Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Réseau des Démocrates

Espace de rencontres et d'échanges d'expériences en vue de construire des alternatives démocratiques et sociales.

Réseau des Démocrates

L’hiérophante serait-il de retour ?

 

Quand quelqu’un déclare  qu’il n’ est ni de gauche ni de droite; il y a de forte chance, qu’il soit de droite. Quand vous lui demandez quelle est son idéologie il vous répondra qu’il n’en a pas. C’est par la négation qu’il confirme son appartenance à l’idéologie dominante dont la première marque est dans l’argent qui lui procure la « liberté ». Cet argent, il va le chercher en travaillant mais surtout en pillant les plus démunis en partant de ses voisins à ceux des contrées lointaines jusqu’à d’autres continents. Si on appelle les pauvres les déshérités, les démunis c’est parce qu’ils ont été déshérités et démunis de leur liberté pour céder forcément leur force de travail.                                                                       L’opportuniste pense qu’il peut naviguer indéfiniment  dans ce no man’s land qui est le non engagement, pour se préserver du politique. Comme ceux et celles qui pour  esquiver leur responsabilité vous souffleront que dans le contexte actuel, il n’y a pas de choix possible car il n’y a que la peste et le choléra. Certes il n’y a pas à choisir entre deux pandémies mais ne s’avère t-il pas que le « médicament préconisé par Hachmi Ch’Rif et ses amis, comme un « médicament » spécifique qui s’intitulait lors des élections par exemple le boycott et qui n’est toujours pas périmé. Boycotter le système politique  qui qualifiaient d’éradicateurs ceux et celles qui dénonçaient l’anti constitutionnalité du FIS à l’image de ce ministre du gouvernement de B.A. qui reprochait aux terroristes d’assassiner les policiers alors qu’ils n’étaient pas des communistes, était une attitude de dignité.
Au fait ils étaient dans le meilleur des cas  pour le statut quo, car ils ne sont ni des travailleurs ni des chômeurs, ni des déshérités, ni des victimes du terrorisme et encore moins du système, sauf qu’ils l’étaient de bavures,  de dégâts collatéraux, de cette guerre, que  les terroristes livrait au peuple algérien. Cette guerre contre les civils,  ils l’ont qualifié de guerre civile. Leur ni-ni et  leur qui-tue qui adossés au « droit d’ingérence » on failli nous emporter dans les ténèbres au nom des dieux sans cette résistance populaire dont on ne parle presque jamais. Ils ont été jusqu’à culpabiliser les victimes comme le fait Trump cette semaine en déclarant que le torts est des deux côtés. Commentant les événements de Charlottesville ou un suprémaciste blanc est rentré avec sa voiture sur les contre manifestants  tuant une femme et blessant  19 autres. Par ce parti prit avec le terroriste, Donald Trump assume le passé de son père, un ancien membre du Ku Klux Klan, une organisation suprémaciste blanche fondée en 1865 dont les membres s’opposaient au déboulonnage de la statut du général Lee, ce symbole de l’esclavagisme décidé par le maire de la ville à l’instar d’autres cités et ce depuis la tuerie des neuf afro-américains à Charleston en 2015.
 Dans un interview à CNN qui remonte à 2005 Warren Buffet, la troisième fortune du monde ,l’ami de Bill Gattes disait « qu’évidemment la lutte de classe existe, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte et  nous sommes entrain de la gagner ». Pourquoi les riches gagnent-ils alors qu’ils sont moins nombreux ? Est à cause de cette doctrine millénaire dont la force va jusqu’à culpabiliser l’adversaire. Nous savons tous par exemple qu’un patron a besoin de travailleurs. Aujourd’hui tout le monde vous dira qu’un chômeur quémande du travail chez le patron ! Nous savons pourtant que c’est le travailleur qui enrichit le patron et non l’inverse. Cette amalgame pour culpabiliser le citoyen découle   du fait qu’on oublie que le chômage est une structure du capital. Il ne peut disparaitre qu’avec le capital. On entend ceux qui disent à la fois qu’ils sont contre le chômage et qui sont pour prolonger la durée du travail. Si le plein emploi est dans la création d’emplois, il est aussi dans la baisse de la durée du travail. Seulement si la durée du travail baisse , la plus- value diminue, les gains du patron baissent.. Nous retenons que le système capitaliste engendre le chômage. Transformer le sens des mots, les mystifier pour aliéner est l’arme principale de l’idéologie dominante. Cette arme remonte à plus de quarante siècles , au temps des pharaons et c’est le phénicien Sanchoniathon de Béryte , un hiérophante  phénicien, un hiérophante exceptionnel que ce grand prêtre car il est le premier matérialiste de l’histoire. Il nous en révèle le secret par une généalogie des idoles païennes ou il démystifie les symboles, à travers la simple reconstitution de leur histoire. Il a été comme on le constate traitre à sa caste !                                                                                                                        