Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 28.06.17 | 12h00 Réagissez

 

Le ministre de l’Enseignement supérieur a déclaré récemment que la violence «n’a pas atteint le degré de virulence colporté un peu partout», qu’en pensez-vous ?

Je pense qu’il n’a pas tort dans la mesure où certains de nos médias écrits et audiovisuels amplifient, pour des raisons commerciales ou partisanes, certains drames et faits divers sociaux. Pour ce qui concerne les agressions au sein des universités, elles ne sont ni plus graves ni plus nombreuses que celles qui se produisent au sein de la société algérienne : que l’on songe, par exemple, aux crimes de voisinage, aux crimes économiques et d’honneur, aux viols des mineurs, aux femmes et aux enfants battus et aussi aux victimes des accidents de la route dont le nombre s’accroît d’année en année. 

En lisant les propos du ministre, on s’aperçoit qu’il ne nie pas certaines violences au sein de l’université, mais il récuse seulement cette façon de les exagérer et de les généraliser à l’ensemble des universités. Là-dessus, je suis tout à fait de son avis. Mais je diverge avec lui sur un seul point : le silence observé envers certaines organisations estudiantines qui favorisent la violence au sein de l’université par leurs demandes illégitimes, exorbitantes et par leur rôle de boutefeu.

 

Ceci, sans parler de certains gestionnaires, surtout les vice-recteurs, qui les utilisent à l’occasion à des fins inavouées. Je reproche à la tutelle d’être laxiste, trop démocrate, trop conciliante avec les perturbateurs de l’ordre universitaire et de ne jamais sanctionner sévèrement les coupables. Je conclus en disant que la violence observée au sein de l’université n’est pas seulement le fait des étudiants, qui sont souvent les victimes aussi du comportement arrogant de l’administration ; elle est aussi le fait de certains enseignants  qui se conduisent envers les étudiants non pas en éducateurs, mais en bureaucrates.

Samir Azzoug
Tag(s) : #Vie Culturelle, #Vie Syndicale

Partager cet article

Repost 0