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Le Forum des citoyens pour la deuxième République estime que le rapport de force, défavorable à l’idée démocratique, est à l’avantage du «régime autoritaire» en place, plus que jamais assuré dans «sa capacité à se renouveler».
Mohamed Kebci-Alger (Le Soir) - Une force, soutient encore le quintette Ahmed Badaoui, Moulay Idris Chentouf, Tarik Mira, Ramdhane Moula et Hamid Ouazar, dans un communiqué rendu public, hier lundi, que ce régime tient dans le «verrouillage tous azimuts des sociétés politique et civile» à travers la «mise au pas des médias lourds, les menaces judiciaires et financières sur la presse écrite indépendante, l’interdiction de manifestations publiques, les difficultés à créer des associations et, enfin, le must des must, l’usage de la fraude électorale». Ce qui fait que «toute possibilité d’alternative est bloquée tandis que l’alternance est réduite à la lutte de clans issus du système», considérant que ceux, beaucoup, qui espèrent un changement se bercent encore de cette illusion».
Et dans ce constat, le Forum s’appesantit sur la responsabilité de l’opposition, celle démocratique à laquelle il soutient appartenir. Un camp qui, accuse-t-il, «a sombré dans le fonctionnement antidémocratique sanctifiant l’opportunisme et le pouvoir personnel» et qui a comme «talon d’Achille, de miser, pour sa survie, sur la compromission avec le régime qu’il accompagne systématiquement dans toutes ses initiatives». Autant «d’errements stratégiques» avec comme corollaires immédiats, l’incapacité à s’unir dans un front républicain et démocratique, ce qui constitue «une tragédie qui a laissé quantité de cadres sur le chemin de l’errance et tué l’espérance pour un nombre non évalué de générations».
Un sombre tableau qui ne semble pas pour autant «désespérer» les promoteurs du Forum pour qui l’engagement citoyen «n’est pas réductible au travail partisan», invitant à une «implication dans la cité, expression de la citoyenneté active, et à s’immerger dans les profondeurs de la société pour arriver à ce que Antonio Gramsci appelait la domination culturelle». Ce qui, poursuit le communiqué, peut permettre l’émergence d’«une nouvelle génération de militants qui aura forgé son esprit de lutte dans la construction civique» avec comme stratégie de viser le moyen terme et ne pas réfléchir, du moins, à courte durée pour espérer «une chance de changement». 
Car, pour le quintette, c’est seulement avec cet élément que «l’on peut mener le combat politique et idéologique pour contrecarrer cette force qui appartient au religieux, émise à la fois par les salafistes de toute sorte et le pouvoir lui-même», estimant, qu’entre le politique et le culturel, la frontière est mince et, par conséquent, différents thèmes peuvent être abordés avec une censure contenue, du moins en partie et la formation de citoyens engagés, pénétrés de la chose publique est assurée».
M. K.

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Tag(s) : #Vie politique

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