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Bonjour mes chers amis


YAHIAOUI Boubeker
Docteur en Sciences de l'Education
Inspecteur de l'Education Nationale retraité

 

Résumé

Dans cet essai d'analyse de la participation des filles à l'EPS dans l'enseignement secondaire, nous tentons de découvrir, sous les angles d'une perspective historique, d'observations sur le terrain et d'entretiens, les difficultés rencontrées. Nous en tirons ensuite des conclusions pour des propositions d'amélioration. 
Durant les années 1970, étant professeur d'EPS débutant au lycée, je voyais les filles évoluer et participer sans complexe. Les dispenses étaient rares, malgré des effectifs élevés (jusqu'à 45 élèves). Dans les années 1990, la "décennie noire" fera des ravages: les filles vont très peu au cours d'EPS, de peur d'être stigmatisées dans un environnement social défavorable. Au début des années 2000, grâce entre autre aux tentatives d'amélioration du système éducatif (réforme de 2003), notamment le rétablissement en 2005 d'épreuves d'EPS aux examens scolaires (brevet d'enseignement moyen et baccalauréat), les filles reviendront progressivement à un climat de confiance: elles apparaissent plus présentes encore que les garçons aux cours d'EPS, mais ne participent pas toutes aux activités physiques.
Entre 2009 et 2011, une évaluation chiffrée de la participation et des essais d'entretien avec des élèves filles dispensées mais présentes en EPS nous montreront, entre autre, la volonté d'être là malgré tout, dans un cours qui leur semble original par rapport aux cours théoriques, parce qu'elles ressentent une ambiance agréable… Cet aspect d'ordre socio-affectif semble d'ailleurs constituer une des principales explications de la participation aussi bien des filles que des garçons au cours d'EPS. Cet aspect est à valoriser à notre sens pour une participation à l'EPS encore plus efficace au plan éducatif, pour les filles comme pour les garçons, notamment pour des objectifs de socialisation et d'amélioration des relations humaines.

Mots-clés:
Education Physique et Sportive (EPS), participation, filles, garçons, motivation, affectivité, objectifs éducatifs, socialisation, relations humaines

Sommaire
Pages

• Introduction………………………………………………………………………………… 3

1- Chronologie d'une régression de la participation des filles à l'EPS et au sport scolaire…. 4

2- Participation des filles à l'EPS entre 2009/10 et 2011/12…………………………………. 5

3- Comportement des filles dispensées..................................................................................... 8

4- Propositions pour l'amélioration de l'EPS et du Sport scolaire…………………………... 9

• Conclusion………………………………………………………………………………… 12

Abréviations:

- ACSS: Association Culturelle et Sportive Scolaire, devant exister en principe dans chaque établissement scolaire, et affiliée à la FASS (Fédération Algérienne du Sport Scolaire)
- EPS: Education Physique et sportive, matière scolaire intégrée aux programmes du système éducatif au même titre que les autres matières d'enseignement, assurée pendant 02 heures hebdomadaires suivies dans tous les lycées algériens 
- APS: Activités Physiques et Sportives (terme générique utilisé couramment pour désigner l'ensemble des activités, dans tous secteurs)
- ES/STS: Ecole Supérieure des Sciences et de la Technologie du Sport (Dely Ibrahim, Alger)
- IEPS: Institut d'Education Physique et Sportive (il en existe une vingtaine intégrés aux universités à travers tout le territoire algérien)

Symbole:

(0) Exposant en chiffres arabes entre parenthèses au-dessus de la ligne du texte renvoyant aux notes en fin d'article

• Introduction

L'Education Physique et Sportive (EPS) scolaire est toujours marginalisée en 2015 dans le système éducatif algérien: 45 minutes hebdomadaires très peu appliquées à l'école primaire, deux heures hebdomadaires dans les collèges, traduites plus en séances d'animation sportive que d'éducation en raison de nombreux problèmes (surcharge des classes, pauvreté des installations, formation disparate des enseignants…) et deux heures hebdomadaires au lycée, relativement bien assurées (couverture des postes d'enseignement à 99%) (1). Cet état de fait ne reflète pas la volonté politique affichée au lendemain de l'indépendance: premiers moniteurs et maitres d'EPS affectés au niveau de l'école primaire (2), "Instructions officielles pour l'enseignement de l'EPS" dès septembre 1970 (Ministère de la Jeunesse et des Sports), une première loi fondamentale, l'ordonnance N°76-81 promulguée le 23/10/1976 portant "Code de l'EPS", dans laquelle cette matière d'enseignement est affirmée comme "faisant partie intégrante du système éducatif" algérien, transfert de la gestion des enseignants d'EPS du Ministère de la Jeunesse et des Sports au Ministère de l'Education Nationale en 1978 (3)… Mais la régression vécue depuis, et que nous avons essayé d'analyser dans un autre travail (4), montre que les adolescents qui arrivent au niveau de l'enseignement secondaire algérien n'ont pratiquement pas bénéficié d'EPS, ou très peu. Et au lycée les filles risquent de rencontrer des obstacles à l'aube de leur adolescence et de leur réussite scolaire. Qu'en est-il en réalité en ce qui concerne ces dernières?
Nous présentons dans ce travail d'abord des informations relatives à la participation des adolescentes aux cours d'EPS et au sport scolaire au lycée, ensuite nous essayons d'apercevoir et d'analyser les obstacles rencontrés, et enfin d'avancer quelques propositions d'amélioration de cette participation. L'objectif est de donner à voir l'intérêt des lycéennes pour l'EPS, compte tenu des problèmes ou obstacles existant dans l'environnement social algérien; ensuite il s'agit d'essayer de lever ces obstacles pour permettre une meilleure participation à des activités particulières par rapport aux autres activités scolaires, dans la mesure où elles font appel à toutes les potentialités, physiques, intellectuelles et affectives d'individus en interaction sociale à travers des exercices dynamiques effectués le plus souvent en équipe et dans une tenue vestimentaire spécifique. Une longue pratique pédagogique en EPS puis quelques essais de recherche nous ont amenés à apercevoir des bénéfices éducatifs encore peu perceptibles ou valorisés dans cette discipline scolaire, notamment l'intégration d'individus isolés ou repliés sur eux-mêmes, l'encouragement de la coopération et des relations entre filles et garçons dans certaines activités, etc. 
Nous nous appuierons sur des données d'information issues de notre expérience professionnelle mais aussi de quelques observations, entretiens et discussions effectués dans l'enseignement secondaire avec des adolescents filles et garçons dans le cadre d'un travail de recherche ayant pour objet la formation des enseignants (5). Cet essai d'analyse étant issu donc d'une recherche orientée vers d'autres préoccupations (de formation professionnelle des enseignants d'EPS), il ne peut prétendre refléter la situation globale de l'EPS et du sport scolaire féminin en Algérie, mais du moins entrevoir quelques-uns de ses problèmes et des solutions possibles, grâce à des observations effectuées la plupart du temps à l'ouest du pays, plus particulièrement dans les wilayas de Aïn-Témouchent, Relizane, Sidi-Belabbès, Tiaret.

