des damnés de la terre.

Au commencement de la libération, était la violence. Encore une citation qui va accréditer le fait que Fanon ait été avant tout « l’apologiste » de la violence, plutôt que son analyste. Césaire replace le problème dans sa cruelle réalité sans ronds de jambes, ni analyse à la Robinson Crusoe servie par Engels, sur laquelle nous reviendrons en faisant appel à ce qu’en pense Fanon lui-même.

D’emblée, au premier chapitre de son œuvre « Les damnés de la terre », Fanon, peu soucieux des problèmes de sémantique : « libération nationale, renaissance nationale, restitution de la nation au peuple » ; pour lui et essentiellement «  la décolonisation est toujours un phénomène violent. » Fanon pose ainsi, sans ambages, les termes et la nature du drame qui va se jouer entre « deux forces congénitalement antagonistes» dans le contexte d’une situation coloniale dont la finalité majeure, l’exploitation du colonisé par le colon, est livrée sans détours.

 Confrontation inégale au départ, puisque entre le colonisé et le colon, se dresse l’escouade des intermédiaires : militaires, gendarmes et hommes de religion, parce qu’il faut justifier le vol et la rapine, l’exploitation et le carnage, en invoquant la volonté divine et la manne civilisatrice.

«  Leur première confrontation, nous dit Fanon, s’est déroulée sous le signe de la violence et leur cohabitation – plus précisément l’exploitation du colonisé par le colon – s’est poursuivie à grand renfort de baïonnettes et de canons. » DLT.p.10[10]

La vérité du colon, nous l’avons vu, tient en un seul mot, le profit, à tirer, coûte que coûte, du système colonial. Celle du colonisé : accéder à la liberté en se dotant du seul programme qui vaille : détruire l’ordre et le système colonial.

« Dés sa naissance, il est clair pour lui(le colonisé) que ce monde rétréci, semé d’interdictions, ne peut être remis en question que par la violence absolue » .DLT, p.11

Il ne s’agit, ni plus ni moins, pour lui, que de « faire sauter le monde colonial », parce qu’il n’y a aucune coexistence possible entre les deux.

Dans un témoignage sur Fanon, le Commandant Azzedine, conforte cette représentation des réalités, vues du côté du colonisé :

« Je garde en mémoire le souvenir des fortes paroles que le commandant Si Lakhdar, tombé au champ d’honneur, aimait à répéter aux combattants « Si nous voulons exister, il faut que le colonialisme n’existe plus ! »

Cela  commence dès lors que le colonisé aura pris conscience qu’il est l’égal du colon.

« Le colonisé…découvre que sa vie, sa respiration, les battements de son cœur sont les mêmes que ceux du colon. Il découvre qu’une peau de colon ne vaut pas plus qu’une peau d’indigène. C’est dire que cette découverte introduit une secousse essentielle dans le monde. Toute l’assurance nouvelle et révolutionnaire du colonisé en découle. Si, en effet, ma vie a le même poids que celle du colon, son regard ne me foudroie plus, ne m’immobilise plus, sa voix ne me pétrifie plus. Je ne me trouble plus en sa présence. Pratiquement, je l’emmerde. Non seulement sa présence ne me gêne plus, mais déjà je suis en train de lui préparer de telles embuscades qu’il n’aura bientôt d’autre issue que la fuite. » DLT, 18

C’est alors que des systèmes antagonistes se mettent en place. Celui du colon déjà achevé et, en face, celui du colonisé en voie de constitution. Deux attitudes face à l’histoire : celle faite par les métropoles colonisatrices et prolongée par les colons qui s’en glorifient ; celle du colonisé qui la vit dans ses rêves et dans ses muscles, sous la forme « d’une agressivité sédimentée ».

Elle va s’exprimer d’abord, contre les siens, ceux de la tribu ou du çof d’en face, car, comme le dit Fanon, « le colonisé est un persécuté qui rêve en permanence de devenir persécuteur. »DLT, p24. Il rêve de prendre la place du colon.

Dans le témoignage du commandant Azzedine, évoqué plus haut, nous relevons également :

« Certains soirs, du haut d’une crête, surplombant la riche Mitidja, pleine de lumières vives, il m’arrivait d’entendre les rudes combattants du commando Ali Khodja, s’exclamer : « Demain nous récupérerons toutes ces terres dont nous avons été spoliées ! »

A partir de ces prises de conscience, le monde des persécutés s’organise progressivement, face au système colonial tout puissant, fort de ses armes et de ses armées, de son argent, de ses médias et de ses écoles. Les partis politiques nationalistes naissent en utilisant les armes qui leur semblent les plus appropriées aux situations qu’ils vivent.

