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Les toutes dernières sorties publiques de l’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, sont loin d’agréer la secrétaire générale du Parti des travailleurs, qui les qualifie de «provocations qui doivent cesser».
Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - «A quel titre anime-t-il ses conférences ? Qui en est l’organisateur ? Qui lui donne les autorisations dans des endroits, les universités où ce genre d’activités sont pourtant interdites depuis une année par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ? s’est, en effet, interrogée, hier, Louisa Hanoune à l’ouverture d’une réunion du bureau politique du parti, la dernière de l’année en cours. 

Un activisme qu’elle qualifiera de «provocation de la part d’un individu qui est impliqué dans des affaires de corruption et qui ose proposer à l’Etat de se départir de sa politique sociale et de recourir à l’endettement extérieur». Exactement comme il l’a fait pour l’Argentine, pays que «cet expert du FMI a détruit par sa politique criminelle d’endettement extérieur et de réajustement structurel».
Cette «provocation doit, selon Hanoune, cesser car la place de ce expert destructeur est devant les juges pour répondre des accusations de corruption qui pèsent sur lui et pas devant les étudiants dans les universités». 
Et de lui asséner le coup de grâce : «Honte à vous, vous qui venez vous réfugier chez vous, dans votre pays alors que vous êtes demandé ailleurs, accusé que vous êtes dans des affaires de corruption dont celle de Sonatrach et sans que notre justice intervienne.» Et l’autre cible de la patronne du PT est un ministre en exercice, celui de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Et le scandale du fameux complément alimentaire RHB est tout indiqué pour Hanoune à l’effet de s’en prendre vertement à Abdelmalek Boudiaf qu’elle accuse d’avoir «transgressé les lois et les règlements en accompagnant ce pseudo-inventeur qu’il affirme connaître depuis 2005». Et à la secrétaire générale du PT de voir dans cette affaire qui confirme, selon elle, le «délitement de l’Etat», «la connexion de la maffia et des institutions de la République». Exigeant que «toute la lumière» soit faite sur cette grave affaire qu’elle qualifie de «crime» pour en situer toutes les responsabilités, Hanoune en appellera au président de la République pour intervenir, estimant qu’il y va de la santé publique, faisant part, dans ce sillage, de «trois cas de décès enregistrés à Blida» parmi des diabétiques qui ont pris ce complément alimentaire de tous les scandales.
Mais pas que ce grief que Hanoune retient contre Boudiaf puisqu’elle l’accuse ouvertement d’avoir «concédé à un patron des travaux publics qui ne connaît rien à la santé, l’exclusivité d’importation des équipements de radiothérapie, obligeant, dans ce sillage, une agence publique à mettre les clés sous le paillasson». Avec, cerise sur le gâteau, fera-t-elle remarquer, un «contournement judicieux de la fameuse loi du 51/49% liée aux investissements avec des étrangers, puisque le patron comptabilise, selon elle, les 51% de l’Etat et les 49% au nom de deux multinationales dont il se fait l’intermédiaire». 
Exigeant une enquête à ce sujet, la secrétaire générale du PT réitérera le retrait pur et simple du projet de loi sur la santé qui consacre, selon elle, la dislocation du secteur public au profit de celui privé. Et puis, renchérira-t-elle, «un ministre qui fait la promotion et encourage un charlatan ne peut présenter une loi qui concerne le système de santé ou légiférer dans le secteur».
Revenant sur le fameux «incident» ayant émaillé la cérémonie d’ouverture du Forum africain d’affaires et d’investissements, au début du mois en cours, la secrétaire générale du PT estime qu’il «lève le voile sur une réalité qui était claire pour nous depuis la fin de 2014 : l’émergence d’une oligarchie comme une force violente et prédatrice qui a mis en place un Etat parallèle. C’est une expression d’une extrême violence de la caporalisation de l’Etat par l’oligarchie». Et d’appeler le président de la République à des «mesures à la hauteur de l’incident qui est inacceptable d’un point de vue patriotique et ne peut être considéré comme un événement marginal».
M. K.

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Tag(s) : #Vie politique

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