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La secrétaire générale du Parti des travailleurs avertit : si la loi sur les hydrocarbures venait à être révisée comme annoncé par le ministre de l’Energie, ce seraient «tous les Algériens» et pas que les adolescents qui sortiraient dans la rue pour dénoncer ce qu’elle estime être une «condamnation à mort» du pays.


Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Pour Louisa Hanoune, qui intervenait, hier, à l’ouverture des travaux d’une session ordinaire du comité central du parti, cette option évoquée récemment par Noureddine Boutarfa, visant, selon elle, la taxe sur les super-profits serait un retour au «point zéro de 2005», qualifiant cette perspective non seulement de non-sens puisque le gouvernement crie que les caisses de l’Etat sont vides, mais aussi de «provocation». 
Un gouvernement que l’oratrice invitera à «prendre en considération les revendications sociales» portées par de nombreuses entités syndicales, et devant cesser, à ce titre, de se livrer à ce qui semble être son sport favori, les provocations. Comme, entre autres, ces ministres qui «continuent à nier la politique d’austérité dans l’ignorance totale de la réalité comme s’ils étaient des étrangers ou vivaient ailleurs» alors que la majorité vit dans la misère et son pouvoir d’achat s’écroule», en ignorant pêle-mêle les grèves, la perte annoncée de près d’un million de postes d’emploi dans la Fonction publique et le blocage de nouveaux postes d’emploi et, «cerise sur le gâteau», les va-et-vient de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, qui, selon Hanoune, «toute honte bue, continue à proposer ses politiques criminelles».
Et cette duplicité de l’exécutif, Hanoune dit la percevoir également dans le dossier lié au Nouvel An amazigh qui, pour la première fois, a bénéficié de festivités à caractère officiel aux quatre coins du pays et même dans les écoles. Et de s’interroger quant au pourquoi de la non-officialisation de cette fête nationale. Ceci non sans relever que de «hauts responsables, hostiles à la célébration de cette fête, hier seulement, se recrutent soudainement parmi les défenseurs acharnés de cette fête ancestrale».

«Pourquoi cette duplicité entre le discours et les actes ?» s’interrogera-t-elle, avertissant de la perte par le pays, de son «immunité» et de «destruction des ressorts» du fait, selon elle, des lois scélérates qui font la part belle à la minorité des nouveaux riches au détriment de la majorité. Pour la secrétaire générale du PT, c’est la désertification économique et sociale du pays qui constitue le danger interne et qui ouvre la voie au danger étranger et pas l’inverse, comme pour récuser cette main étrangère que l’on brandit pour «torpiller» toutes velléités de manifestation.
Et pas que ce conseil que Hanoune délivre au gouvernement puisqu’elle a invité également l’équipe à Sellal à «se doter de sagesse», estimant que le refus du chaos par les citoyens qui ne sont pas impliqués dans les émeutes du début de l’année, est loin d’être «un soutien au gouvernement ou au système». Pour elle, «le gouvernement doit revoir ses lectures et soutenir la majorité».

Vers la participation aux élections législatives 
Pour ce qui concerne les prochaines élections législatives, les membres du comité central du parti devraient, sans aucun doute, entériner l’option de la participation que Hanoune annoncera aujourd’hui, lors d’un point de presse à la mi-journée. Ceci même si, pour la secrétaire générale du PT, ces élections ne constituent qu’une «question conjoncturelle», même si, ajoutera-t-elle, elles pourront être ce virage salutaire ou dangereux pour le pays, les priorités du parti étant ailleurs «claires», puisque consistant, expliquera-t-elle, en l’appui et l’accompagnement des revendications portées par les diverses couches sociales et syndicales. 
M. K.

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Tag(s) : #Vie politique

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