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Jeudi, 19 janvier 2017 00:00

Cela fait maintenant plus de 17 ans que des individus tirés de l’anonymat par un système clientéliste, ou embrigadés dans un processus d’opposition suspect, tentent à chaque fois que le contexte politico-social est gagné par la fébrilité, de donner l’impression d’être dans le secret des dieux, alors qu’en vérité, ce ne sont que des « outils » actionnés par des mains invisibles. Bouabdallah Ghlamallah, le président du Haut conseil islamique, en fait partie.

Qui lui a fait signe de parler pour rappeler aux Algériens ce qu’ils savent déjà ?

Depuis le triste jour où le père de la révolution armée fut lâchement abattu au milieu d’une vaste conspiration qui ne disait pas son nom, les Algériens sont plus que convaincus que les doigts qui avaient appuyé sur la gâchette n’ont fait qu’exécuter un ordre venu de cercles puissants que le cheikh Bouabdallah Ghlamallah ne pourra jamais identifier même dans ses moments les plus spirituels.

Des centaines d’articles, des dizaines de livres et autant de conférences ont été consacrés à l’assassinat de Boudiaf, et chacun est allé de sa vérité, selon la direction du vent. Il n’est donc pas étonnant que l’ex-ministre des Affaires religieuses en fasse de même, même si le motif de son intervention est lié à l’état de l’école algérienne.

Libre à lui de faire de la diversion, mais qu’il soit au moins original et inventif, au lieu de répéter ce qu’on lui a dicté sans chercher à savoir pourquoi. On l’a compris ; sa cible, ce sont les laïcs et les démocrates qui n’ont jamais fait mystère de leur conception d’une école ouverte au monde et au savoir ; une école libérée de la tutelle religieuse. Avec un minimum de logique, le cheikh aurait compris que Boudiaf n’était pas du genre manipulable, et que s’il avait décrété l’école algérienne sinistrée, c’est qu’il avait son opinion. Depuis son exil forcé, Boudiaf était mieux au fait de la chose politique. Et cela, Ghlamallah ne devrait pas l’ignorer. Son intervention sur le sujet est une piètre provocation qui ne mérite aucune réponse. A son âge, il est compréhensible qu’il hallucine, mais pas au point de dire n’importe quoi, n’importe où et n’importe comment.

Mohamed M

Tag(s) : #Vie politique

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