Lundi 28 mai 2012
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Peut
Être
Lune ouverte
Ou soleil circonscrit
Entre seins dénoués
Et nuages surpris
En franche batifole
Sur vagues dévoyées
Soudain devenues folles…
Peut
Être
Un jour
Un sommeil
Entre blancheurs velues
Toutes voilures
Branchues
Et flagrances découvertes
Sur un rêve d'en toi....
Peu
T’être
Qu’un jour
Je prendrai à la gorge
La fontaine et la source
Pour deviner
Et soudainement
Surprendre en toi
La rose et les perles d'embrun
Peut être
Sur un instant de toile
Aussi bref
Que futile
Gestes plus malhabiles
Que l'on aimerait
Ouvrir sur les fleurs d’aujourd’hui
Et les vagues d’hier
Pour peindre à deux mains…
Puis seulement reproduire
En spectacles d’enfin
Les couvercles d’hier
Et les rêves au couffin
Aux anses suspendues
Sur un hoquet sans fin
Lundi 28 mai 2012
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Et de toi
en même temps !
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La vie se dit entre les doigts
La vie Se lit
A fleur de mains
A mort d’envie
Pour te demander
De me faire rêver du vent
Qui s’éprend de la branche
Et la saoule d’amour.
2
La vie est une toile
Que l’on peint
A feutre gorgé
Comme ce bon vin de treille
Descendu du soleil
Pour ouvrir la saignée
Du chemin,
De l’en veille
Qui s’éprend de ta voix
Pour me faire rêver du vent
Des oranges à foison
Des grappes d’horizon
Et des treilles en absence de toi.
3
Tous les arbres s’éprennent
Et du rêve et du vent
Dispersés alentour
Pour me parler de toi
Entre brin de muguet
Et deux perles d’ivoire…
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Fais-moi rêver
Des toiles encore à peindre
Et du vent amoureux de ta branche
Pour la saouler
De caresses hiéroglyphes
Et de fiévreux voyages …
Fais-moi rêver du vent!
5
Fais-moi rêver
Du temps
Qui ne passe jamais
C’est nous tous qui passons
À l’ombre de sa toise
Qui nous voit trépasser !
Lundi 28 mai 2012
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00:20
1
Elle avance inexorable
Et lentement tisse
Les tableaux de sa peine
Les fils de l’âme éprise
De recherches équinoxes…
Elle avance
Machine en nous construite
Des fils d’Ariane perdue
En d’obscurs dédales
Et de patience Pénélope
Tout au fond des grottes de l’amour
En quête silencieuse
D’une journée avide
De lumière absolue
2
La terre s’est découverte
Et la mer
En deux
S’est entrouverte
Pour offrir aux hommes délivrés
La lumière fraternelle
D’un jour nouveau qui lève
Sur toute l’humanité
3
Les cuirassiers de l’ombre
Porteurs de dictatures en nombre
Ont pris eau de toutes parts
Couleront sans retard
Devant les yeux ouverts
Et les poitrines offertes
A l’appel du soleil
4
Au fond de l’eau
Un nouveau monde germe…
La Mère est en souffrance
Pour délivrer La fille
Du miracle lumière…
A l’heure où l’horizon énonce
Les paroles innombrables
D’un nouvel alphabet
Qu’ensemble
Les hommes inventent
Pour semer une à une
Les graines
D’une langue nouvelle
Qu’ils appellent
Liberté !
Dimanche 27 mai 2012
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23:27
Ecoute
Le soleil attentif
En ce midi qui vente
Ce regard attendri
Sur mes mains qui te parlent
Ecoute
C’est ton frisson qui passe…
Le silence furtif
Semeur de boqualas sonores
A l’heure où les vierges
Amoureuses de la lune
Sèment
Virgules de la nuit
Les paroles du destin
Jetées du haut de leurs terrasses…
Ecoute de Djanette
Le silence emmuré
Toute sa vie durant
Parlant aux étoiles
vivantes prunelles de Dieu
Et aux ruelles absentes
De sa ville déserte un soir de pleine lune
Ecoute
C’est ton frisson
qui trace
Le sillon de l’énigme essentielle
Sur l’horizon pensif
Qui dégrafe tes seins
En myriades d’étincelles
Flamboyances déployées
Comme un frisson qui passe…
Entend…
C’est ma voix qui t’enlace.
Écoute
ce sont les fleurs qui pleuvent
sur ton sommeil distrait...
Ecoute
les parfums de l'aurore
quand le jasmin s'évapore
sur tes lèvres fragiles....
Dimanche 27 mai 2012
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23:24
Sans gourde
Ni soif de dune
alors qu'elle avait
pour la fin de son monde
une histoire de rêve
à raconter
aux oiseaux de l'aurore
et aux blés épuisés
De la suivre
pour en semer les graines ...
Le vent aux trousses à en perdre l’haleine
Une histoire pour retrouver
Tout au fond du Rhummel
Les hommes de la tribu
toutes manches retroussées
et pensées dévoilées
pour endormir l'aurore
entre ses bras solaires…
Et ceinturer le monde
à l'heure où les vierges s'enrêvent
du silence soudainement retrouvé...
Elle a marché longtemps
Sans gourde ni soif de lune
Pour revenir demain.
Comme la CNCD fut trahie
Le jour où elle plantait
Les victoires d’aurore
Au fronton de Fanon
Omar de son prénom
si Frantz.
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