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Le président du Front El Moustaqbal estime que le «véritable enjeu est ailleurs», en ce qui concerne les élections législatives du 4 mai prochain, lui pour qui la transparence de ce scrutin relève d’une «volonté politique» qui manquerait en haut lieu.


Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Abdelaziz Bélaïd, qui s’exprimait, hier, en marge de la cérémonie du 5e anniversaire de son parti, à la salle Atlas de Bab-El-Oued, à Alger, ne semble pas se faire beaucoup d’illusions quant au renouvellement des pratiques qui ont prévalu lors des précédentes élections, le 4 mai prochain à l’occasion des élections législatives prévues à cette date.
A l’appui de sa conviction, l’instance que préside Abdelouahab Derbal qui, selon lui, n’a d’indépendante que l’adjectif qu’on lui a officiellement attribué. Une commission dont les membres parmi les magistrats ont été «nommés par un ministre partisan» et dont les prérogatives sont «limitées» comme par le passé puisque, expliquera-t-il, c’est l’administration qui chapeaute l’opération du début jusqu’à la fin. Et de rappeler que lors des dernières élections législatives, «le ministre de l’Intérieur en divulguait les résultats alors que l’on était encore en plein dépouillement !»
Cela dit, et malgré ce constat, le troisième aux élections présidentielles d’avril 2014 ne désarme pas, estimant que même si on doit se plier au «fait accompli» et faire avec les lois de la République, l’heure «n’est pas à la résignation mais plutôt à la poursuite du combat pour faire changer les choses», lui qui se revendique de la troisième voie. «Nous ne sommes ni avec le pouvoir ni avec l’opposition, nous sommes l’addition de toutes les choses positives.» Bélaïd avertira quant au risque que la reconduction des vieilles pratiques électorales fait peser comme menace sur la cohésion nationale. Avec, arguera-t-il, les conditions politiques, économiques et sociales du pays qui sont déplorables, prévoyant de nombreuses secousses sociales plus violentes «du fait de sociétés qui ferment, des ouvriers et employés renvoyés et des citoyens qui meurent faute de pouvoir subvenir à leurs besoins en catimini, en silence». Et de considérer que «nous n’avons pas le droit nous laisser faire et laisser le pays mourir ainsi en silence».
Estimant qu’il n’y a pas de solution miracle à cette crise, le président du Front El Moustaqbal dira que le premier pas vers la solution est d’abord dans la transparence des élections qui permettront au peuple de choisir librement ses représentants. Ce qui, selon lui, interviendra «tôt ou tard, avant l’amorce d’un dialogue le plus large avec tous les segments de la société».
M. K
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Tag(s) : #Vie politique

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