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"Les lois sont le rempart de la liberté, et par conséquent de l'État",

"La plus mauvaise loi qu'on respecte vaut mieux que la meilleure qu'on enfreint."

"La loi de la justice est la loi de Dieu même, méconnue de beaucoup, ignorée de personne ; toujours présente en nous pour nous guider avant l'action, pour nous récompenser après le sacrifice, pour nous punir après la faute",

"la loi ne protège pas celui qui l'ignore",

"la loi est intransigeante et sans sentiment",

"La loi est dure, mais c'est la loi",

"l'ignorance de la loi n'excuse personne",

"Souvent l'impunité commence par rendre les lois inutiles, et finit par les rendre ridicules",

"Qui transgresse la loi ne peut qu'être coupable",

"Le respect des lois rend les villes florissantes",
J'ai voulu commencé mon analyse, ma critique et les retombées de la décision d'état prise de refaire le baccalauréat 2017 en Algérie pour les retardataires sanctionnés par quelques citations célèbres sur la loi.

D'abord, personne ne peut transgresser une loi  pour des raisons sociales ou humanistes ou populistes  sans risquer de désorganiser un système ou un secteur et en ce qui nous concerne,  toucher à la crédibilité d'un examen aussi important pour le cursus d'un citoyen futur cadre responsable, appelé peut-être à exercer des fonctions d'état très importantes et à faire appliquer la loi alors que  lui-même est victime de son non application même lorsqu'elle a été en sa faveur.

Je suis désolé pour nos enfants retardataires à cet examen ou aux examens précédents , peut-être dans certains cas ou dans la plupart des cas, je n'en sais rien, sanctionnés à tort, mais en tant qu'enseignant ayant passé 32 ans dans le secteur de l'éducation, je ne peux me taire et que mes collègues surtout parents m'excusent pour mon franc parlé qu'il me connaisse car garder le silence c'est être complice de la destruction de l'école publique et celle d'un examen stratégique. Je sais que je n'aurai pas la sympathie de la plupart, mais c'est comme ça.

En dénonçant ce qui vient de se passer et le temps le dira, je ne défends pas uniquement la crédibilité de tout un système ou de Madame la Ministre de l'Education elle-même victime comme le sont  les retardataires . Oui par là, je défends ce retardataire victime dans certains cas d'une sanction non pédagogique mais corrigée par je dirai une autre sanction aussi anti pédagogique ordonnée. Donc dire non aux décisions irréfléchies, prises sans consultations, ni respect des responsables de ce secteur c'est avoir la conscience tranquille et prendre à témoins toute la société y compris les retardataires, leurs parents ainsi que toute la société de la fuite en avant dans les décisions prises pour gagner la paix sociale sans tenir compte du mal fait à toute un peuple qui a toujours demandé seulement l'application de nos lois mêmes si elles sont mauvaises.. Les lois sont confectionnées par l'état lui-même pour la sureté d'une société au sens large et celui des examens pour ce qui concerne le baccalauréat. Sanctionné un retard ou une absence ou une tricherie entre dans l'éducation du citoyen de demain dans son respect des lois, dans la rigueur du système et la présence de l'état en entier dans tous les secteurs. Remettre en cause une décision prise c'est se remettre soi-même en cause.

J'ai souvent remis en cause, certaines décisions prises par le ministère de l'éducation, même en ce qui concerne le baccalauréat 2017, mais je me suis toujours pliés aux décisions et aux lois présentes publiées par celui-ci. Aujourd'hui, je suis syndicaliste pour faire appliquer les lois, les subir et essayer de les changer par les moyens que me procurent les droits syndicaux lorsque celles-ci sont obsolètes.

Maintenant revenant à la décision prise de refaire le baccalauréat aux retardataires du baccalauréat spécialement celui de 2017.

Tout d'abord, il faut se mettre dans les circonstances dans lesquels s'est préparé le baccalauréat 2017 pour éviter les scandales des années précédentes et surtout sur les fuites de sujets à travers les réseaux sociaux.

Donc la phobie du baccalauréat 2016 encore dans les têtes des décisions anti pédagogiques, touchant à la dignité aussi bien du candidat que celui des encadreurs de la surveillance ont été prises.

Parmi lesquelles celles de sanctionnées le retardataires sans tenir compte des critères de refuser l'accès au candidat. Le baccalauréat 2017 s'est déroulé dans une panique générale de peur de revivre le baccalauréat 2016, ce qui a poussé les responsables à pondre des lois strictes non préparées, non réalistes, non objectifs et non étudiées stressant encore plus le surveillant comme le candidat comme le parent d'élèves. Le plus touché dans ces lois fut l'enseignant surveillant qui fut considéré comme un esclave ne pouvant pas protester sous prétexte qu'il est réquisitionné et les sales besognes lui furent assimilés ainsi que toutes les erreurs et dépassements observés dans les centres d'examen.

