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le 19.12.16 | 10h00 Réagissez

 
 

La leader du PT a encore une fois appelé le président de la République à prendre des mesures et infliger des sanctions
quant aux différents scandales qui ont marqué l’année 2016.

Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, affirme que l’Algérie vit actuellement un statu quo «étouffant» et une «situation des plus insoutenables». Une situation qui risque, de son avis, de mettre en danger la cohésion sociale. «Les citoyens sont angoissés devant cette situation caractérisée par la multiplication des scandales et le mépris affiché par le pouvoir à leur égard», explique Mme Hanoune.

 

Intervenant, hier, à l’ouverture des travaux de la dernière session du bureau politique de l’année, la leader du PT a encore une fois appelé le président de la République à prendre des mesures et infliger des sanctions quant aux différents scandales qui ont marqué l’année 2016. Mme Hanoune demande d’abord au Président de faire une deuxième lecture de la loi de finances 2017, comme elle l’invite à prendre des décisions stricte après l’incident du Forum africain et le scandale du complément alimentaire Rahmat rabi (RHB).

Elle lui demande de sortir de son mutisme pour mettre le holà aux agissements de Chakib Khelil et enfin ouvrir une enquête sur la mort du journaliste Mohamed Tamalt. S’agissant du scandale RHB, la secrétaire générale du PT fustige le ministre de la Santé, l’accusant d’avoir une grande responsabilité dans cette affaire dès lors qu’il a participé à la publicité accordée à ce «poison». «L’année 2016 se termine avec un autre scandale qui concerne le poison produit par un charlatan.

Il n’a pas eu honte et il l’a dénommé Rahmat Rabi. L’affaire n’a pas livré tous ses secrets et nous ne comprenons pas pourquoi le ministre de la Santé s’est comporté de la sorte», s’est insurgée la secrétaire générale du PT. «A l’évidence, il y aurait de gros intérêts et le Président est interpellé, observe Mme Hanoune, car il y va de la crédibilité de l’Etat en plus de l’instrumentalisation de la religion dans cette affaire.» Dans son intervention, Louisa Hanoune a insisté sur le retrait du projet de loi sur la santé, estimant qu’un «ministre qui fait la promotion et encourage un charlatan ne peut pas présenter une loi qui concerne le système de santé ou légiférer dans le secteur».

Sur l’incident intervenu à l’ouverture du Forum africain, la première dame du PT le qualifie de «grave et inacceptable d’un point de vue patriotique» et «ne peut être considéré comme un événement marginal». Pour elle, il s’agit là d’une expression violente de la caporalisation de l’Etat par l’oligarchie prédatrice. «Nous assistons à l’émergence d’une oligarchie comme une force violente et prédatrice qui a mis en place un Etat parallèle.

Il faut, à notre avis, traiter le mal à la racine en opérant une rupture avec cette dérive grave afin de sauver le pays des griffes des prédateurs», a avancé Mme Hanoune, qui attend du Président Bouteflika des mesures à la hauteur de cet événement et de la gravité de ces faits. La secrétaire générale du PT a tapé aussi sur Chakib Khelil qui continue à squatter des espaces et à s’exprimer en proposant le même programme qui a miné l’Algérie. «Au lieu d’être devant le juge à répondre de ses actes, Chakib Khelil anime des conférences. Où va l’Algérie ? Cette situation n’honore pas notre pays», s’insurge Mme Hanoune.

Abordant la mort du journaliste Mohamed Tamalt, L’oratrice parle d’une tragédie que l’Etat aurait pu éviter. Elle a rappelé que la Constitution interdit l’emprisonnement des journalistes pour leurs écrits. «Au-delà de la personne et du contenu de ses écrits, ce drame traduit l’irresponsabilité et un manque d’intelligence.

De ce fait, nous nous attendons à ce que le Président ouvre une enquête et libère par la même le journaliste Hassan Bouras. Ces dérapages doivent cesser», a-t-elle plaidé. Enfin pour ce qui est du phénomène des migrants, la leader du PT a condamné les propos racistes tenus à leur égard par certaines parties. «Lorsqu’il y a régression sociale, il peut y avoir des dérapages. Nous appelons l’Etat à assumer ses responsabilités face à ces réfugiés, victimes de guerre et de pièges impérialistes», a souligné Mme Hanoune.
 

Nabila Amir
Tag(s) : #Vie politique

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