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Un nouveau mode de représentation politique et social, basé sur le fonctionnement en réseau et sur les prises de décision au consensus, vient d’émerger. Un mode de représentation qui ne se substitue pas aux modes de représentations antérieurs, mais en érode la légitimité.
 
Le mouvement mondial de contestation du système qui s'est affirmé à Seattle et s'élargit de rendez-vous en rendez-vous, en particulier à l'occasion des Forums sociaux de Porto Alegre, Florence et, demain, Paris et St Denis, est caractéristique de ce nouveau mode de fonctionnement.
 
le seul fonctionnement possible pour une alliance de ce type est le réseau et les prises de décisions au consensus
 
Mais le mouvement s'est élargi et a été à l'origine des mobilisations anti-guerre les plus importantes que ce monde ait jamais connues : la date du 15 février 2003, où plus de 10 millions de manifestants ont défilé dans le monde entier, a ainsi été décidé à l'occasion des Forums sociaux de Florence et de Porto Alegre.
 
Cette montée en puissance des réseaux apparaît en même temps que les structures de décisions traditionnelles, basées sur les Etats-nations, et les procédures de décisions majoritaires perdent de leur légitimité et de leur crédibilité, ce qui entraîne deux types de réactions : l'apologie du réseau, supposé permettre une réelle implication citoyenne ou son rejet radical, en général au nom de la défense de la "démocratie" assimilée au système traditionnel de représentation politique.
L'émergence des réseaux va de pair avec la mondialisation des économies et l'affaiblissement - relatif, l'intervention américaine en Irak vient de le rappeler ! - du rôle des Etats-nations.
Les réseaux n'échappent pas aux logiques des rapports de forces et au poids relatif de ses composantes
La deuxième faiblesse de fonctionnement en réseau tient à la faible lisibilité de ses choix… d’où une certaine opacité.
L'atout décisif des réseaux est la capacité d'initiative autonome.
le réseau offre beaucoup plus de possibilités d'auto-émancipation que le système du vote majoritaire
 
Le réseau permet, par exemple, les groupes affinitaires : les femmes, les jeunes, la pratique sportive, etc.
 
L'émergence des réseaux perturbe le fonctionnement et les traditions des partis, des syndicats et des organisations traditionnelles.
Ces logiciels sont mis au point et améliorés gratuitement -
sur la base de don, du plaisir de l'innovation et de la création, de la culture de la gratuité - par une communauté de développeurs, professionnels ou amateurs éclairés, qui fonctionne sur le plan international, dans le refus le plus total de toute contrainte étatique et de toute planification dirigiste.
Le développement des logiciels libres… offre un tout autre modèle de rupture avec la loi du profit, en lien avec les technologies d'aujourd'hui, qui sont aussi celles, avec
Internet et les technologies de la communication, qui permettent l'extension des réseaux. Un modèle en phase avec un monde ouvert, refusant les replis nationaux comme les réglementations dirigistes.
 
Penser la démocratie à l'heure des réseaux et penser une autre rupture avec la logique du profit capitaliste sont deux chantiers important qui demanderaient la vision croisée de militants politiques, de LES RESEAUXchercheurs et de responsables associatifs et syndicaux.
 
 
 

 

Tag(s) : #Vie politique

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