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Réseau des Démocrates

Espace de rencontres et d'échanges d'expériences en vue de construire des alternatives démocratiques et sociales.

Réseau des Démocrates

 PROCHAINES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES La scène politique s’emballe

Intenses activités politiques ce week-end. Le week-end qui vient de s’écouler a été caractérisé par une intense activité politique. Avec, notamment, des sessions extraordinaires des conseils consultatifs nationaux des cinq gros bras de la mouvance verte qui ont donné leur quitus à deux projets d’intégration : MSP-FC, d’une part, et FJD-Nahda-El Binaa, d’autre part. Ceci en plus de la décision de boycott des prochaines élections législatives décidée, hier, par le comité central du parti des Avant-gardes des libertés et d’autres activités organiques. Dont, notamment, le RCD qui a réuni son secrétariat national dans une session mensuelle ordinaire en sus de la poursuite d’un planning de conférences-débats entamé depuis des semaines. Il y a eu également la sortie du patron du RND du côté de Blida aux côtés d’activités purement organiques d’autres partis, à l’image du Front el Moustaqbel, de l’ANR et du mouvement Islah. 
M. Kebci 


ÉLECTIONS LÉGISLATIVES


Le parti de Benflis boycottera

Comme prévu, le parti des Avant-gardes des libertés boudera les prochaines élections législatives. Le comité central du parti, convoqué, hier, dans sa troisième session ordinaire, en a décidé ainsi sur la base d’un constat de la situation politique, économique et sociale prévalant dans le pays et des rapports portant conditions politiques, juridiques et institutionnelles dans lesquelles interviendra ce scrutin. 


Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Il faut dire que les concertations lancées depuis des semaines au niveau des structures de base à ce sujet ne laissaient aucun doute quant à cette option. Ajoutez à cela les interventions publiques et médiatiques du président du parti qui ne laissaient aucun doute. 
Une constance dont a fait preuve également Ali Benflis, hier dans son allocution d’ouverture des travaux de cette session, lui pour qui, au bout de son constat sur la situation du pays empreinte d’une «impasse politique totale» couplée à une «grave crise économique» et à une «dangereuse montée des tensions sociales», a invité son auditoire à arrêter une décision qui «n’est pas une décision banale car loin d’être prise à partir de rien». Et ce mal profond auquel le régime en place propose un remède est «loin d’être adapté à la gravité de la situation, puisque c’est un «placebo» que constituent ces prochaines élections législatives. 
Une manière de faire qui «ne nous surprend pas car nous savons, et toutes les Algériennes et tous les Algériens savent avec nous, que la priorité des priorités pour le régime politique en place est sa pérennité et sa survie et face à cette priorité-là, tout le reste passe au second plan», estimera Benflis. Et ce régime politique, poursuivra-t-il, «n’a qu’une seule stratégie qui a fait sa réputation et dont il maîtrise parfaitement tous les rouages, celle du passage en force, de la fuite en avant et de la diversion qu’il renouvelle à l’occasion de ces élections que l’on s’échine à nous présenter comme une opération normale devant se dérouler dans un pays en situation normale». Des élections qui ne seront, prédira-t-il, «qu’une autre étape banale dans la perpétuation du déni de citoyenneté et de la confiscation de la volonté populaire, ne donneront qu’un sursis et un nouveau souffle au système politique, éloigneront l’heure de l’édification de l’Etat de droit, seront une autre occasion manquée perpétuant le règne de l’illégitimité et de la non-représentativité et amplifieront la perte de crédit de nos gouvernants ainsi que la défiance profonde qu’ils suscitent auprès des gouvernés, ne sont qu’un artifice pour occulter l’impasse politique, la crise économique et la montée des tensions sociales et détourner l’attention prioritaire qui devrait leur être accordée et, enfin, ne sont que cette même source d’où continueront à puiser la stagnation et l’immobilisme ravageurs dont souffre notre pays».
Suffisant pour susciter des applaudissements nourris de l’assistance à maintes reprises avec des voix s’élevant faisant part de l’option du boycott qui ne faisait pas ainsi l’ombre d’un doute quant à sa matérialisation le moment du vote intervenu vers 16h avec seulement 16 voix pour la participation, 3 abstentions alors que le reste des 288 membres présents en sus des 22 ayant voté par procuration ont adopté le mot d’ordre du boycott.
Et cette option du boycott qui prouve, selon Benflis, que le parti des Avant-gardes des libertés est «porteur d’un projet politique, a une identité politique et une ligne politique et qui ne sont pas à géométrie variable, c'est-à-dire modulables au gré des conjonctures passagères, des calculs à courte vue et des petits bénéfices que peuvent procurer les petites tactiques politiciennes». Pour lui, «il n’y a pas de grands bénéfices à attendre des petites causes car il n’y a que les grandes causes qui rendent même les gains les plus petits plus gratifiants et plus honorables».
Avec cette décision, le parti des Avant-gardes des libertés rejoint Jil Jadid, le seul jusqu’ici à avoir annoncé la bouderie des prochaines élections législatives au moment où la quasi-totalité des partis, toutes obédiences confondues, y sont partants. 
M. K.
 

