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20 JANVIER 2017 PAR THOMAS CANTALOUBE

Donald Trump devient officiellement le 45e président des États-Unis dans une ambiance d'inquiétude. Les deux mois et demi de transition et l'annonce de la nouvelle équipe n'ont pas rassuré. Tour d'horizon des figures clés qui vont faire la politique américaine des prochaines années.

Washington (États-Unis), envoyé spécial.- Ça y est, l’heure tant redoutée est arrivée : Donald Trump va s’installer dans le bureau ovale à la place de Barack Obama. Élu en dépit du bon sens (avec près de trois millions de voix de moins que son adversaire Hillary Clinton), le magnat de l’immobilier arrive dans une capitale qui ne l’aime pas et à la tête d’une fonction publique qui le craint.

Les sondages mesurent l’impopularité (celle de Trump est au plus haut pour un nouveau président), mais ils ne mesurent pas l’inquiétude. Or elle est palpable à Washington depuis plusieurs jours. C’est le vice-président sortant Joe Biden qui l’a le mieux résumée, à sa manière franche, dans une interview de départ : « Essayer de comprendre ce type, c’est comme de s’attaquer à un Rubik’s Cube pour la première fois. Nous n’avons pas la moindre idée de ce qu’il va faire ! »

La période de transition s’est révélée comme une des plus chaotiques et difficiles de l’histoire récente. Depuis les analystes politiques dont c’est le métier jusqu’aux citoyens ordinaires, tout le monde se demande à quelle sauce Donald Trump va accommoder sa présidence. Plutôt que de spéculer sur ce que le nouveau président va faire ou défaire, nous avons choisi de nous pencher sur les personnes clés qui vont l’entourer ou auxquelles il va avoir affaire durant son mandat. Car, comme le dit un vieil adage washingtonien : « Ce sont les personnes qui dictent la politique. »

Jared Kushner, beau-fils et conseiller

 

Kushner, avec son épouse Ivanka Trump © ReutersKushner, avec son épouse Ivanka Trump © Reuters

Le jeune homme, héritier d’une fortune immobilière comme son beau-père, a monté le service de communication du candidat républicain sur les réseaux sociaux, principal outil qui lui a permis de l’emporter sur Hillary Clinton avec deux à trois fois moins d’argent et sans le soutien des grands médias. Mais, selon tous ceux qui ont approché la campagne en 2016, il est surtout l’un des rares qui a constamment l’oreille de Trump. À la manière de Dick Cheney, qui était toujours le dernier à parler à George W. Bush avant que celui-ci ne prenne une décision, Jared Kushner est constamment aux côtés du nouveau président quand les portes se sont refermées derrière les différents conseillers.

 

En attendant de voir comment l’administration Trump va fonctionner puis réagir aux premières crises qui ne tarderont pas à surgir, la personne qui s’annonce comme la plus influente n’a aucun passé politique, aucun titre officiel si ce n’est celui de conseiller, n’est pas élue et ne sera pas confirmée par le Sénat, comme les membres du cabinet. Jared Kushner, 35 ans, est le mari d’Ivanka Trump, la fille « préférée » du nouveau président, mais, comme la campagne électorale l’a démontré, il est surtout le “Jiminy Cricket” de Donald Trump.

Personne ne prétend aujourd’hui connaître les véritables idées politiques de cet ancien démocrate bon teint à la mode new-yorkaise, comme l’ont raconté ses anciens collègues dans l’immobilier. Aura-t-il une influence modératrice sur son beau-père ou sera-t-il au contraire un de ces conseillers qui ne savent jamais contredire leur Prince ? Nul ne le sait. Le seul élément prévisible est que Kushner, juif très pratiquant, s’avère très proche des « likoudniks » israéliens, laissant penser que la Maison Blanche poursuivra une politique très pro-israélienne au Moyen-Orient.