« Toute l’activité de ces partis politiques nationalistes dans la période coloniale est une activité de type électoraliste. »DLT, p.29

Fanon est on ne peut plus clair, car la libération, par la voie des urnes va s’avérer un véritable leurre. Non seulement par l’organisation du corps électoral en deux collèges aux pouvoirs inégaux, mais essentiellement par les fraudes électorales organisées par l’administration coloniale. Le gouverneur Naegelen va passer à l’histoire grâce au système de bourrage des urnes, mis en œuvre, dès 1947, pour faire passer les « beni oui-oui » dont il avait besoin. Il est curieux et symptomatique de constater qu’il a fait, probablement, bien malgré lui, des émules à travers le monde et surtout en notre pays. Mais lorsqu’il s’agit du pouvoir tous les moyens sont bons pour y accéder ou le conserver.

Au vu de ces malversations avérées, les partis politiques crient au sandale, mais  impuissants à changer fondamentalement l’ordre des choses, discutent et négocient. Mieux, l’ordre colonial se conforte par le fait que des organisations passerelles, « des succursales des formations politiques de la métropole » dit Fanon, se créent sur la terre des colonisés.

«  Ces indigènes se battent pour un mot d’ordre abstrait :  « le pouvoir au prolétariat », oubliant que dans leur région, c’est d’abord sur des mots d’ordre nationaliste qu’il faut mener le combat. » DLT, p.30

C’est ce qui fait qu’un militantisme de succursale voit beaucoup de colonisés rejoindre les rangs de formations politiques et syndicales métropolitaines. Cette implication dans le combat libérateur par des voies non violentes va déboucher sur des impasses et des désillusions.[11]

« La non violence, nous dit Fanon, est une tentative de régler le problème colonial autour d’un tapis vert avant tout geste irréversible, toute effusion de sang, tout acte regrettable. »DLT, p.31

Aux yeux de Fanon c’est la petite bourgeoisie urbaine qui mène les négociations avec le pouvoir colonial, car, pour lui « seule la paysannerie est révolutionnaire ». Selon lui, le paysan découvre très vite que seule la violence paye. C’est cette vision réductrice du processus révolutionnaire que lui reprochent, à tort et/ou à raison, bon nombre de patriotes, de politiques et de politiciens.

Quelle que soit la subtilité des analyses ou leur supposée pertinence, assénée cinquante après les faits d’une lutte aussi complexe qu’impitoyable et par delà les nuances idéologiques et politiques, force est de reconnaître le poids déterminant que la paysannerie algérienne a joué dans la lutte armée par sa connaissance du terrain, ses réseaux d’information, de solidarité, de ravitaillement et de financement et ses milliers de mousseblines et de citoyens membres des assemblées populaires. Mais aussi ses harkas et ses auxiliaires de SAS.

Car, comme le pense Fanon, « le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature et ne peut s’incliner que devant une plus grande violence. » DLT, p.31.



[1] Alice Cherki, Frantz Fanon - Portrait

[2] Les damnés de la terre, Edition Anep, page259.

 

[3] Ibidem – page 261

[4] « Le cinquième paradigme est en train de naître. Les sciences de la complexité et la théorie du chaos réalisent une synthèse entre analytique et systémique. » L’’homme symbiotique. Joël de Rosnay. Edition Seuil, Page 328

[5] Les altermondialistes proclament : « un autre monde est possible »

[6] L’homme symbiotique.

[7] Dans a préface aux « Damnés de la terre »,  Jean Paul Sartre écrivait « Le livre de Fanon n’avait pas besoin de préface. D’autant moins qu’il ne s’adressait pas à nous. J’en fait une cependant, pour mener jusqu’au bout la dialectique : nous aussi, gens de l’Europe, on nous décolonise : cela veut dire qu’on extirpe par une opération sanglante le colon qui est en chacun de nous. »

[8] Alice Cherki, Frantz Fanon - Portrait

[9] Alice Cherki, opus cité, p.199

[10] Nous utiliserons désormais l’abréviation DLT pour les damnés de la terre, suivie de la page.

[11] Entre autres, le Parti Communiste français, votera en 1958 , pour les pouvoirs spéciaux en Algérie.

Par Nour - Publié dans : Vie politique
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