1-Chronologie d'une régression de la participation des filles à l'EPS et au sport scolaire:

Il faut reconnaitre d'abord la réalité de notre société conservatrice: dès que les filles commencent à montrer physiquement les signes de la puberté, on a tendance à les garder à la maison; même si elles continuent leur scolarité au lycée, très peu d'entre elles peuvent sortir pour faire autre chose, et par exemple de la musique ou du sport, scolaire ou en association ou club civils. La seule possibilité donnée d'activités physiques et sportives pour la majorité des adolescentes algériennes reste donc celle de l'institution scolaire; mais même à ce niveau, une rétrospective historique nous montre une régression inquiétante.
Dans un essai d'analyse relatif à l'EPS et au sport scolaire depuis l'indépendance de notre pays, nous avons fait en effet le constat malheureusement d'une régression par rapport à l'expérience positive des années 1970 (revoir note(3)). En tant que jeune enseignant à l'époque (à partir de l'année scolaire 1974/75), nous avons travaillé avec des élèves filles qui évoluaient sans complexe en EPS. Il y avait très peu de dispenses, pour de vrais problèmes de santé. Durant l’année scolaire 1979/1980 plus particulièrement, en contact direct et quotidien avec les adolescents au lycée, et sensibilisé à leurs difficultés, nous effectuons une petite enquête dans deux classes (6): il était apparu que les lycéens aiment les APS, que ce soit à l’intérieur de l’établissement dans le cadre des cours d’EPS, ou à l’extérieur pour quelques-uns. Les deux classes étaient constituées de 90 élèves (dont 35 filles et 55 garçons). Ils étaient régulièrement présents et actifs dans leur majorité malgré des moyens rudimentaires et de grandes facilités d’obtention des dispenses médicales. Il y avait parmi eux 12 élèves "sportifs" (soit 13% pratiquant régulièrement à l’extérieur de l’établissement), dont 03 filles; c'était quand même un nombre important au regard des conditions d’accès difficiles à des clubs ou salles de sport dans un quartier populaire. Le lycée en question, situé dans un quartier aux environs d’El-Harrach, Les Eucalyptus, Alger, était très peu pourvu en moyens, et même en espace : courette de 50 m X 20 m utilisée pour les récréations et l’EPS, une assez grande salle de classe laissée pour la gymnastique pendant la période hivernale de l’année scolaire. A l'époque, pratiquement tous les nouveaux lycées, construits à la hâte, ne comportaient pas d'installations sportives; ce qui n'empêchait pas les élèves d'être présents en EPS et actifs.
Dans les années 1980, des changements ont donné beaucoup plus d'importance au sport de performance, au détriment de l'EPS et du sport scolaire, abandonnés à l'Education Nationale avec très peu de moyens et d'encadrement (7). La reprise de la formation s'est faite dans des conditions très difficiles, mais quelques initiatives ont pu voir le jour, comme la création en 1984 à Oran d'une formation de professeurs-adjoints de lycée uniquement pour des stagiaires femmes, en vue d'encourager l'EPS et le sport féminins (8). Pour ce qui concerne la compétition sportive, Mériem Kerzabi, Docteur en Sociologie du Sport, témoigne dans son travail de recherche de la participation du sport scolaire à la réussite, relative, du sport de performance féminin; son enquête chez les championnes des années 80 montre que <<89,2% ont déclaré avoir pratiqué dans l'institution scolaire et/ou universitaire>> (9).
Dans les années 90, il y a eu de grands dommages, comme tout le monde sait. On parlait même d'interdire l'EPS dans le système éducatif. Des établissements scolaires ont été attaqués, des élèves séparés en groupes de filles et de garçons, des enseignants victimes du terrorisme. Le nombre de dispenses était très élevé dans certaines régions du pays; les lycéennes avaient peur en effet de participer en EPS dans les années 1990, et disaient même subir des menaces. Dans un rapport que nous avions adressé en tant qu'inspecteur pédagogique au Ministère de l’Education Nationale en 1998(10), il était noté que 32% d’élèves filles étaient dispensées dans une wilaya du centre-ouest du pays; nous avions remarqué dans le rapport que: "en plus de la complaisance, parfois forcée par l’intervention de parents auprès de médecins ou même de chefs d’établissements, il est indéniable que le climat de crise sociale a un impact très négatif sur la participation des filles aux cours d’EPS". Nous notions en outre que dans une des localités de cette région, "la moitié des lycéennes (51%) sont dispensées" (le pourcentage est effectué pour quatre lycées).

