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le 06.06.17 | 12h00 Réagissez


Les protestataires réclament une enquête sur les œuvres sociales, où des contrats jugés douteux ont été conclus avec certains prestataires de services.

La majorité des travailleurs (cadres et employés) de la CNAS de Annaba sont en colère. Ils dénoncent la qualité de leur syndicat qui, selon eux, n’est pas à la hauteur pour les représenter. Un doigt accusateur est dirigé vers Hmar Niya Tayeb, l’indéboulonnable secrétaire général de l’Union de wilaya et non moins membre de l’exécutif de la centrale syndicale UGTA. «Ce syndicat est composé de repris de justice, de consommateurs de drogue et d’affairistes.

Son secrétaire général est le neveu de Hmar Niya Tayeb», alertent les travailleurs protestataires. Pour étayer leurs accusations, ils ont déposé au niveau de notre rédaction un dossier attestant de la véracité de leurs propos, dont une reconnaissance écrite des concernés de consommation de kif à la CNAS. La justice n’a pas été saisie, cependant. «Nous ne tolérons jamais que ce syndicat imposé par l’Union de wilaya nous représente.

Nous sommes instruits et la plupart parmi nous sont des universitaires. Sans minimiser de la valeur de tout un chacun, nous exigeons le départ immédiat de ce syndicat et l’installation en passant par les urnes d’une représentativité digne de ce statut», fulminent-ils. Préalablement, ces derniers ont pris attache avec le secrétaire général de l’UGTA de wilaya de Annaba en lui transmettant une lettre de dénonciation, dont l’accusé de réception fait foi.

«Ce syndicat sensé défendre les intérêts des travailleurs est totalement absent sur le terrain. Il est présent seulement lorsqu’il conclut des affaires avec des fournisseurs, notamment une agence de tourisme avec laquelle il organise périodiquement des voyages aux Lieux saints (Omra). Même les prix appliqués ne sont pas alignés sur ceux du marché d’où nous interpellons les services de sécurité pour y enquêter», accusent d’autres cadres de la même caisse.

En effet, les œuvres sociales de la CNAS seraient sujettes à des pratiques douteuses. D’importants prêts financiers, accordés à tort ou à raison, ne sont pas soumis à la réglementation en vigueur. «Comment expliquez-vous qu’un bénéficiaire de ces prêts totalise 4 millions de dinars, alors qu’il perçoit un salaire moins de 40000 dinars?», s’interrogent-ils.

Devant cette situation, le parquet de Annaba devait s’autosaisir pour instruire la police judiciaire à l’effet d’enquêter sur ce dossier qui, selon les plaignants, promet des surprises. Faut-il rappeler que le syndicat de la CNAS d’Annaba est conduit, à l’image de plusieurs autres entreprises, par un parent de Hmar Niya Tayeb. De mémoire de syndicaliste, jamais l’UGTA n’a connu une décadence générale que celle qui prévaut actuellement à Annaba.

 

À force d’implanter ses proches à la tête de différentes unions, l’UGTA a cédé le terrain au profit des syndicats libres qui enregistrent d’importantes migrations syndicales. «Ce n’est plus l’UGTA, c’est la famille Hmar Niya. En cause, au lieu des urnes on désigne les SG,  tout en occultant la volonté des travailleurs. C’est le cas du syndicat de la CNAS, dont le SG a été désigné sans passer par les urnes en éjectant celui élu par les travailleurs. Et cela n’est qu’un seul exemple parmi plusieurs d’autres», pestent les cadres de la CNAS. Où est passé Sidi SAID, Y a-t-il une tutelle syndicale ? Le doute est permis.                                      

Mohamed Fawzi Gaïdi
Tag(s) : #Vie politique, #Vie Syndicale

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