À L’OCCASION D’UNE VISITE AU CHANTIER DE LA GRANDE MOSQUÉE
Tebboune s’en prend à l’opposition

«L’AADL ne s’arrêtera pas, on a inscrit un programme de 120 000 logements», «le programme du Président en matière de logement ne s’arrêtera pas quels que soient les obstacles», la rencontre du ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, hier, avec la presse sur le chantier de la Grande Mosquée d’Alger a pris des allures politiques. Abdelmadjid Tebboune répondait ainsi aux parties qui, selon lui, tenteraient de décrédibiliser l’AADL et le programme de logement du président de la République.
Younès Djama - Alger (Le Soir) - Sans citer de noms, le ministre a accusé des parties étrangères et nationales d’être derrière les tentatives de hacking dont fait l’objet le site d’inscription de l’AADL, mais aussi d’alimenter le désespoir et l’inquiétude chez les souscripteurs des programmes de logements de plus en plus nombreux à manifester dans la rue. Tout en assurant que le programme du logement relancé par le chef de l’Etat à son arrivée au pouvoir en 1999 après des années d’hibernation, Abdelmadjid Tebboune s’est voulu ferme quant au fait que «l’Etat fera barrage à toutes les tentatives de hacking et de déstabilisation dont fait l’objet le programme AADL», tout en assurant les souscripteurs que leur logement est garanti quelle que soit la durée d’attente. «C’est un engagement de l’Etat», a indiqué le ministre à l’issue de sa visite sur le chantier de la Grande Mosquée. «Avec les 120 000 logements qu’on va lancer, je pense que tous les souscripteurs ont maintenant l’assurance et la sécurité de leur logement. 
Les temps où les gens devaient attendre 15 ans pour avoir leur logement sont révolus, a affirmé Tebboune précisant que pour ce qui est de la capitale, qui enregistre le plus de demandes, le programme AADL 2001-2002 a connu 52 000 logements livrés tandis que 115 000 autres sont en chantier.» Avant de rassurer que le problème de la capitale ne se pose pas pour l’AADL 2001-2002. 
Les souscripteurs du programme de 2013 patienteront jusqu’à la fin du premier semestre 2017 pour avoir les clés de leur logement. Il ne sera pas plus explicite pour les souscripteurs d’autres wilayas…
Le ministre a réservé une bonne partie de son intervention pour vilipender l’opposition qui nourrit, selon lui, la colère populaire avec ce que cela implique comme tentative de déstabilisation du pays. 
Selon lui, il n’y a aucune nation au monde qui a mieux fait que l’Algérie en termes de transferts sociaux. «Je défie la plus grande puissance au monde de faire le 1/10e de ce qu’a fait l’Algérie en matière de transferts sociaux», dira en substance Tebboune. A l’opposition qui crie à l’immobilisme institutionnel, Tebboune, qui troque par l’occasion sa casquette de ministre pour celle de militant politique, répliquera que le «blocage est dans la tête de ces gens-là», entendre par là les chefs de partis de l’opposition auxquels il reconnaît que les portes d’El-Mouradia sont effectivement fermées et ce, jusqu’en 2019 ! «L’Algérie pour la jeune génération, contrairement à la nôtre, n’est pas le paradis certes, mais toujours est-il qu’il y fait bon vivre et l’on s’y sent bien», digresse Tebboune qui a trouvé là l’occasion de «vider son cœur». Et de poursuivre : «Décrire l’Algérie comme un enfer, c’est très grave.» Et malgré la baisse des cours du pétrole, les recrutements et la création d’emplois n’ont pas arrêté, pas plus que les programmes de logements, se félicite encore Tebboune. 
A noter que lors de sa conférence de presse, Tebboune est également revenu sur l’avancement des travaux de la Grande Mosquée dont la réception définitive est prévue pour la fin de 2017. 
Le chantier avance à une cadence acceptable, selon le ministre qui ajoute que le minaret long de 265 mètres est actuellement à ses 225 mètres. «Les travaux en béton sont terminés. Dans une deuxième phase, le minaret sera élevé sous une forme plus réduite. On passera également aux travaux d’intérieur», a indiqué le ministre. 
Y. D.

