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Bayer et Monsanto fusionnent, laissant présager le pire pour l'avenir

Assises sur de gigantesques monticules de morts, les deux plus tristement célèbres industries chimiques jamais connues, viennent de s’unir pour leur meilleur et notre pire. 

Récemment approuvé par l’actuel président des Etats-Unis, ce mariage n’est pas sans rappeler les trusts expérimentaux de la seconde guerre mondiale.

 

Pour bien comprendre l’aspect dramatique de cette alliance entre les firmes Bayer et Monsanto, il est tout d’abord essentiel de s’intéresser tant à l’objectif, qu’à l’histoire de ces deux monstres de l’industrie chimique.

Un rapprochement qui n’est pas sans rappeler celui du trust IG Farben, peu avant la seconde guerre mondiale.

 

Qui est Bayer ?

Si c’est à Bayer que nous devons la version la plus toxique de l’aspirine à base d’acide acétylsalicylique, dont Monsanto deviendra le premier producteur autour des années 20, ils sont également à l’origine :

   du gaz moutarde, utilisé pendant la première guerre mondiale,

   du Zyklon-B, créé spécifiquement pour exterminer les prisonniers des camps de concentration nazis,

   de l’héroïne, la drogue synthétique la plus meurtrière au monde,

   du scandale du sang contaminé, avec des transfusions sanguines inoculant le virus du sida à des bien-portants,

   d’accidents vasculaires chez des femmes, en lien avec la prise de pilules contraceptives (Yasmin & Yasminelle),

   ainsi que de milliers d’autres médicaments aux effets secondaires mortels.

Et lorsqu’il est question de devenir et de rester le numéro un mondial, le credo de Bayer semble être :

« Les dictatures sont à la mesure de notre imposture »

Ils n’ont ainsi pas hésité un instant à collaborer étroitement, voire à soutenir franchement la politique des plus grands criminels de l’histoire en commençant par Hitler jusqu’à Pinochet, en passant par Sadam Hussein.

Carl Duisberg, ex-dirigeant de Bayer, qui fut aussi un des fondateurs du groupe IG Farben, inventa notamment les travaux forcés pour les prisonniers de guerre.

Et c’est à sa demande que l’on déporta plusieurs milliers de Belges qui devaient travailler, de force évidemment, dans l’’industrie chimique.

Si le projet fut rapidement abandonné en raison de l’indignation suscitée sur le plan international, ce ne fut que partie remise.

Durant la seconde guerre mondiale, ce concept a connu une apogée terrifiante lors du génocide perpétré au camp de concentration de Monowitz (Auschwitz III), appartenant justement au groupe ’IG Farben.

’IG Farben a ainsi réduit en esclavage plus de 300 000 forçats, dont strictement aucun ne sortira vivant du camp. 

La preuve de ces exactions se trouve dans le numéro de février 1947 du Patriote Résistant publiant les extraits de cinq lettres adressées par la Maison Bayer au commandant du camp d’Auschwitz, trouvées au moment de la libération par l’Armée rouge, en 1943.

Elles en disent long sur les méthodes du nouveau plus grand groupe mondial de l’industrie chimique :

Lettre #1 :
« En vue d’expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous. »

Lettre #2 : 
« Nous accusons réception de votre lettre. 
Considérant le prix de 200 marks exagérés, nous offrons 170 marks par sujet, nous aurions besoin de 150 femmes. »

Lettre #3 : 
« D’accord pour le prix convenu. Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines que nous enverrons chercher très prochainement. »

Lettre #4 : 
« Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. »

Lettre #5 : 
« Les expériences n’ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. »

Force est de constater qu’aujourd’hui encore les expérimentations meurtrières n’ont cessé, les « lots » de prisonniers condamnés étant tout simplement remplacés par un terrain de jeux bien plus vaste, et des bénéfices bien plus conséquents : le marché mondial.

Marché mondial où l’on voit chaque jour apparaître et disparaître de nouveaux médicaments et vaccins tuant un nouveau groupe d’individus, avant de passer au suivant. 

 

Qui est Monsanto ?

Compte tenu du tableau que nous venons de dresser, nous pourrions croire qu’il n’existe pas pire Que nenni !

C’est sans compter sur Monsanto, digne successeur génocidaire de son nouveau partenaire, étant pour sa part à l’origine :

   des polychlorobiphényles ou PCB, un agent cancérigène aujourd’hui considéré comme l’une des plus graves menaces chimiques au monde,

   de la saccharine de synthèse, agent hautement iatrogène utilisé dans le Coca-cola,

   du maïs transgénique, propageant des pollens détruisant les végétaux non OGM autour d’eux,

   du caoutchouc synthétique et plastique,

   de la recherche d’uranium pour le développement de la bombe Atomique,

   des pesticides à base de dioxine,

   de la création de l’agent orange, à base de dioxine, tout d’abord utilisé pendant la guerre du Vietnam puis pour tenter d’empoisonner le candidat Ukrainien Viktor Iouchtchenko, chef de file de la Révolution orange,