- La responsabilité du ministère de l'éducation repose sur la non consultation de tous les partenaires sociaux, les pédagogues ainsi que ceux qui sont dans le terrain et les parents d'élèves dès le début de l'année 2016-2017 pour trouver une solution pédagogique à ce problème qui n'empoisonnent pas uniquement l'Algérie mais tous les pays du monde à cause des développements technologiques.

- Les décisions prises sur les sanctions des retards ont été anti pédagogiques et antisociales car elles ne différencient pas entre le retard involontaire et l'intentionnel.

Le retard aujourd'hui de plus de 20 mn vu le développement technologique et les réseaux sociaux ne peut plus être toléré ,c'est une réalité et on ne peut trancher entre les deux excuses et c'est aux candidats de s'adapter à la rigueur de l'application de la loi mais en l'absence de celle-ci durant toute sa scolarité, ce dernier  a raison de crier haut et fort à la hogra, de refuser la sanction sur son retard et je suis le premier à le défendre.

Je suis sur que cette loi n'a pas été appliquée à tous les candidats retardataires car cela est donnée à l'appréciation du chef de centre dans certains cas qui autorisera ou refusera l'examinassions du candidat.

Le nouveau règlement sur les retards devait être lu, étudié et approuvé par l'ensemble des concernés élèves, parents d'élèves, partenaires sociaux ainsi que toute la famille de l'éducation et affiché dans tous les centres d'examens et établissements scolaires dés le début de l'année.

On ne passe pas du jour au lendemain aux respects des lois s'il y a des précédents dans les applications de celles-ci et il ne peut y avoir deux poids deux mesures si on veut être impartial dans la mise en place d'un nouveau règlement. Cette rigueur doit d'abord faire partie de l'éducation du candidat dès le début de sa scolarité.

Tout le peuple algérien a été surpris par la décision de refaire le bac pour les retardataires.

L'organisation d'une deuxième session était plus appropriée car un baccalauréat  est un examen national qui concerne tous les candidats qu'ils soient retardataires ou absents ou ayant échoués ou réussis.

Maintenant nous nous posons la question suivante la décision de refaire le baccalauréat 2017 a t'elle prit en considération:

1) Est ce que tous les retardataires sont tous victimes de la loi ou de l'excès de zèle des chefs de centre.

2)  Le baccalauréat 2017 s'est déroulé en plein ramadan pour la plupart à jeûne alors que les retardataires le repasseront après l'Aïd. Est ce que cela est équitable?

3)Le niveau des sujets du baccalauréat des retardataires sera t-il le même que celui de juin 2017.

4) A-t-on affaire à un seul baccalauréat ou bien à deux:  Baccalauréat des retardataires de 2017 et du baccalauréat de juin 2017.

5) Celui qui a échoué au baccalauréat de juin 2017, aura-t-il aussi échoué au baccalauréat des retardataires pas forcément. De là nous pouvons dire qu'il n'y aura pas d'égalité de chances dans ce baccalauréat 2017.

6 )Les moyennes obtenues au baccalauréat de juin 2017 seront elles équivalentes à celles du baccalauréat des retardataires surtout pour l'accès à l'université.

7) Pour l'université, le bachelier de juin 2017 a-t-il les mêmes chances d'inscription que le bachelier des retardataires si les moyennes ne peuvent être équivalentes.

8) Le baccalauréat des retardataires de 2017 aura-t-il  le même charme et de crédibilité que celui des retardataires

9) Pourquoi ne pas avoir pris la décision la plus sage de faire une deuxième session 2017 pour éviter toute polémique et laisser la crédibilité à l'examen.

10) Ceux qui ont conseillé le gouvernement de refaire le baccalauréat 2017 uniquement pour les retardataires n'ont-ils pas d'autres objectifs telle que:  toucher à l'école publique, à la crédibilité du baccalauréat, à celle du système éducatif et à celle de la Ministre elle-même.

11) Jusqu'à quand continuera-t-on à encourager l'impunité.

Maintenant si c'est à travers un appel à Monsieur Le Président de La République par certains parents d'élèves dont les enfants ont été victimes, la réaction du gouvernement fut spontanée et en faveur de ces derniers alors que pour la reforme de la retraite, celle du code du travail, celle du statut des travailleurs de l'éducation... malgré les grèves et les lettres adressées à tout le monde cette loi a été appliquée et nous continuons jusqu'à ce jour à demander son retrait.

Pour gagner la paix sociale, la loi des parents d'élèves et celle des élèves continue dans l'impunité et on ne peut pas mettre fin au  mal qui ronge le système éducatif avec de telles décisions unilatérales.

Hakem Bachir Professeur de mathématiques au lycée Colonel Lotfi d'Oran

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