Leïla Bouali, Maitre-Assistant à l'ES/STS, dans une étude préparatoire à un diplôme de magistère(11) en 2002/2003, classe en trois périodes l'évolution du sport féminin, de l'indépendance jusqu'au début des années 2000:
1ère période - 1962 à 1976: Pratique sportive de masse encouragée, sans discrimination. Cette période est couronnée par les Jeux Méditerranéens à Alger en 1975 et la première loi régissant la politique du Sport et de l'EPS en Algérie, en 1976 (12) ;
2e période - 1977/1989: Réforme appliquée à partir de 1977; l'Algérie organise et est représentée dans des manifestations sportives internationales (Jeux Africains en 1978, Coupe du Monde de Football en 1982, puis en 1986…);
3e période - A partir de 1989/90: Parlant de la décennie noire, Leïla Bouali observe que " Le sport ne reste pas en marge de ce conflit interne…Pour leur sécurité, elles (les femmes) évitent de s'entrainer" (p.42). Elle cite en outre une étude de feu le Professeur D. Belkhenchir (éminent pédiatre assassiné le 10/10/1993) et ses collaborateurs relative à la pratique de l'EPS à cette époque à Alger: "1118 élèves âgés de 11 à 20 ans (599 f et 519 g) de 02 lycées et 04 CEM, durant l'année scolaire 88/89, 348 élèves, soit 31, 12% ont été dispensés, les filles plus fréquemment (76,94%° que les garçons (23,05%" (pp.42-43). Et d'après des chiffres livrés par Mériem Kerzabi citée plus haut, la pratique sportive est diminuée de moitié pour hommes et femmes entre 1978 (1 Million de pratiquants) et 1996 (643474 licenciés dans les différentes fédérations, les femmes ne représentant que 91 601, soit 14,23%). 
Depuis le début des années 2000, que nous pouvons considérer comme une 4e période dans la suite du classement effectué par Leila Bouali, la reprise se fait difficilement: les filles semblent reprendre confiance plus particulièrement depuis la réintroduction des épreuves d'EPS au BEM et au baccalauréat en 2005.

2-Participation des filles à l'EPS entre 2009/10 et 2011/12:

Nous venons de le voir: l’EPS est une matière scolaire "sensible" au climat idéologique dans une société conservatrice, livrée de surcroit aux conséquences régressives de la "décennie noire" des années 90. Nous n'en sommes pas encore sortis en 2012 puisque les filles reviennent timidement à l'EPS: elles sont relativement plus présentes aux cours mais ne participent pas toutes aux activités pratiques. Elles semblent plutôt présentes pour d'autres motifs que la pratique physique et sportive.

2.1 Données quantitatives relatives à la participation:

Les informations présentées ici concernent 39 classes, visitées durant l’année scolaire 2009/2010 de manière inopinée dans le cadre d’inspections de contrôle, dans les conditions du travail habituel. Cela nous permettait d’être au plus proche de la réalité de la participation des élèves. Dans ces 39 divisions de lycées des wilayas de Sidi Bel-Abbès et Aïn-Témouchent, la moyenne de l’effectif total de la classe était de 31 élèves. Le nombre moyen des filles (19 par classe) dépassait celui des garçons (au nombre de 12). Sur l'effectif moyen de 31 élèves par classe, la moyenne des absences se situait autour de trois (03) élèves (02 garçons et 01 fille), mais les élèves présents (28 en moyenne) ne participaient pas tous aux activités : en moyenne 04 élèves inactifs, la plupart du temps des filles, assises généralement sur la touche, participant parfois à des tâches d’organisation, de mise en place du matériel, d’observation… Il s’agit soit d’élèves dispensées, soit d’élèves momentanément malades, ou en position parfois de refus de participation sous couvert d’"oubli" de la tenue, de fatigue, d' "indisposition" (allusion aux règles menstruelles) ou invoquant des motifs d'ordre religieux… 
Si nous tenons compte de l'ensemble de l’effectif présent au cours d’EPS (28 sur 31), nous pouvons dire que 93% des lycéens dans les 39 classes de notre étude s’intéressaient au cours d’EPS, les filles présentes à 95% (une seule fille absente sur 19), les garçons présents à 83%. Il est remarquable que les élèves qui s’absentent soient plutôt des garçons, alors que les filles ont tendance à rester en cours même si elles ne participent pas. Il nous est apparu très difficile de connaitre individuellement les motivations des jeunes filles, qui ont tendance à rester discrètes sur des sujets complexes impliquant la personne elle-même face à son image corporelle (qu’elle préfère ne pas "exposer" peut-être), l’entourage familial (qui interdit parfois la participation) mais aussi le milieu social en général. Les filles semblent en tout cas trouver du plaisir à être présentes en cours d’EPS; même si elles ont parfois tendance à choisir sous des excuses variées de ne pas participer aux activités physiques, elles participent volontiers aux activités d'observation, d'organisation et de mise en place du matériel, sous la direction d'un enseignant quelque peu conciliant mais toujours préoccupé de l'implication de ses élèves présents.
Chez la majorité des membres de l’institution scolaire, élèves et encadrement, la réinstauration des épreuves d’Education Physique au baccalauréat a suscité au début, à partir de 2005, plus de détermination et de discipline, amenant à faire plus d’efforts dans la fourniture des moyens pédagogiques, l’organisation et le suivi des cours d’EPS. Les adolescents eux-mêmes participent parfois à creuser des fosses de réception au saut en longueur, à nettoyer des salles de gymnastique quand elles existent, à se solidariser pour l’achat de matériel ou tenues (les cas de cotisation pour acheter des ballons ou des maillots sont assez répandus)… Les résultats sont parfois étonnamment efficaces, certains chefs d’établissements et enseignants veillant jalousement à la réussite objective de leurs élèves : très peu de dispenses médicales, et pour des motifs de maladies plus ou moins graves. Malheureusement cet intérêt pour l'EPS a été rapidement "endommagé" et remis en cause, entaché paradoxalement par l'organisation des épreuves des examens du BEM et du baccalauréat, devenus une "bouée de sauvetage" pour relever la moyenne générale, en instaurant un barème de notation trop facile. Les élèves sont toutefois plus présents dans leur majorité en EPS au lycée. Et en ce qui concerne les filles, Zohra Abbassi, Docteur en Psychologie, remarque une participation de plus en plus importante aux épreuves d'EPS au baccalauréat(13); elle parle d' "une adaptation subtile des parents", faisant allusion à la rentabilité de ces épreuves physiques pour la note globale aux examens scolaires.