Mike Pence, vice-président

 

 © Reuters© Reuters

« Mike, je t’adore, tu es la raison pour laquelle je ne serai jamais destitué ! » Cette blague du faux Donald Trump (joué par Alec Baldwin) à l’attention de son numéro 2 dans l’émission comique Saturday Night Live en dit beaucoup sur la relation entre les deux hommes. En effet, quand Trump a dû trouver quelqu’un pour concourir sur le même ticket que lui, les candidats ne se pressaient pas au portillon. Les plus en vue (et les meilleurs) ont platement refusé ; Mike Pence, un second couteau, a accepté.

 

S’il apparaît rassurant en comparaison de son boss – l’homme est calme, posé, il parle sans élever la voix ni insulter personne –, c’est aussi un conservateur farouche : soutien de la première heure du Tea Party, chrétien jusqu’au bout des ongles, ultra-libéral, opposé au mariage homosexuel et proche des frères Koch, les grands argentiers du mouvement conservateur… D’où la blague de Saturday Night Live : si Trump est expulsé de la Maison Blanche, son remplaçant sera Mike Pence. Une hypothèse suffisamment inquiétante pour que les démocrates réfléchissent à deux fois avant d’entamer une procédure en destitution du président.

Ancien gouverneur et élu au congrès de l’Indiana, il devrait être l’homme qui s’efforcera de traduire l’agenda présidentiel en lois. Une tâche qui ne sera pas aisée puisque durant ses douze années de législateur, il a proposé 90 amendemen

«L’incompétence ou l’extrémisme»

Steve Bannon, stratège en chef

 

 © Reuters© Reuters

L’ultime directeur de campagne de Donald Trump est, sans conteste, le personnage le plus controversé de la nouvelle équipe présidentielle. Cet ancien banquier d’affaires chez Goldman Sachs, reconverti dans la production de films puis dans les médias en tant que patron du site d’extrême-droite Breitbart News, traîne une réputation sulfureuse : antisémite, xénophobe, nationaliste… Arrivé seulement en août 2016 au côté de Trump, il n’a pas cherché à « réformer » le milliardaire, mais a au contraire encouragé sa veine populiste et outrancière.

Il fait partie de ces conservateurs-bonimenteurs prêts à tout pour écraser l’opposition, qu’il s’agisse des républicains modérés, ou de la gauche. À la tête de Breitbart News, Bannon n’a jamais hésité à jouer sur la corde raciste ni à publier de fausses informations pour promouvoir son camp ou ses idées. Il est par ailleurs le principal lien de Trump avec l’extrême-droite européenne, défendant une convergence d’intérêts et de projets avec le Front National, l’Ukip britannique, l’AfD allemande ou le PVV néerlandais.

Rex Tillerson, secrétaire d’État

 

 © Reuters© Reuters

Le probable secrétaire d’État – au moment d’écrire ces lignes, sa confirmation par le Sénat n’est pas complètement acquise – fait partie des nominations les plus surprenantes du nouveau gouvernement. Alors que Trump n’avait que l’embarras du choix parmi les postulants au poste de diplomate en chef, depuis des républicains passe-partout jusqu’aux grognards néo-conservateurs, il a choisi l’ancien patron de la multinationale pétrolière Exxon, dont l’expérience en matière de politique étrangère consiste à pactiser avec tout le monde pourvu qu’on le laisse installer des derricks.

 

À la tête d’Exxon, Rex Tillerson a sympathisé avec Vladimir Poutine (il a reçu l’Ordre de l’amitié de la part de ce dernier en 2012) et a poursuivi la politique maison de financement de campagnes de désinformation sur le changement climatique. Ces deux derniers sujets ont été au cœur de son audition devant le Sénat début janvier, faisant craindre aux républicains une diplomatie pro-russe contraire à l’histoire du parti, et aux démocrates une dénonciation des accords de Paris sur le climat signés par Obama.

