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J'ai écrit le billet ci-dessous, en avril 2015.  

Je pensais que les responsables avaient tiré les leçons de ces querelles d'egos qui n'ont rien à voir avec le développement des activités physiques et sportives au coeur des politiques de la jeunesse remisées au placard des promesses à venir.

La violente crise qui secoue actuellement le Mouvement olympique et sportif algérien laisse entrevoir que le nouveau gouvernement Tebboune va devoir affronter un conflit de taille avec le Comité International Olympique, si l'on persiste dans cette voie.  C'est comme si les précédents conflits n'avaient servis à rien, puisque le sport algérien en est sorti fortement amoindri, au plan de l'éthique sportive olympique.

Désormais, la raison commande que l'on en arrive à ce qu' au niveau international, l'on a appelé "l'autonomie négociée". Le Ministre Djiar l'avait nommée "partenariat". Un partenariat semblant difficile, mais pas impossible à construire, dès lors que l'on abandonne les positions irrédentistes et inopérantes.

Stériles Bras de fer

La domiciliation de la finale de la Coupe d’Algérie de football ne cesse de défrayer la chronique sportive. Elle est devenue l’objet d’un incompréhensible et stérile bras de fer, entre le Ministre des Sports et le Président de la FAF.

Ce bras de fer, incompréhensible et stérile, pose le sempiternel problème de l’autonomie des organismes sportifs par rapport à l’Etat. Pourtant, la nouvelle loi relative aux activités physiques et sportives (2013) nous semble claire :

Art. 5. L‘Etat définit et conduit, en relation avec les associations et les institutions concernées, la politique nationale du sport et en assure la régulation, la mise en œuvre, le suivi et le contrôle.

Il s’agit là d’un système de cogestion bien compris par les parties en présence, pour mettre en œuvre la politique sportive du pays.

Pour ce qui concerne le football, les pouvoirs publics ont investi des sommes colossales pour mettre en œuvre la dispendieuse politique du professionnalisme, imposée par la FIFA, consolidée par chacune des reculades des pouvoirs publics sportifs africains.

L’Etat a également investi des sommes d’importance pour réhabiliter le stade du 5 Juillet et offrir aux jeunes supporters algériens des conditions décentes, de spectacle et de sécurité.

La FAF a certainement du apprécier tous ces investissements.

Mais, au nom du sacro saint principe de l’autonomie et des conflits interpersonnels, la FAF, qui n’a pas encore digéré son cuisant échec de la Coupe d’Afrique pour 2017, renâcle, proteste et veut imposer son point de vue, et domicilier, en dépit de toute logique, cette finale de Coupe au stade Chaker de Blida.

Pourquoi gâter le plaisir des milliers de bougiotes et de supporters de l’Arbâa, par ces stériles querelles, loin de prendre en compte l’intérêt du football, en particulier, et du sport, en général, alors qu’il y a tant à faire pour développer le sport et servir la jeunesse algérienne.

 

Baghdadi Si Mohammed

20 avril 2015

Tag(s) : #Vie politique, #Olympisme

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