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Ennahar TV a organisé un traquenard pour simuler une arrestation de Rachid Boudjedra, le prendre en otage,  en faisant usurper la qualité d’agents de l’Etat à ses employés ou plutôt des sbires, pour le mettre dans une situation d’angoisse extrême et d’inviter le public à s’en amuser.
 
L’Etat est resté muet devant une prise d’otage avouée,  filmée et diffusée sur une chaîne, devant une usurpation de qualité d’agent de l’Etat. Ce qui dans le principe de la « caméra cachée » devait être un gag léger et plaisant s’est transformé en séance de torture morale et nerveuse pour Rachid et en appel à son meurtre pour athéisme.
 
Cet acte ne doit pas rester impuni. Je participerais à toutes les actions que préparent un comité d’intellectuels algériens pour soutenir Rachid Boudjedra  dans cette épreuve et soutenir son dépôt de plainte contre cette puissance de la politique, de l’argent et de la bêtise.
 
Cette déclaration est donc mon  premier acte de solidarité avec Rachid et une invitation à tous de ne pas se taire malgré la puissance de destruction que En-Nahar TV peut déployer contre ses critiques..
 
Mohamed Bouhamidi.
 

Professeur de philosophie -  Chroniquer de presse – Ancien Cadre de la Nation. 

 

On savait Ennahar TV sans scrupules. Mais le sort réservé à l’écrivain Rachid Boudjedra, dans une caméra cachée diffusée hier, est tout simplement inqualifiable. L’homme de 75 ans a été traîné dans la boue, humilié par des animateurs défiant toutes les règles de l’éthique professionnelle.

A 75 ans, Rachid Boudjedra, un des plus illustres écrivains algériens, a été traité sans aucune forme de ménagement par les dobermans qui servent d’animateurs ou de journalistes à Ennahar TV. Le comportement de ces derniers ferait pâlir de jalousie les pires délinquants.

Cette chaîne de télévision poubelle ne recule apparemment devant aucune transgression, aucune infamie pour faire de l’audimat. Elle devient singulièrement dangereuse tant elle brouille les repères de la société et cultive la médiocrité comme valeur cardinale. Gageons que l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) et le ministère de l’Information vont, une nouvelle fois, faire la sourde oreille devant cette grave dérive et protéger ceux qui leur permettent de démolir les opposants.

Par ailleurs, il faut également s’interroger sur le masochisme de ces intellectuels qui acceptent de se donner en spectacle sur une chaîne qui n’est rien d’autre qu’un symptôme de la médiocratie algérienne et ce, juste pour une illusoire existence médiatique.

AlgérieFocus

Tag(s) : #Vie politique, #droits

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