LOUISA HANOUNE À MASCARA : 
«La politique d’austérité est une provocation»


Animant un meeting à Bou-Hanifia, la secrétaire générale du Parti des travailleurs n’a pas fait dans la dentelle lors de son intervention devant une assistance nombreuse. 
Louisa Hanoune commencera par évoquer ce début d’année sanglant en évoquant la tragédie d’Istanbul et la continuité des attentats en Irak, les imputant aux conséquences de l’économie capitaliste et l’ingérence de forces occidentales dans certains pays.
Elle enchaînera en revenant sur les événements et troubles vécus par certaines wilayas du pays commandités, dira-t-elle, par des voix anonymes appelant à la désobéissance civile et au désordre. Heureusement que le sang n’a pas coulé s’exclamera-t-elle, assez assez poursuivra-t-elle, de ces manœuvres qui veulent encore une fois plonger le pays dans l’inconnu.
Pour Louisa Hanoune, ces jeunes qui sont sortis pour exprimer leur désarroi dans la rue ne sont avant tout que victimes de la politque d’austérité provocatrice à l’endroit des couches démunies. Avec sa virulence coutumière, elle reviendra aussi sur la loi des finances et la loi sur le départ à la retraite en dénonçant l’imposition qui ne touchera, fera-t-elle savoir, que la majorité des citoyens alors que la minortié, celle de ceux qui ont amassé des fortunes colossales sera épargnée. Comment peut-on rester serein, dira-t-elle quand la suppression de un million d’emplois est annoncée. Notre pays a eu du mal à sortir de l’endettement et rebelote voilà que l’on semble y revenir.
Notre ennemi est la Banque mondiale, ajoute-t-elle, et nous ne voulons pas de somalisation de l’Algérie, Qui aujourd’hui pousse ses enfants à la mer parce qu’ils ont perdu confiance. Puis, elle dénoncera les décisions de faire retourner les migrants dans leur pays qu’ils ont fui, c’est-à-dire en enfer alors que, jadis, l’Algérie était un pays d’asile. Ceci est aussi la conséquence de budgets qui ont été charcuttés comme ceux du ministère de la Solidarité. Dans ce marasme et cette politique meurtrière, se passent des choses qui dépassent l’entendement. Ceux qui composent l’oligarchie, eux n’en ont cure et de l’autre côté M. Chakib Khelil continue à se pavaner en toute impunité, lui qui doit rendre des comptes aux Algériens.
Alors, s’interroge-t-elle, qui est derrière lui ? Qui lui organise ces rencontres ? La sonnette d’alarme ne cesse de retentir, clame Louisa Hanoune et il est urgent de prendre des décisions appropriées pour éviter le pire à notre pays.
M. Meddeber

