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le 14.02.17 | 10h00 Réagissez

 
	Le bureau fédéral en réunion avec le président Raouraoua

 
Le bureau fédéral en réunion avec le...

 

Beaucoup de zones d’ombre entourent les statuts de la Fédération algérienne de football (FAF). Ils étaient censés subir un lifting en rapport avec le décret 14-330 du 27 novembre 2014 fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement des fédérations sportives nationales ainsi que leur statut-type.

Les fédérations disposaient d’un an après la promulgation du texte pour procéder à la mise en conformité de leur statut. L’assemblée générale de la FAF a été convoquée le 25 novembre 2015 pour effectuer la mise en conformité de ses statuts avec le décret 14-330. Force est de constater, malheureusement, qu’il n’y a eu point de mise en conformité. La FAF s’est contentée seulement de gonfler et d’ajouter quelques articles sans se conformer à ce qui est contenu dans le décret cité.

A la place, de nouveaux statuts alignés sur le décret avec une réelle conformité avec le décret signé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, la FAF a reproduit les statuts adoptés en 2011. C’est un sérieux problème qui va peser sur les prochaines assemblées générales de la FAF fixées au 27 février 2017 (assemblée générale ordinaire) et 20 mars 2017 (assemblée générale élective). En effet, le décret a introduit des modifications notables au chapitre de l’assemblée générale de la FAF.

La composition a été sensiblement modifiée. Mais l’aspect le plus important réside dans la séparation en deux entre les membres de l’assemblée. Il y a ceux qui participent avec voix délibérative et ceux qui participent aux travaux avec voix consultative. Les nouveaux statuts de la FAF, qui sont en réalité anciens, n’ont pas introduit le changement notable contenu dans le décret, à savoir opérer une séparation entre les membres de l’assemblée qui disposent du droit de vote (voix délibérative) et ceux qui ne l’ont pas (voix consultative).

La première catégorie englobe les présidents de ligue de wilaya, les présidents des clubs sportifs des divisions nationales, les anciens présidents de la Fédération régulièrement élus, et le président en exercice. Ce sont les seules parties qui ont le droit de voter. Dans les statuts de la Fédération, il y a plus de 17 entités qui peuvent voter. Cela signifie que la FAF n’a pas procédé à la mise en conformité de ses statuts comme le lui impose la loi. A part cela, tout va bien dans le monde du football avec la bénédiction du ministère de la Jeunesse et des sports (MJS) qui constate les transgressions de la loi et ne dit rien.

Yazid Ouahib

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