Michael Flynn et K. T. McFarland, conseillers à la sécurité nationale

 

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Au sein d’une équipe qui ne manque pas de profils atypiques, le tandem en charge du Conseil de sécurité nationale ne cesse d’alarmer les experts. L’ancien général Michael Flynn était un officier un brin anticonformiste, plutôt bien vu par ses pairs et par les journalistes qui l’avaient approché, jusqu’à ce qu’il occupe son dernier poste, patron de la Defense intelligence agency (DIA), le service de renseignement de l’armée. Là, il a commencé à faire preuve d’autoritarisme et surtout à présenter de fausses informations comme des faits avérés.

 

Poussé vers la sortie après seulement dix-huit mois à ce poste (contre trois ans en général), il a pris sa retraite et le chemin des plateaux de télévision, notamment celui de la chaîne de propagande du Kremlin Russia Today. Il s’est parallèlement lancé dans une croisade (médiatique) contre les dangers de l’État islamique (écrivant notamment un livre dans lequel il accuse l’islam « de ne pas être une religion mais une idéologie politique vouée à la destruction de la civilisation judéo-chrétienne »). De plus en plus ostracisé par ses anciens collègues, il a alors trouvé refuge auprès de Donald Trump, en dépit de (ou peut-être grâce à) sa propension à re-tweeter un certains nombre de message conspirationnistes.

Son adjointe à ce poste n’est guère plus rassurante. Ancienne des gouvernements Nixon et Reagan, K. T. McFarland a passé les dix dernières années comme spécialiste des questions de défense… sur Fox News. C’est là que Trump s’est entiché d’elle et de sa vision du monde résolument en phase avec la sienne : pro-russe, antimusulmane, pro-torture ; elle n’hésite pas, elle non plus, à promouvoir des théories conspirationnistes.

«Il n’a pas sélectionné les meilleurs chiots de la portée»

Jeff Sessions, secrétaire à la justice

 

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Il est assez symbolique qu’un homme qui, il y a trente ans, s’est vu refuser un poste de juge fédéral en raison de sa sympathie pour le Ku Klux Klan risque de devenir aujourd’hui ministre de la justice, en charge de faire respecter les lois sur la discrimination raciale. Sénateur de l’Alabama, un des États les plus conservateurs du pays, Jeff Sessions est un fervent opposant à l’immigration et un tenant du renforcement des conditions de vote (un argument des républicains pour empêcher les minorités de voter). Il doit sa nomination au fait d’avoir été l’un des premiers et l’un des rares élus à soutenir Donald Trump au début de sa campagne.

 

Même si Jeff Sessions s’est voulu rassurant lors de son audition devant le Sénat, c’est-à-dire devant ses anciens collègues, il s’annonce comme une des figures-clés qui pourraient changer la physionomie du pays en balayant les lois sur la discrimination raciale, en renforçant les expulsions, en envoyant davantage de délinquants en prison ou en décidant de poursuivre les consommateurs de marijuana en dépit des référendums locaux autorisant son usage.

James Mattis, secrétaire à la défense

 

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Parmi les poids plume et autres bizarreries de casting du futur gouvernement, le général en retraite James Mattis fait figure de personnalité sérieuse. L’homme a visiblement des convictions et semble prêt à contredire son patron : c’est lui qui a, semble-t-il, convaincu Trump que la torture ne servait à rien. Lors de son audition devant le Sénat, il a défendu l’OTAN, présenté Poutine comme une menace, et expliqué qu’il fallait honorer les accords passés, notamment avec l’Iran. Tous points sur lesquels il dit l’inverse du président. Cela augure soit d’une confrontation au sommet, soit d’une inflexion de Trump vers des positions plus traditionnelles.