2.2 Motifs de participation:

Malgré des facilités de dispense d'EPS offertes dans notre système éducatif, la présence de la majorité des filles aux cours d'EPS est indéniable, même si la participation physique réelle reste aléatoire. Les chiffres donnés auparavant le montrent bien. Il est clair que la note, "facilitée" par un barème souple appliqué aux épreuves d'EPS au baccalauréat, y est pour quelque chose depuis l'année 2005; mais deux expériences(14) effectuées dans des classes mixtes durant les années scolaires 2009/2010 et 2010 /2011, l'une d'observation systématisée pendant dix séances d'EPS, l'autre de discussion de groupes dans sept classes juste après la séance d'EPS, nous ont montré que des motifs d'ordre socio-affectif tiennent une place importante dans la participation des élèves dans leur ensemble, filles et garçons:

- L'expérience d'observation pendant la pratique pédagogique afin de cueillir "sur le vif" la manifestation d'émotions et les interactions a concerné dix séances et sept APS différentes, avec des élèves de 1ère, 2ème et 3ème années secondaires dans des lycées des wilayas de Relizane et Tiaret. La moyenne des élèves présents à chaque séance était de 26 (13 filles et 13 garçons). Cette expérience a montré que les réactions d'ordre affectif sont relativement différentes d'une activité à l'autre, certaines provoquant la peur, comme les risques d'accidents en lancer de poids, ou la fuite, par exemple des compétitions dans les courses de demi-fond (crainte des souffrances ou des mauvais classements attendus…) ; cependant des situations d'apprentissage organisées généralement en groupes créent des interactions riches et variées à caractère parfois conflictuel (manifestations d'agressivité…), mais le plus souvent plutôt amicales. C'est ainsi que les compétitions de vitesse, une des activités classées comme "sports individuels", entrainent une grande émulation et une joie exprimées par la majorité des participants, filles et garçons. En sports collectifs, le volley-ball semble plus particulièrement favorable que d'autres activités à l'instauration de relations coopératives entre filles et garçons: dans cette activité, les contacts physiques sont très peu fréquents en même temps qu'une coopération nécessaire s'instaure entre coéquipiers, facilitant ainsi des relations d'entraide respectant la liberté de mouvement et l'intégrité physique des individus; l’esprit d’équipe se développe d’autant plus fortement ici que les élèves apprennent à occuper successivement tous les postes sur le terrain. C’est un des aspects qui demandent une étude plus approfondie en vue de développer ou perfectionner la coopération et la solidarité dans le travail de groupe, sans discrimination de genre dans certaines APS, comme ici le volley-ball.

- La discussion de groupe en fin de séance, en vue d’écouter ce qui a été ressenti par des acteurs en EPS ayant accepté de discuter juste après la pratique, a été effectuée dans sept (07) classes différentes, de 1ère et 2ème années secondaires, filles et garçons, dans les wilayas de Relizane, Tiaret et Sidi Bel Abbès. La moyenne des participants au cours dans les 07 classes est de 28 sur 31 élèves présents, mais c'est environ la moitié par classe seulement (volontaires) qui participaient à la discussion, c'est-à-dire une quinzaine de participants à chaque fois, soit un total de 80 élèves pour l’ensemble des 07 classes. L'ensemble des élèves interrogés dans ces sept classes différentes juste à la fin du cours d'EPS évoquent des motifs très variés de participation liés à des aspects socio-affectifs, comme: le plaisir de jouer, le fait de se sentir actif, soulagé ou reposé mentalement, le fait d'avoir des relations fraternelles et d'entraide, y compris entre filles et garçons, l'ambiance joyeuse… Ces motifs apparaissent plus nombreux et variés (plus d'une vingtaine de motifs différents invoqués pendant les discussions de groupes) que des motifs ou raisons d'ordre intellectuel ou moteur, comme apprendre des règles de jeu, développer des qualités physiques, acquérir des habiletés motrices, les bénéfices pour la santé, la dépense d'énergie, etc. Il faut remarquer que les élèves n’étant pas astreints à la présence à la discussion, nous ne recevions pas la totalité des participants au cours, mais à peu près la moitié, surtout des garçons; mais les filles présentes étaient en accord avec leurs camarades garçons, plus particulièrement en ce qui concerne l'ambiance généralement agréable recherchée par ces élèves en EPS.

