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En abrogeant  la loi sur la retraite par le vote de l’APN et par une consultation présidentielle, le gouvernement pense faire tomber la fièvre de la retraite et mettre à genoux aussi bien les travailleurs que le front syndical.

Cette décision antidémocratique maintient toujours la mobilisation des travailleurs qui refusent toujours d’abdiquer surtout à la veille des élections législatives. Le front syndical et les travailleurs de la fonction publique gagnent de plus en plus la sympathie de la population.Des travailleurs du secteur économique qui trouvent cette décision unilatérale injuste et démontre que la loi est passée par la force avec l’appui de l’APN censée représentée la population et les citoyens qui ont voté à son élection, pensent rejoindre la protestation. Le front syndical n’a pas encore baissée les bras, sa base a été sanctionnée sévèrement par de fortes sanctions sur salaire qui ont visé des familles qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts avec la forte baisse du pouvoir d’achat actuel mais celle-ci fière est en train de réclamée à ses représentants de poursuivre la lutte et de la durcir. Tout le monde s’accorde à dire que c’est de l’abus de pouvoir et ce n’est pas de cette façon qu’on gagne la paix sociale ; Cette abrogation n’a touché que la retraite du pauvre travailleur sans atteindre la retraite des cadres d’états  qui ont une loi sur mesure leur assurant une retraite plus que favorable aux hauts dignitaires du système : une loi portant retraite anticipée aux hauts cadres de l’Etat cumulant 20 ans de travail dont dix nommés par décret et bénéficiant de 100% de la retraite au lieu du plafond de 80% pour les salariés ordinaires!

Le versement de cette retraite est garanti par le budget de l’Etat et non la caisse nationale des retraites (CNR) sans parler des primes de départ en retraite calculées par rapport à plusieurs mois de travail pour ces cadres d’états et pouvant atteindre plusieurs centaines de millions de centimes alors que le pauvre travailleur de l’éducation n’a droit qu’à 25 millions de centimes versés par ses œuvres sociales. C’est dans une injustice totale et dans la précipitation que l’abrogation de la loi a été faite en brulant toutes les étapes de dialogue et de concertation ; La mondialisation des retraites par le FMI, les multinationales ont mis à genoux l’Algérie pour obliger son gouvernement à l’appliquer dans les plus brefs délais car il faut l’avouer c’est l’un des derniers pays  à l’appliquer et c’est juste après son application en France.

 Ce qui est malheureux dans cette réforme de retraite c’est qu’on ignore toujoursles anciens retraités qui ont été mis au placard puisque certains sont en train de mendier car leur salaire n’a jamais été indexé aux augmentations de salaire des travailleurs pendant de longues années. Malgré l’impopularité de la décision partout dans le monde et en Algérie en particulier, celle-ci s’est faite dans une crise économique mondiale alors que notre pays pensait être à l’abri, surtout avec le taux de réserves acculé ces dernières années pendant l’augmentation du prix du baril de pétrole,  là aussi orchestrée par les multinationales et le FMIqui avait encouragé depuis le début la dépendance de notre économie aux revenus pétroliers à 100% en empêchant à diversifier son économie. Le monde entier et les multinationales particulièrement savent qu’après plus de 54 ans d’indépendance, il est inconcevable que l’Algérie avec toutes les richesses qu’elle possède (le sous-sol, la terre, la mer, le tourisme, les pays voisins, sa superficie)soit encore tributaire du prix du pétrole ; il est vrai qu’on a vécu une décennie noire qui nous a saigné. Mais aujourd’hui, notre pays est convoité par les grandes multinationales, aidées dans leur entreprise par certains de nos responsables pour appauvrir le citoyen, l’empêcher de penser à la politique ou à son bien-être et pour cela qu’il y aubaine financière ou non la crise économique est toujours présente chez nous. Tout s’importe, tout est fourni par les multinationales étrangères et tout est payé en devise par les revenus du pétrole et notre monnaie continue à connaitre les fins fonds et cela dans un seul but affaiblir au maximum le pouvoir d’achat du travailleur quel que soit les augmentations des salaires.

Pourquoi n’a-t-on pas l’agriculture du Maroc ou le tourisme de la Tunisie ?

