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Depuis la création du Collectif LMK l’on assiste sur Facebook à d’indécentes querelles de pouvoir entre administrateurs et adhérents du groupe LMK. Le zaimisme n’est pas le propre des chefs de partis ou de syndicats, c’est le propre de tous ceux qui se mettent en situation de diriger. L’une des maladies infantiles les plus ravageuses de la démocratie et de la société civile.


Les administrateurs estiment que le fait d’avoir créé un groupe leur confère le droit d’éjecter toutes celles et ceux qui leur font de l’ombre et menacent leur « zaimerie ». Ils estiment que le groupe est leur propriété. A quoi répondent la masse des adhérents que le groupe est la propriété de tous ceux et celles qui militent pour la libération de Mouhoub Khatir, objectif et raison d’être suprêmes d’un groupe qui devrait se moquer de toutes les démangeaisons déplacées d’égos en mal de reconnaissance.

Malheureusement, elles trouvent, dans ces querelles sans fin, d’interlopes satisfactions, qui finissent par leur faire perdre de vue la libération d’un homme, arbitrairement emprisonné. A ce propos, d’autres zaims du groupe s’attaquent au maire et à sa famille, en prenant en considération les zaoualiyas de Zeralda qui ont pris fait et cause pour la libération de leur maire. Probablement, parce qu’il s’est penché, plus que d’autres, sur leur situation, et les a aidé concrètement à s’en sortir, comme le disait, avec beaucoup d’émotion, une femme sur la vidéo. Situation incroyable où, pour vider leurs querelles avec d’autres chefaillons du groupe, certains n’ont rien trouver de mieux qu’à s’attaquer à l’homme qui en est la raison d’être.

Ce que voyant, d’autres membres dénoncent l’appartenance de certains adhérents, à des partis politiques ; lesquels pensent trouver dans ces marigots facebookiens de quoi participer aux luttes de la société. Peut-être, mais nous restent en mémoire, toutes les accusations proférées par les uns et les autres, quant à la contribution de quelques partis au Collectif LMG, puis à la CNCD. Celle-ci ne semble pas avoir survécue à l’opération de redressement lancé contre elle par le pouvoir, avec l’aide de certains membres que l’on croyait hors de tout soupçon.

D’après ce que les un et les autres en disent, il est évident que les laboratoires des « cabinets noirs » travaillent sur ces inconséquences démocratiques. Mieux, en participant avec leurs agents aux débats elles contribuent à dynamiter un groupe devenu trop accrocheur, du fait qu’il ait réussi à rendre visible telle ou telle cause, risquant de devenir emblématique.

Il est évident que les administrateurs de LMK, au lieu de jouer la carte du rassemblement le plus large possible, se sont laissé aller à des querelles d’arrière garde qui ont fini par produire l’effet inverse : l’écœurement et le retrait de quelques adhérents valables, la démobilisation et le découragement de bon nombre, à la suite des décisions prises par des administrateurs autoproclamés.

Finalement, certains inconscients aident le pouvoir en place à faire éclater les convergences, en semant les graines de la discorde.

Une Charte d’éthique et d’action

Toutes les expériences menées ici ou là, Ajouaed, 1er Novembre, Hommage à Mohamed Boudiaf, etc., démontrent la nécessité de définir une Charte du groupe en question fixant ses objectifs, son organisation et ses modes de fonctionnement, les droits et les devoirs de ses membres, les mécanismes de résolution des conflits s’ils venaient à en naître. C’est ainsi que va s’édifier, sur le net, une culture et une éducation à la démocratie.

Des Questions posées

Des questions pertinentes ont été posées : Que font les partis politiques en tant que tels - pas sous le couvert de leurs militants infiltrés dans le groupe- Que fait le Forum des maires, les mouvements pour les droits et les libertés, les ligues des droits de l’homme, toutes celles et tous ceux ayant participé aux Etats Généraux de la société civile. Etats généraux des dupes ayant rapidement exposé leurs limites et démontré le caractère fallacieux des réformes menées par le pouvoir en place.

La société civile concrète, celle qui lutte avec les moyens du pot de terre, invente des mots d’ordre justes « Ecchâab ourid doulet el kanoun », que le pouvoir – pot de fer - gagnerait à entendre. Même s’il s’agit de la lutte entre le pouvoir d’un système tout puissant et le pouvoir du peuple, de plus en plus conscient et révolté par les torts qui lui sont faits par l’arrogance et la corruption, l’incompétence et la hogra.

Oui le vrai changement s’incarne dans ce mot d’ordre « Echaâb yourid Doulet el Kanoun » !

 

Si Mohamed Baghdadi

Le 31 juillet 2011

Tag(s) : #Vie Sociale

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