3-Comportement des filles dispensées

Des entretiens libres ont été menés avec des filles qui ne pratiquent pas l’EPS mais sont présentes au cours (plus nombreuses que les garçons à avoir cette attitude). Nous avions pour habitude de poser une question simple pour démarrer l’entretien (durant l'année scolaire 2009/10, dans le cadre de l'étude de la participation aux cours d'EPS citée plus haut en point 2): « Pourquoi ne participes-tu pas aux activités ? ». Ensuite il s’agissait plus pour nous d’encourager des réponses, en se gardant de juger l’attitude de rejet possible de l’EPS par l’élève. 
D’après certaines justifications de passivité pendant la séance même ou de dispense médicale, des lycéennes "confient" que les parents (le père ou la mère, parfois le frère…) leur interdiraient la participation aux cours d’EPS. Ces affirmations doivent être accueillies avec scepticisme car les parents n’ont parfois rien à voir, l’attitude de refus venant en fait des adolescentes elles-mêmes pour différents motifs : crainte d’offrir aux regards l’image de son corps, influences des filles entre elles, ou entre filles et garçons dans la même classe tendant vers un "accord" tacite de rejet ou de refus du travail en mixité, refus dans certains cas d'élèves d’exercices exigeant un effort, ou des attitudes de souplesse mettant le corps en valeur... Remarquons ici que nos élèves algériens, filles ou garçons, ne sont pas les seuls à adopter de telles attitudes; en France, par exemple, on note que : "L’appartenance au genre est aussi un élément déterminant dans le vécu émotionnel et tend à pondérer ou bien à exacerber ce qui est ressenti. Certaines APSA (Activités Physiques, Sportives et Artistiques) sont sexuellement ou socialement connotées, entrainant diverses réactions (rejet, adhésion, curiosité, crainte du ridicule, etc.)" (Debois, Blondel & Vettraino, 2007) (15).
Dans certains cas chez les lycéennes algériennes, des justifications de non participation sont reliées au port du voile ou même à la pratique religieuse. L’interprétation de ces attitudes est difficile, parce qu'elles sont liées sans doute à des facteurs complexes, pas toujours directement liés aux motifs religieux avancés: influence d’opinion, peur de l'environnement social, sécurisation face à la crainte d’un relâchement des valeurs morales, adhésion à des courants idéologiques, idéalisme, ascétisme d’adolescents (es) déjà décrit depuis longtemps comme le rejet de toute vie instinctuelle (Freud Anna, 1936) (16).
Se faire dispenser sans être physiquement malade cache encore d’autres problèmes d’ordre psychoaffectif, sans relation avec les "interdits" parentaux ou religieux évoqués parfois par des élèves pour masquer leurs appréhensions ou détourner l’attention. Nous pouvons citer quelques-uns de ces motifs non apparents:
- Pudeur ou crainte d’offrir aux regards l’image de son corps,
- Repli sur soi de début de puberté, 
- Influence d’opinion (à l'intérieur même de la classe ou à l'extérieur),
- Peur du harcèlement pouvant exister à l'intérieur même de l'établissement, de la part de pairs ou d'adultes,
- Anxiété en lien avec: 
• Une image corporelle perturbée,
• La peur de l’échec,
• Le rejet de la compétition,
• Le refus ou la phobie du contact physique,
• La fuite suite à des efforts intenses mal vécus pendant des compétitions ou des examens…

Nos filles dispensées interrogées disent pourtant le plus souvent aimer être présentes au cours d’EPS même si elles ne participent pas ! Le motif le plus invoqué est qu’elles bénéficient de l’ambiance du groupe pendant cette activité. C’est l’une des motivations essentielles même chez bon nombre de participants garçons aux activités physiques. Des élèves ajoutent souvent que l’EPS "est l’activité où il est possible de rire ou s’amuser" ; nous comprenons que c'est sans doute pour eux une forme d'expression qu'ils rencontrent rarement ailleurs, soumis qu'ils sont sans cesse au lycée à la passivité et au silence, propices au bachotage.

4-Propositions pour l'amélioration de l'EPS et du Sport scolaire

Si l'on prétend apporter des solutions spécifiques à l'EPS et au sport féminin, on risque de le singulariser, de le désigner au particularisme et à la discrimination. Ce serait à notre sens une autre erreur supplémentaire ajoutée aux déviations qui existent en milieu sportif, et elles sont nombreuses. Il suffit de lire quelques journaux algériens: ils rendent compte quotidiennement de comportements déplorables, telles les manifestations de violence, à des niveaux individuels mais aussi collectifs. Les solutions devraient donc être abordées de manière globale pour l'ensemble de la société et de l'école. Par ailleurs, nous ne pouvons pas nous intéresser à l'EPS sans prendre en considération le Sport scolaire, qui est le complément indispensable à l'animation de la vie des enfants et des adolescents dans les établissements scolaires, à la mise en valeur des vocations et des compétences, et à leur encouragement dans la voie de la performance sportive ou leurs choix professionnels futurs. Nos propositions sont présentées ici sans prétention d'apporter des solutions miracles à nous seul; mais nous avons l'espoir au moins de susciter le débat autour de ces propositions issues en grande partie de notre expérience en tant qu'enseignant puis inspecteur pédagogique pendant une trentaine d'années :