 Pourquoi les investisseurs préfèrent utiliser la politique de l’importation chez nous que celle de la production employée chez les autres pays voisins ?

Pourquoi les banques restent-elles aussi sous-développées ?

Pourquoi n’a –t-on pas créé des banques nationales dans les pays de forte immigration ?

Pourquoi nos ministres ne présentent aucun programme suivi par l’APN ?

Pourquoi l’APN n’a jamais dit non à une loi ?

Pourquoi les frontières aériennes avec le Maroc restent ouvertes alors que les terrestres restent fermées ?

Pourquoi le Maghreb des peuples ne peut voir le jour ?

A la lecture de ces questions, nous pouvons comprendre pourquoi on est arrivé à un stade de faillite et les responsables de celle-ci sont toujours là, continuent leur fuite en avant malgré leur incompétence ou la preuve de leur complicité eux ou de leur famille dans certains scandales financiers et ont dilapidé le pays avec la complicité de ces multinationales qui utilisent même la corruption pour continuer leur œuvre de destruction du pays.

Aujourd’hui à la veille des élection législatives et après le scandale du vote de l’APN sur la loi de la retraite qui n’a vu aucune opposition de la part des représentants du peuple, nous ne voyons pas comment osent-ils encore se présenter et parler au peuple après une absence de cinq ans. Ils ne reviennent vers le peuples que chaque cinq ans, après 2017, rendez-vous en 2022 Certains sont allés jusqu’à faire appel à des associations d’anciens élèves d’établissement pour se refaire une meilleure santé et dont le secret n’est connu que par eux. Certains ministres aussi osent se présenter malgré l’échec de leur secteur.

Mais dans tout ça que va faire la population surtout pour une partie qu’on a privé de la retraite anticipée ou celle dont le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer.

C’est dans un climat de mal de confiance que se présentent ces élections. Comment feront les partis qui n’ont pas les 4% pour avoir les 5000 signatures, tout le monde a la réponse et se tait.

Maintenant pourquoi les vrais représentants du peuple sincères et propres ne se retrouveront sur aucune liste et ne voudront jamais se présenter s’ils savent qu’ils ne peuvent rien faire. La finalité est que les multinationales ont gagné et seuls leurs hommes avec la chokara seront élus dans une APN dont les membres penseront d’abord à leur retraite et à améliorer leur salaire pour diminuer ceux de la population.

C’est aussi dans ce climat malsain que se prépare le baccalauréat 2017, l’école continue sa fuite en avant, le niveau ne cesse de baisser, les raisons sont diverses et l’on a souvent parler, donner les raisons et certaines solutions mais personne n’ose dire : recommençons à zéro faisant une refondation de notre école pas celle des multinationales, cherchons ensemble notre solution algérienne, faisant notre bilan chaque année en corrigeant ce qui a été raté sinon les années et les ministres se suivront et les résultats seront les mêmes de pire en pire. Aujourd’hui on doit d’abord sauver le baccalauréat 2017 ensemble et non par des directives venant d’en haut car c’est déjà mal parti. Donc une opération baccalauréat 2017 doit être lancée.

Chacun croit avoir la baguette magique pour solutionner les maux de l’école et du baccalauréat, mais la réalité du terrain est autre. Seul un appel sincère et modeste des responsables aux hommes de terrain pour les aider et reconnaitre qu’ils ont été trompés par leurs conseillers incompétents ou ignorants du secteur peut sauver l’éducation.

Un programme de réforme doit être éducatif avant d’être politique donc il doit être élaboré par les hommes de terrain avec des objectifs pour les besoins du pays avant d’être universels. Chez nous on a tout inversé, nous avons suivis la politique universelle imposé par les multinationales pour leurs besoins qui ne cherchent que leurs avantages c’est-à-dire la dépendance de notre pays à leur politique économique et intellectuelle en abrutissant nos cadres par un programme éducatif mondialiste. Ils ont en grande partie atteint leur but par la réforme dont se plaint tout le monde. A-t-on la volonté politique de détourner leur vision ou bien continuer notre fuite en avant et offrir notre pays sur un plateau à ces multinationales.

Hakem Bachir Professeur de mathématiques au lycée Colonel Lotfi d’Oran

 

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Tag(s) : #Vie Syndicale

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