Pour évoquer la tournée en Europe de son président Pedro Pablo Kuczynski, dit “PPK”, le magazine péruvien Caretas a choisi d’illustrer sa une par une photo d’un président Emmanuel Macron un peu crispé. “Le président français en rogne”, titre Caretas dans son édition du 8 juin.

Cette “franche contrariété” du président français, écrit l’hebdomadaire dans ses pages, est à mettre sur le compte de la commission Défense du Congrès péruvien, qui la veille de l’envol de son président vers l’Élysée, a fait connaître ses doutes sur la légitimité d’un contrat signé en 2014 entre le Pérou et la France pour la construction et le lancement d’un satellite par le groupe Airbus. Un contrat parfaitement mené à son terme, dans les délais et les prix convenus.

Mais la commission s’est publiquement demandé si la France, en l’espèce, n’avait pas bénéficié de “favoritisme” dans l’obtention de ce contrat, pour lequel elle était opposée, notamment, “à Israël, à l’Espagne et au Royaume-Uni.“

Cette flèche parlementaire est évidemment décochée à l’intention première du président péruvien, mais elle atteint par ricochet le gouvernement du président Macron. De fait, l’ancien ministre de la Défense et négociateur de l’époque avec le Pérou, Jean-Yves le Drian, est aujourd’hui ministre des Affaires étrangères… et hôte du président péruvien.