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Il vient de publier ses mémoires aux éditions Necib

 

 

le 30.04.17 | 12h00 Réagissez

 
 
 

Les éditions Necib viennent de publier le premier tome des mémoires de Abdelhak Bérerhi, ancien ministre de l’Enseignement supérieur sous le président Chadli Bendjedid.

Intitulé Itinéraires, de l’université à la politique, cet ouvrage de près de 700 pages, organisé en IV chapitres, retrace le riche et atypique parcours de cet érudit connu pour sa grande modestie.

Parcours atypique, car Abdelhak Bérerhi fait partie des rares personnalités politiques de l’Algérie contemporaine qui ont délibérément choisi de quitter le confort des salons cossus du pouvoir et de mettre en jeu sa carrière, pour s’engager dans la lutte contre l’intégrisme et la promotion des libertés démocratiques.

Membre du tiers des indépendants du premier Conseil de la nation (créé par le président Liamine Zéroual), d’où il démissionna en 2001, il s’engagea en effet dans le combat démocratique au sein d’une association de la société civile, le CCDR, présidé par le défunt Salah Boubnider. M. Bérerhi en assurera le secrétariat général. Farouche partisan de la démocratie, il militera au sein de ce comité pendant plus de quinze ans pour le rassemblement des forces républicaines, pour un Etat de droit, de liberté, de justice sociale, où la femme serait l’égale de l’homme, la jeunesse son fer de lance, pour une Algérie ouverte sur le progrès, la modernité et l’universalité. 

Intellectuel engagé et homme libre, Abdelhak Bérerhi a eu en réalité plusieurs vies aussi passionnantes et  riches les unes que les autres. Il a ce don de faire briller tout ce qu’il touche et d’atteindre l’excellence, quel que soit le domaine dans lequel il se trouve.

Docteur en médecine, professeur en histologie embryologie, Abdelhak Bérerhi a été un scientifique de grand talent avant de s’engager en politique.

Passionnante carrière diplomatique

Grâce aux nombreuses distinctions qu’il a eues en tant que chercheur et à sa notoriété, il aurait d’ailleurs pu se mettre à l’abri du besoin durant le restant de ses jours. Mais tel n’était évidemment pas le but de Abdelhak Bérerhi. Son désir profond était de payer sa dette au pays et de l’aider à avancer. Il voulait être aux avant-postes du combat pour le progrès et la modernité.  Et c’est aux côtés du défunt Mohamed Seddik Benyahia qu’il s’est engagé dans la réforme de l’enseignement supérieur, notamment en qualité de recteur de l’université de Constantine. Adepte de l’université au service du développement, il créera le Curer (Centre universitaire de recherche, d’étude et de réalisations).

 

Il multipliera les accords inter universitaires, où prévalaient la co-responsabilité et la réciprocité. Il fut ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du premier gouvernement du président Chadli Bendjedid, puis ministre de la Jeunesse et des Sports. Abdelhak Bérerhi terminera sa carrière de grand commis de l’Etat en tant qu’ambassadeur en Asie du Sud-Est (Indonésie, Malaisie, Singapour), en Australie et en Nouvelle-Zélande. A peine cette passionnante carrière diplomatique terminée, commençait pour lui, comme nous venons de le voir, un nouvel itinéraire tout aussi passionnant. 

Abdelhak Bérerhi: Itinéraire, Editions Necib, 2017

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