APRÈS UNE RÉUNION PRÉSIDÉE PAR AHMED OUYAHIA DANS CETTE WILAYA 
Un homme d’affaires, tête de liste RND à Blida

Dans un regroupement tenu à huis clos avec ses cadres de la wilaya de Blida, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a désigné, ce week-end, le P-dg du groupe SIM, Abdelkader Tayeb Ezzeraïmi, à la tête de la liste des candidats RND pour les prochaines élections législatives. Tout comme il a réparti les tâches à ses différents partisans ainsi que des directives inhérentes aux activités de son parti dans la wilaya de Blida.
Profitant de sa présence dans la ville des Roses, Ahmed Ouyahia est revenu sur les évènements qui ont secoué, ces derniers jours, quelques villes du pays par rapport à la loi de finances 2017 pour sensibiliser le citoyen algérien contre tout soulèvement qui aura des conséquences néfastes pour la stabilité du pays.
Dans un discours adressé aux cadres de son parti, le secrétaire général du RND est revenu sur la question de la crise financière qui secoue l’économie du pays et qui pour lui a été imposée à l’Algérie suite à la chute des prix du pétrole. Il considère, dans ce contexte, que l’Etat n’avait d’autres solutions que d’entreprendre une politique de gestion s’adaptant à la réalité de la situation économique pour laquelle le citoyen algérien, dira-t-il, doit être conscient de cet état de fait.
Il s’adressera également aux partis de l’opposition pour les inviter à proposer des solutions à cette crise et permettre au pays de surpasser ces avatars.
Il terminera son allocution par dire que la stabilité de l’Algérie est une priorité qui concerne tout un chacun et que le comportement de ceux qui profitent du vent des protestations sous prétexte d’augmentation des prix pour déstabiliser le pays est un comportement irresponsable. 
M. B.

FRÈRES MUSULMANS ALGÉRIENS
Le FJD absorbe Ennahda et El Binaa

Majlis échoura (Conseil consultatif) du Front de la justice et du développement de Saâd Abdallah Djaballah a validé, hier, la fusion avec Ennahda et El Binaa.
Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Dans le communiqué diffusé hier au terme des travaux du Conseil consultatif du Front de la justice et du développement (FJD), la direction du parti a appelé sa base militante à consentir les efforts et les sacrifices nécessaires pour la réussite du projet de fusion avec Ennahda et El Binaa. Ennahda, qui a ainsi fusionné avec le parti de son leader historique, adhère à la démarche d’unification d’un mouvement qui a éclaté au fil du temps, donnant lieu à cinq structures. En effet, la fusion d’Ennahda et El Binaa avec le FJD redonne au mouvement et à son leader historique Djaballah une importante force de frappe électorale puisqu’il ne reste en dehors de la configuration projetée par Djaballah pour recoller les morceaux de son appareil que Djahid Younsi et Djamel Benabdeslam.
Le premier constitue désormais une somme négligeable au sein du mouvement puisqu’il ne lui reste presque que le sigle El Islah, nom du parti fondé par Djaballah après l’éclatement d’Ennahda. 
Le gros de ses cadres, et à leur tête Mohamed Boulahia, a rallié le FJD avant qu’il ne fusionne avec Ennahda. Le FJD a même dû élargir son Conseil consultatif et la composante de certaines de ses structures locales pour accueillir les revenants. Le second, qui a créé un parti qui s’appelle Front de l’Algérie nouvelle (FAN) où on ne trouve pas que des islamistes, n’a pas été invité à revenir à la maison. 
Bref, le Conseil consultatif du FJD s’est félicité de cette décision de fusion avec Ennahda et El Binaa que les rédacteurs du communiqué ont qualifiée d’historique et qui devrait baliser le terrain à l’union pour les parties prenantes. Il convient, enfin, de noter que le communiqué ne précise pas le cadre qui devrait organiser la participation de ces partis lors des élections municipales et législatives d’avril mais les partis fusionnés, dit-on, présenteront des listes électorales communes. 
L. H.

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