A l’origine, les hiéroglyphes n’étaient-ils pas un code, le code secret des prêtres ?  Marx rapporte la note de Cuvier à la page 187 du tome II du livre premier du Capital où il est dit : « c’est la nécessité de calculer les périodes des débordements du Nil qui a créé l’astronomie égyptienne et, en même temps, la domination de la caste sacerdotale à titre de directrice de l’agriculture ». Le but des premiers idéologues conclut Patrick Tort est donc directement le gouvernement de l’activité productive . Les prêtres codifiaient leur savoir pour faire croire qu’ils tenaient les secrets des cieux en  entretenant le secret, le mystère, la magie, la sorcellerie et font de l’histoire une légende.
Un ministre pour quelques jours , un chef du gouvernement pour quelques mois. Il y a de quoi espérer un Président pour quelques années ! Teboune et ceux qui font de la lutte contre la maffia politico financière, une voix sincère ou hypocrite,  pour les présidentiels de 2019 oublient  de quelle façon Boudiaf a été assassiné. Aujourd’hui on voit de quelle manière ils sont destitués. Nous savons, surtout depuis la mort du coordinateur des Novembristes que l’alternative au système politique est dans une très large  mobilisation autour d’un programme minimum qui en premier accepte l’égalité de l’homme et de la femme, et en second, il énonce : que le terroriste et son chef militaire et surtout son responsable politique, explicitement tenus comme responsables de l’assassinat  de dizaine de milliers d’algériens, du déracinement, de l’handicape… de milliers d’autres  et doivent être au minimum bannis de la sphère politique en attendant leurs  convocations par la justice. Ces deux points devraient être le leitmotiv de la lutte des travailleurs des chômeurs, des démunis pour rétablir le rapport de force qui permettra à cette classe de se hisser au pouvoir politique capable d’offrir une alternative crédible au peuple
C’est à l’occasion  de l’anniversaire de la proclamation du  statut personnel du 13 Août 1957, marqué par l’interdiction de la polygamie que le Président Tunisien annonce l’abrogation de l’interdiction du mariage  de la Tunisienne avec un non musulman et opte pour l’égalité dans l’héritage . Cet engagement du Président Tunisien est un acte de guerre contre les obscurantistes et les islamistes et laisse entrevoir une victoire pour le peuple maghrébin. Si notre  20 Août 1955 dont nous fêtons le soixante deuxième anniversaire aujourd’hui, a réanimer la flamme du 1er Novembre 1954 ; le 20 Août 1956 a donné une organisation qui a omis d’intégrer le non-musulman et la femme dans son premier Conseil National de la Révolution Algérienne le C.N.R.A. Ces absences, cette erreur laisse entrouverte à ce jour la faiblesse de la révolution. Le signe de la  fidélité à la mémoire des martyrs serait de commencer pas corriger cette erreur comme semble le faire le Président Tunisien.
Dans la société dite libérale on veut faire croire que  la pensée est libre. Ce n’est en fait qu’un mythe. Il suffit de prendre  le cas le plus récent, la vague de retrait des symboles du racisme à travers les Etats-Unis depuis la tuerie de neuf  afro-américains à Charleston en 2015, et les propos  de Trump renvoyant les néo-nazis et les antiracistes dos à dos, lors des manifestations de Charlottesville où le maire avait  décidé  le  déboulonnage de la statut du général Lee, symbole du racisme. La manifestation contre ce déboulonnage et la contre manifestation qui s’en est suivie à entrainé la mort d’une femme anti raciste et 19 autres blessés, ce 12 août 2017. Trump s’est rétracté par la suite suite à la pression de ses conseillers en communication, ses hiérophantes d’aujourd’hui, en affirmant que « le racisme, c’est le mal »  prouve encore une fois que le président lui-même  ne peut exprimer librement sa pensée, celle du fils d’un ancien du Klu Klux Klan, une organisation suprémaciste, esclavagiste fondée en 1865.  Qu’est ce que la  liberté dans ce monde pour un simple citoyen, surtout face à son patron ?
 Si on considère  que  le terrorisme se définit  comme : l’acte de tuer pour des motifs politiques. Pourquoi le tueur de Charlottesville ou les tueurs de Charleston, ces suprémacistes blancs par exemples ne sont-ils pas  qualifiés de terroristes ? La réponse nous est donné par Trump lui-même quand il juge que l’auteur de l’attentat de Barcelone ce jeudi doit être non seulement exécuté mais exécuter d’une balle enduite de « cochonnerie », de produit porcine plus exactement pour qu’il ne puisse pas aller au paradis ! Saadeddine Kouidri

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article