- Il n’est pas possible de prétendre éduquer des enfants sans activités physiques, encore moins faire du sport de performance quand nos enfants restent sans éducation psychomotrice à l’école maternelle, et sans EPS à l’école primaire; aussi paradoxal que cela puisse paraitre, il existe bien un programme d'EPS à l'école primaire, mais il n'est pas appliqué! Les instituteurs invoquent souvent le manque de formation, mais il faut remarquer que beaucoup sont plutôt des institutrices voilées, très peu motivées pour l'éducation motrice des enfants;

- Animation sportive interclasses et inter-établissements: Les établissements où l'animation sportive interclasses est régulière sont rares; et c'est peut-être là que se situe l'action pédagogique des responsables du sport scolaire: encourager l'animation sportive régulière à l'intérieur de tous les établissements. Or la FASS semble plutôt orientée vers d'autres activités, et notamment la programmation de compétitions ou manifestations sportives scolaires ponctuelles et passagères;

- Fournir les installations matérielles et l’encadrement pédagogique nécessaires à l’EPS et au sport scolaire dans un pays où l'espace disponible est immense mais reste désert ou mal utilisé: les stades construits pour le spectacle sportif restent désolément vides en cours de semaine, ne se remplissant que le week-end de jeunes spectateurs dont on provoque le chauvinisme. On gagnerait certainement à transformer ces milliers de jeunes spectateurs en acteurs qui s’épanouissent sur des terrains correctement aménagés, et d’abord à l’intérieur des écoles et des lycées;

- Des enseignants d'EPS et des éducateurs sportifs à l'école: Pour encadrer l'EPS et le Sport Scolaire, faire appel non pas aux instituteurs mal préparés et déjà submergés par les programmes, mais aux enseignants d'EPS et aux techniciens du sport. Il est même nécessaire de revoir la formation de ces deux corps quand ils sont destinés au milieu éducatif (celle de l'EPS existant déjà, ouvrir une filière ou option de formation "Sport Scolaire"?); ils pourraient alors exercer leur métier éducatif en complémentarité, les uns offrant une éducation physique de base, les autres encourageant la pratique sportive et effectuant la sélection et la préparation des jeunes talents sportifs;

- Clarifier les objectifs éducatifs qui sont assignés à l'EPS et au Sport scolaire: Sans savoir où ils vont, les enseignants et autres éducateurs risquent d'aller n'importe où, d'appliquer des choix personnels, de laisser les enfants et les adolescents reproduire les vicissitudes et les mauvais comportements du sport-spectacle… Le Sport doit servir des objectifs éducatifs tel l'apprentissage des règles de jeu, de la coopération, du respect de l'adversaire, et préparer ainsi les individus à mener une vie citoyenne responsable;

- Moraliser l'ensemble du milieu sportif et imposer les principes éducatifs et de socialisation inhérents aux APS; il s'agit à notre sens moins d'installer des règles de coercition ou des sanctions que de revoir en profondeur les statuts des fédérations et responsabilités des dirigeants (voir notamment les conflits incessants qui minent le sport algérien, le mauvais comportement d'athlètes à l'étranger, la violence dans les stades…);

- Clarifier la gestion du Sport scolaire: Depuis 1979, la gestion de l'EPS scolaire est passée à l'Education Nationale, mais le Ministère des Sports tient toujours sous sa tutelle l'élaboration de tous textes relatifs aux sports et à l'EPS; c'est ainsi que les textes portant organisation et fonctionnement de la FASS sont calqués sur ceux régissant les fédérations spécialisées. En n'associant pas l'Education Nationale, on porte un préjudice certain aux objectifs du Sport scolaire, à la participation des enseignants et des élèves, à la performance sportive;

- Un suivi est nécessaire sur le terrain, accompagné d'encouragements aux personnes (enseignants, entraineurs, chefs d'établissements…) et aux ACSS dynamiques et rentables; ces encouragements peuvent être prodigués sous différentes formes, comme: des primes de rendement, des distinctions honorifiques ou même statutaires …

- Le sport scolaire est très peu médiatisé. Et l'information est même découragée par une sorte de rétention voulue de la part de responsables qui ne veulent montrer que ce qui fonctionne bien, cacher les défauts, les échecs et l'absence d'évaluation objective; c'est ainsi qu'ils peuvent "durer" et faire fructifier des privilèges liés aux postes de responsabilité, bloquant tout progrès dans la résolution des problèmes;

- Le Programme National de Sport Scolaire devrait être l'aboutissement d'une activité sportive réelle et continue durant toute l'année à l'école, c'est-à-dire au sein de chaque établissement scolaire; sinon il serait vain de parler de "Sport scolaire" en s'appuyant sur des manifestations ou des résultats ponctuels au sommet : l'unique médaille d'or remportée par exemple en Pologne en 2011(17) est à l'image non pas d'un sport scolaire réussi, mais de l'unique médaille d'or remportée par Mekhloufi Tewfik sur 1500 m aux Jeux Olympiques de Londres en 2012;

