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Noureddine Bedoui, ministre de l'Intérieur.

 Noureddine Bedoui, ministre de l'Intérieur.

Sous le règne d'Abdelaziz Bouteflika, on n'a pas le droit à la contestation. Tout parti aussi reconnu qu'il puisse être peut subir les foudres du ministre l'Intérieur, Noureddine Bedoui.

Le boycott est interdit en Algérie. Le ministre de l'Intérieur vient de le signifier très clairement. Les partis qui se risqueraient de mener une campagne de boycott des prochaines élections prendraient le risque de voir leur agrément retiré. Ce sont les menaces que le ministre Noureddine Bedoui.

Ali Benflis et son mouvement sont avertis. Le ministère de l'Intérieur va sévir contre eux. "Nous ne donnpons pas seulement des agréments pour les présidentielles !", tonne le ministre de l'Intérieur. Et de souligner que le processus d'octroi des agréments sera revu dans un futur proche. La raison ? Punir les formations politiques qui ne participeraient pas aux élections. Des amendements sont prévus dans le projet de loi portant les partis politiques. Dans une déclaration reprise par l'APS, il a soutenu que ses services s'attelaient à "élaborer comme la loi sur les partis, la loi sur les associations et le code communal qui "comporteront une vision nouvelle en adéquation avec l'esprit de la Constitution amendée".

Il est manifeste que les autorités ont une lecture toute autoritaire de l'exercice démocratique. Si l'on comprend bien cette sortie, pour le ministre qui dirige la force publique, le boycott n'est pas un exercice politique. Seule la participation aux échéances électorales est autorisée ! Un parti n'a pas à dire non, ni à décider de sa manière de mener son combat politique. Il n'y a qu'une seule voie possible : suivre l'agenda des autorités au risque d'essuyer ses foudres.

Pourquoi donc le ministre de l'Intérieur se risque-t-il à des mesures aussi brutales ? Que craint-il ? Une désafection populaire de ces élections, et par-delà le rejet de l'agenda du pouvoir. Ou veut-il forcer la main aux éventuels "boudeurs" de cette élection pour rentrer dans les rangs ?

Tag(s) : #Vie politique

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