 

Mais Mattis possède deux surnoms. Le premier, « moine guerrier », est celui qu’il a mis en avant ces dernières semaines afin de rassurer les analystes militaires et les alliés sur le fait que le Pentagone serait entre de bonnes mains. Mais son second surnom, « chien fou », atteste un autre versant : celui d’un militaire qui a défendu les récentes guerres américaines au nom du fait que « certains salopards doivent juste être abattus ! ». Bref, son modèle semble moins celui du soldat réticent à la Colin Powell qu’un David Petraeus, avec qui il a collaboré, l’architecte des guerres menées en dépit du bon sens en Afghanistan et en Irak.

Betsy DeVos, Ben Carson, Rick Perry et Thomas Price, secrétaires à l’éducation, au logement, à l’énergie et à la santé

 

 © Reuters© Reuters

 

Parce qu’il ne peut pas complètement remplir son administration de figures marginales ou choisies en dehors du sérail, Donald Trump a bien été obligé de composer avec l’« establishment » républicain. Mais, là aussi, ses choix laissent perplexes les observateurs washingtoniens. « Il n’a pas sélectionné les meilleurs chiots de la portée » est l’euphémisme utilisé par Thomas Mann, un politologue vétéran de la Brookings Institution.

Betsy DeVos est une multimillionnaire, donatrice du parti républicain, ardente défenseure de l’école privée et sans aucune expérience gouvernementale, qui va être en charge de l’éducation. Même si son audition devant le Sénat a frôlé la catastrophe, elle plaît aux républicains qui ne détestent rien de moins que le terme « éducation publique ». Ah, et c’est aussi la sœur d’Erik Prince, le fondateur de Blackwater Worldwide, la firme de mercenaires qui s’est tristement distinguée en Irak…

Ben Carson est un ancien neurochirurgien, candidat malheureux à l’élection présidentielle – et cible des moqueries de Trump durant les primaires. Qu’il ne connaisse rien à la question du logement (il l’admet lui-même) et que sa philosophie tienne en un mot : « Aide-toi et le ciel t’aidera » n’ont pas suffi à le disqualifier aux yeux du président pour diriger les programmes d’assistance pour les plus pauvres. Mais il est africain-américain, et Trump devait bien en nommer un…

Rick Perry est un nationaliste texan (il voulait que son État fasse sécession), objet de nombreuses moqueries depuis sa participation aux primaires de 2012 durant lesquelles il avait promis de supprimer le ministère de l’énergie, tout en oubliant son nom. Si la présidence du pays était une émission de téléréalité, cela aurait été une bonne blague de le nommer à ce poste-là. C’est ce que Trump a fait… sans doute parce qu’il l’avait vu dans Danse avec les stars…

La principale responsabilité de Tom Price à la santé sera de démanteler le système d’assurance mis en place par Obama. Pourquoi pas, puisqu’il en est un farouche opposant ? Sauf que l’homme n’a pas la moindre idée de la façon de s'y prendre et qu’il est accusé de nombreux conflits d’intérêts : il aurait, à plusieurs reprises, investi dans des entreprises médicales ou pharmaceutiques alors qu’il était député chargé de les réguler.

Si d’autres membres du cabinet de Donald Trump apparaissent notoirement sous-qualifiés, ou tout simplement aux antipodes des ministères qu’ils vont avoir à gérer, ces quatre-là suffisent à donner une idée de la manière dont Trump envisage la gouvernance du pays. Non pas comme une responsabilité auprès des Américains, mais comme une prébende ou une entreprise de destruction du service public.