- Encouragement de la formation et du recrutement des filles au niveau des différents secteurs concernés, Education Nationale, Jeunesse, Sport, Formation professionnelle, Enseignement Supérieur… D'après des chiffres donnés par M. Kerzabi en 2010, relatifs à l'année universitaire 2009/10 à l'USTO (Institut d'EPS d'Oran), il y avait 01 fille/72 étudiants en 3e année, 06/96 en 2e année, 02/51 en 1ère année. N'est-ce pas inquiétant de voir très peu de filles choisir les métiers de l'EPS et du Sport alors qu'elles aiment à l'évidence s'adonner aux APS? N'est-ce pas inquiétant de voir des institutrices à l'école primaire invoquer le port du voile pour refuser d'enseigner l'EPS? Encore heureux que celles-ci soient peu nombreuses, car d'autres femmes, majoritaires sans aucun doute celles-là, luttent pour être performantes partout, à l'école, au travail, au foyer, et même sur les terrains de sport(18).

• Conclusion:

Dans l'histoire de notre pays, les femmes ont toujours participé dans toutes les activités à côté des hommes; l'exemple de la lutte armée pour reconquérir la liberté n'est pas des moindres. Nous voyons actuellement une tendance au cloisonnement des genres par secteur, alors que la vie sociale appelle à la nécessaire complémentarité dans tous les domaines. D'après notre expérience en tant qu'enseignant puis inspecteur pédagogique et quelques tentatives d'analyse dont celle présentée ici, l'Education Physique et le Sport constituent un formidable lieu d'apprentissage des règles de vie sociale, de respect mutuel et d'entraide. Il est nécessaire évidemment pour cela d'améliorer la formation professionnelle des enseignants et des éducateurs sportifs, en vue notamment de les amener à instaurer une pédagogie de la classe et de l'équipe qui s'inspire des méthodes actives et de la dynamique des groupes: encourager les élèves à la coopération et au respect des règles de relations et d'action de groupe, apprendre à jouer différents rôles à caractère collectif, rôles riches et variés dans les APS, amenant progressivement à avoir confiance en soi pour prendre des responsabilités d'abord dans le groupe-classe ou l'équipe, et plus tard dans la société… 
En fin de cet essai d'analyse, nous ne prétendrons pas que nos propositions constituent des solutions-miracles; il faudrait approfondir l'étude et le débat si nous voulons apporter des solutions fiables. Personne ne peut mieux le faire que des gens engagés dans deux domaines à notre avis:

- La réflexion et la recherche scientifique: Dans ce sens, il faut saluer les efforts faits relatifs à la pratique sportive féminine (pour la plupart non encore publiés) par les docteurs :
• Kerzabi Mériem, une pionnière du Sport féminin et de la recherche en Algérie; thématique: Les femmes algériennes et le sport-Les résistances sociales et les motivations des sportives;
• Lallali Nadia, IEPS d'Alger: Analyse des variables sociologiques de la réussite sportive;
• Abbassi Zohra, IEPS d'Alger: Les lycéennes face aux épreuves d'EPS au baccalauréat et d'autres études psychosociales du sport;
• Nefil Iman, ES/STS Dely Ibrahim, Alger: L'accession des femmes algériennes au métier de Conseiller du Sport - Analyse du choix des spécialités sportives;
• Benmoussa Fatima-Zohra, ES/STS Dely Ibrahim, Alger: La performance sportive féminine - Analyse des conditions de préparation et d'entrainement…

- La création et l'animation d'associations, engagées de préférence dans la défense de l'EPS et du sport pour l'ensemble de la population algérienne: dans le préscolaire, à l'école, au collège et au lycée, à l'université, dans les quartiers, pour les séniors, hommes et femmes… en vue du développement d'une vraie culture du sport dans la société algérienne. Le repli sur soi des individus dans une société traumatisée par les effets de la décennie noire et des menaces terroristes qui continuent à sévir, les maladies et la sédentarité de la vie moderne, l'obésité entre autres maux individuels et sociaux gagnent du terrain. Heureusement les associations se multiplient et agissent réellement pour certaines, luttant par exemple contre l'obésité envahissante chez les jeunes femmes (Alger) (19) et pour la pratique sportive féminine en milieu scolaire (Aïn-Témouchent) (20)… Tiendront-elles? Seront-elles renforcées par d'autres associations à travers le pays et aidées par une politique d'encouragement?