   de l’introduction de l’aspartame dans l’alimentation et les sodas,

   de la création d’innombrables faux rapports scientifiques visant à protéger la commercialisation des poisons qu’ils fabriquent et distribuent,

   de la mise au point d’une pléthore de denrées OGM (céréales, colza, coton, soja…) destinées à supporter leur pesticide phare,

   du fameux Roundup,

   de l’extermination des abeilles, pour forcer la vente d’espèces OGM auto-reproductrices et finir de coloniser le reste de la terre,

   du rachat des plus importants concurrents dans leur domaine comme Searle, Pharmacia & Upjohn et tant d’autres,

   ainsi que d’un partenariat des plus inquiétants avec DuPont, un lobby au moins aussi puissant et dévastateur dont je vous ai déjà parlé dans cet article.

Et tant d’autres aberrations, que la liste semble sans fin.

Cependant c’est au niveau du brevetage du vivant, et de la création de lois prolongeant parfaitement la pensée nazie que Monsanto et ses complices espèrent finalement parvenir à remplacer Dieu.

Le plus bel exemple en est la grossière compilation et promotion de la loi HR 875, sur la Modernisation de la Sécurité Alimentaire.

Cette « loi » criminelle validée par la FSA (Food Safety Administration) sur laquelle Monsanto effectue un contrôle évident, donne le droit à l’agriculture industrielle de se proclamer comme étant la forme d’alimentation la plus sûre au monde.

Selon ce texte dément, même les propriétaires de potagers bio privés sont potentiellement passibles d’amendes et d’emprisonnement dans la mesure où ils n’utilisent pas de pesticides et d’engrais chimiques style Roundup, sans lesquels Monsanto jure que vous risquez de propager des maladies mettant la santé humaine en péril, preuves scientifiques à l’appui.

Et à défaut d’une indignation générale, ou même d’une simple réaction de la part des autres gouvernements, cette loi semble aujourd’hui s’appliquer indirectement à la planète tout entière.

En Inde, les agriculteurs faisant faillite suite aux mauvaises récoltes provoquées par les pollens des plantes OGM avoisinant, vont même jusqu’à se suicider en buvant du Roundup, d’une part pour permettre à leur famille de toucher une assurance vie, et d’autre part pour désigner clairement le coupable.

Pendant ce temps, Monsanto réagit en offrant son soutien aux agriculteurs démunis tout en se faisant encenser par les médias pour ses œuvres de charité.   

Le Business Plan destiné à éradiquer les abeilles et détruire les espèces végétales non OGM semble, jusqu’à présent, presque imparable.

Pour enrayer ce carnage, il suffirait pourtant de refuser globalement les produits que proposent Bayer-Monsanto et consorts, pour ne consommer que des aliments bio et des remèdes de santé naturels, en écoutant son corps et son environnement…

Mais en pratique la majorité des êtres humains font tellement confiance aux recherches de ces entités de mauvaise augure, que nous ne semblons pas prêts à nous donner la main pour refuser le pire.

Pourtant, comme le promet cette récente fusion, le pire est sans doute à venir.

 

Peut-on faire pire que le pire ?Bayer industrie chimique dangereuse

D’aucuns affirment que l’optimisme est chose si précieuse qu’il a le pouvoir de tout faire basculer en un instant.

Bien qu’il soit évident qu’après avoir vu l’ancien président américain, Obama, laisser passer la loi sur la « modernisation alimentaire », et le président actuel, Trump, voter à son tour en faveur de l’union Monsanto-Bayer, on comprend bien que le pouvoir n’est plus entre les mains du gouvernement de la première puissance mondiale.

En est-il de même partout ?

Par conséquent, et puisque par définition le pire ne peut qu’appeler le bon sens de chacun à systématiquement refuser de consommer ce qui découle de ce commerce, je vous invite aujourd’hui à signer une charte, notre charte.

Elle vous permettra d’être parfaitement convaincu de ne jamais apporter directement ou indirectement votre soutien à une entreprise participant à ce phénomène d’industrialisation, tout ensoutenant celles destinées à lutter contre l’éventualité d’une planète où le monde végétal serait réduit à de vastes champs OGM. 

Par ailleurs, le principe de précaution concernant les pollutions reconnues ou non reconnues officiellement, mais regardées comme probablement suspectes aux yeux de chercheursindépendants, y sera entièrement respecté.

C’est en atteignant les plus intolérables des souffrances, qu’il nous vient à tous l’impérieux besoin de changer définitivement.

Or, dans un monde où l’argent est roi, quelle meilleure parade que de placer le sien dans des solutions aux répercussions réellement vitales ?

L’espoir que cette charte détrône Monsanto est peut-être vain, malgré tout cet espoir vaut tous les peut-être. 

 Jean-Baptiste Loin 

 

Tag(s) : #Politique internationale, #Vie economique

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