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CULTURE-UNISIE

COURRIER INTERNATIONAL - PARIS

Publié le 24/02/2017 - 11:22

Emel Mathlouthi sur scène. PHOTO KMERON / DR

Icône en 2011 de la révolution tunisienne, la chanteuse sort ce vendredi 24 février un nouvel album en partenariat avec Courrier international. Un audacieux mélange de sonorités orientales et d’électro planante à la Björk. 

 

Ni symbole, ni copie de qui ce soit, ni caution exotique : la Tunisienne Emel Mathlouthi veut être elle-même – “humaine”, tout simplement, pour paraphraser le titre arabe de son opus Ensen, sorti le 24 février sur le label Partisan Records.

Symbole, la chanteuse l’est devenue malgré elle en 2011. Au lendemain du renversement du président Ben Ali, son morceau Kelmti Horra (“Ma parole est libre”) devient “une sorte d’hymne non-officiel de la ‘révolution du jasmin’”, rappelle le quotidien émirati The National. Emel est alors présentée comme “la voix du printemps arabe”. Un statut que ne renie pas cette jeune femme de 34 ans, formée à l’écoute de Joan Baez et de Leonard Cohen. Mais elle se méfie des étiquettes : “Je ne suis pas une femme politique. Je suis d’abord une chanteuse”, souligne l’artiste dans un entretien au magazinePitchfork.

Musiciens locaux

Loin d’elle, aussi, l’idée d’instrumentaliser l’épithète de “Björk arabe” que lui accolent les critiques. L’électro planante de l’Islandaise fait certes partie de ses inspirations (un ancien producteur de Björk a d’ailleurs collaboré à ce nouvel album, le deuxième d’Emel), mais la chanteuse “espère vraiment proposer quelque chose d’unique et d’original”.

“Sur ses gardes quant au risque de voir certains producteurs européens de pop et d’électro traiter sa voix comme un simple ‘ornement arabe’, Mathlouthi [qui vit aujourd’hui à New York] a enregistré une bonne partie d’Ensen en Tunisie, avec des musiciens locaux”, précise The National. Le résultat est un album “aux sonorités riches et aux styles divers”, audacieux mélange “de tradition et de modernité, d’électro et d’acoustique”.

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Tag(s) : #Maghreb et Moyen Orient

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