Notes et références
(1) Nous nous référons essentiellement à une évaluation effectuée en 2012 par les Inspecteurs de l'Education Nationale chargés de l'EPS, sous l'égide de l'Inspection Générale de la Pédagogie. Le rapport de référence est en langue arabe:
المفتشية العامة للبيداغوجيا، وزارة التربية الوطنية (فيفري 2012)، حوصلة حول وضعية تدريس مادة التربية البدنية والرياضية في الطور الثانوى و الاكمالي- السنة الدراسية 2011/2012
(2) A partir de 1963, quelques-uns parmi les enseignants d'EPS algériens existants (14 d’après une liste du Ministère de la Jeunesse et des Sports de l’époque) sont employés à dynamiser des Ecoles Populaires de Sport (09 dénombrées, existant dans ou à proximité d’écoles primaires implantées dans différents départements). Ces informations sont recueillies dans deux documents non signés mais datant de l'époque : une "Situation en enseignants d'EPS au 1/10/1962" et un "Rapport concernant les réunions départementales des moniteurs d'EPS des Ecoles populaires de Sport", daté du 30 décembre 1963;
(3) Décret N°78-195 du 09/09/1978 portant rattachement au Ministère de l'Education des corps de professeurs, professeurs-adjoints et maitres d'EPS, ainsi que des moniteurs de la Jeunesse et des Sports;
(4) Yahiaoui B. (2013), L'Education Physique et Sportive scolaire en Algérie, in Revue Insaniyat, éd. CRASC (Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle), Oran, N°60-61 (vol.XVII, 2-3), pp. 195-222;
(5) Travail effectué dans le cadre d'une thèse de doctorat intitulée: "Formation psychologique des enseignants et aspects socio-affectifs en Education Physique et Sportive - Cas de l'enseignement secondaire en Algérie", sous la direction de Mme CHERIF Hallouma, Université d'Oran, soutenue le 18 septembre 2012;
(6) Dans le cadre de la préparation d'un mémoire de licence en Psychologie clinique intitulé "Activités Physiques et Sportives et régulation du comportement – Observation d’adolescents en milieu scolaire", sous la direction de S. Benouniche, soutenu en 1980 à l'Université d’Alger ;
(7) Voir notamment en (3) le décret transférant les enseignants d'EPS vers l'Education; en réalité beaucoup d'éléments de ces différents corps resteront dans le secteur de la Jeunesse et des Sports, et la formation à l'Education Nationale ne bénéficiera que de deux centres régionaux de formation (sur huit existants alors);
(8) L'expérience très enrichissante a duré deux années (une promotion) au lycée El-Hayat à Oran, sous notre responsabilité en tant qu'inspecteur pédagogique et celle de quatre professeurs d'EPS encadreurs; cette formation a continué sous une forme mixte à l'ITE Benachenhou, Oran, suite à la dissolution du Secrétariat d'Etat à l'Enseignement Secondaire;
(9) Kerzabi Mériem, Le sport au féminin, communication du 08/03/2010 à Aïn-Defla, lors d'un séminaire sous le thème de "La relance du sport de compétition féminine en milieu scolaire", organisé conjointement par la Fédération Algérienne du Sport Scolaire et le Ministère de la Jeunesse et des Sports (Réf. site web: http://www.fass-dz.com/index.php?option=com_p. Accès le 30/11/2012);
(10) Rapport sous le titre "Etat des lieux et évaluation de l'enseignement de l'EPS et la pratique des activités sportives", résultat d'un travail effectué durant l'année scolaire 1997/98 et adressé au Ministère de l'Education Nationale le 28/05/1998;
(11) Bouali Leïla, Le sport féminin: De la pratique quotidienne à la performance, mémoire de magistère soutenu en 2003 à l'Ecole Supérieure des Sciences et de la Technologie du Sport (ES/STS), Dely-Ibrahim, Alger;
(12) Ordonnance N°76-81 du 23/10/1976 portant Code de l'Education Physique et Sportive; déjà citée dans l'introduction de ce travail, ce fût la première loi après l'indépendance fondant une politique du Sport et de l'EPS en Algérie; elle a été malheureusement très peu appliquée, et suivie de nombreuses autres lois restées aussi inopérantes;
(13) Abbassi Zohra, Le baccalauréat sportif au féminin- Etude en psychosociologie d'une stratégie d'adaptation, communication présentant un travail en cours, effectuée lors du colloque international organisé les 08 et 09/01/2014 par le Laboratoire des Sciences Sociales Appliquées au Sport (LSSAS) à l'ES/STS (Ecole Supérieure des Sciences et de la Technologie du Sport);
(14) Les deux expériences ont été menées durant les années scolaires 2009/10 et 2010/11 dans le cadre de la préparation de la thèse de doctorat citée en (5);
(15) Debois N., Blondel L. & Vettraino J. (2007), Les émotions en EPS. Comprendre et intervenir, éd. Revue EPS, Paris, Dossiers EPS n°74, p.43;
(16) Freud Anna (1936), Le moi et les mécanismes de défense (8ème éd., 1975), Paris, Presses Universitaires de France.
(17) Coupe du Monde scolaire en athlétisme (mémorial Jean Humbert), Pologne, 18 au 30/06/2011, où le jeune Belbachir Mohamed remporte le 800m (http://www.fass-dz.com/index.php?limits);
(18) Voir notre travail d'enquête à Oran publié en 2006: Motivations de pratiquants adultes d’Activités Physiques et Sportives, in la revue Insaniyat, numéro spécial Sport: « Le sport –phénomène et pratiques », C.R.A.S.C, Oran, n°34, Oct.-Déc. 2006, pp.73-81, duquel il ressort que les adultes hommes et femmes pratiquent et s'intéressent de plus en plus aux bienfaits des APS dans plusieurs domaines (la santé, le bien-être, l'esthétique corporelle)…
(19) Voir l'article de Mesbah Salim, Santé: un programme unique pour chasser les kilos en trop, in le quotidien El-Watan du 15/06/2012; l'auteur présente une association de jeunes femmes pratiquant des APS pour lutter contre le poids, emmenées par une ancienne athlète;
(20) Voir l'article de Mouas Saïd, Le Foreps anime un débat sur le sport féminin, in L'Echo d'Oran du 08/02/2014; l'auteur rend compte de deux journées d'étude au sujet du sport féminin scolaire, organisées par une association de promotion du sport féminin de la wilaya de Aïn-Témouchent, en collaboration avec les Direction de wilaya de la Jeunesse et des Sports, de l'Education et la participation du Foreps ou Forum pour l'EPS en Algérie (site web: http://www.foreps.blogspot.com -).

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