Le Conseil de sécurité nationale, qui fut dirigé par Henry Kissinger, Zbigniew Brzezinski, Colin Powell ou Condoleezza Rice, est l’une des fonctions cruciales du gouvernement américain. Le fait qu’elle soit confiée à des personnalités comme Flynn ou McFarland est, selon un diplomate américain, « un des signes les plus inquiétants de ce que nous prépare Trump : l’incompétence ou l’extrémisme ».

ts et lois : aucun n’a jamais été voté…

«Il faut que les médias américains cessent de coller aux basques du président»

John McCain, Paul Ryan et Marco Rubio

 

 © Reuters© Reuters

Jusqu’à présent, la plupart des grandes figures du parti républicain qui avaient combattu Donald Trump ont complaisamment plié l’échine. La grande question est de savoir si cela va durer. Car le parti républicain a beau être ultra-dominant – il détient la majorité à la Chambre des représentants, au Sénat, à la Cour suprême, et il gouverne 32 des 50 États –, il est loin d’être monolithique et encore moins « trumpien ». Les positions du nouveau président sur la Russie, les accords de libre-échange ou même l’immigration sont loin d’être majoritaires.

 

Comme le rappelle le stratège conservateur John Weaver, « John McCain est en fin de carrière, il vient d’être réélu sénateur pour six ans, il est président de commission et il n’a rien à craindre de Trump : il ne va pas mettre ses convictions sous le boisseau. Ils sont plusieurs comme lui, qui ne seront pas des béni-oui-oui face à la Maison-Blanche ». Outre ces quelques vétérans qui ont fait leurs premières armes sous Reagan et défendent des valeurs conservatrices plus “conventionnelles” que celles du nouveau président, il faudra également compter sur des élus plus jeunes qui, eux, pensent à leur avenir. « Ils savent que l’élection de Trump est un “accident” et que son assise est fragile », explique John Weaver, en parlant de personnalités comme l’ultra-libéral Paul Ryan ou le sénateur et opposant de Trump durant les primaires, Marco Rubio. « Ils observent le sens du vent et ils n’hésiteront pas à lâcher Trump pour préserver leurs chances de lui succéder s’ils sentent que celui-ci perd pied. »

La séparation des pouvoirs à l’américaine fait qu’un président, aussi puissant et aussi autoritaire soit-il, doit composer avec le Congrès, en particulier avec l'ego de tous ceux qui se voient accéder un jour à la Maison Blanche. Même si le parti républicain est bien plus légitimiste et obéissant que le parti démocrate, Trump reste un « outsider » guère aimé au sein du camp sur lequel il a mené une OPA.

Les médias

 

 © Reuters© Reuters

Trump entretient une relation d’amour-haine avec les médias américains, et vice versa. Non seulement le nouveau président s’est servi d’eux, en particuliers des chaînes de télévision, mais il les traîne régulièrement dans la boue, et ces dernières en redemandent. Aujourd’hui, c’est une évidence : les médias américains, y compris les plus respectables et les moins suspects de complaisance à son égard, ne savent pas comment traiter le phénomène Trump. La presse écrite en est réduite à disséquer ses moindres tweets ou à essayer de lire dans le marc de café de ses contradictions ; les télévisions restent fascinées par ce bateleur qui ressemble à leurs reportages préférés : les catastrophes naturelles.

 

« Il faut que les médias américains cessent de coller aux basques du président comme ils le font depuis une vingtaine d’années, estime le spécialiste des médias Eric Alterman. Il faut qu’ils abandonnent la couverture heure par heure du moindre incident, de la moindre polémique, pour retourner sur le terrain, écouter les préoccupations des gens, observer les effets des politiques décidées à Washington. » La rumeur qui continue de courir selon laquelle la Maison Blanche pourrait supprimer le briefing télévisé quotidien ou déplacer la salle de presse a enflammé les rangs des médias accrédités qui crient au scandale. Mais cela pourrait au contraire s’avérer bénéfique, en faisant cesser le cirque médiatique qui entoure la présidence des États-Unis. Car jusqu’ici Donald Trump a montré qu’il était cent fois meilleur que les journalistes à ces jeux du cirque.

« Donald Trump est né de la télé-réalité, un exercice télévisuel qui n’a en fait rien de réel. La seule solution pour les médias consiste à couper le poste, plaide Eric Alterman. Sinon, ils continueront à se faire manipuler. »

Tag(s) : #Politique internationale

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