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Finalement, les députés ne toucheront probablement que la moitié de la tant controversée prime de départ de l’hémicycle parlementaire en mai prochain après une vague de «diversion» et surtout d’«hypocrisie» ayant entouré cette «problématique».


C’est ce que vient de décider le groupe parlementaire du FLN, majoritaire à l’APN, qui, dans un communiqué rendu public, hier lundi, a fait part de sa décision de diviser par deux la fameuse prime en «signe de solidarité en cette situation de crise économique qu’endure le pays», invitant le bureau de l’Assemblée à «inclure cette demande dans ses délibérations dans l’élaboration du budget de l’Assemblée». 
Ceci dit, et si, officiellement, les directions des deux partis pivots du pouvoir, le FLN et le RND, ont clairement signifié leur refus de cette prime, comme pour être au diapason de l’option de l’austérité adoptée par les pouvoirs publics pour faire face à la grave crise financière induite par le rétrécissement des revenus pétroliers, ce n’est pas le cas de leurs «bases» parlementaires, visiblement outrées par cette décision «unilatérale» prise sans leur consentement. 
Et les concernés, notamment ceux du parti majoritaire, ont clairement signifié leur courroux, en s’absentant en grand nombre, hier et avant-hier, aux plénières consacrées aux débats autour du projet de loi fixant les hautes responsabilités de l’État ainsi que les fonctions politiques interdites aux binationaux et celui relatif à l'état civil. Plus que cela, ceux qui ont daigné se présenter à l’hémicycle parlementaire ont quitté, dimanche, la plénière au moment où Baha Eddine Tliba, vice-président de l’Assemblée, prenait la parole. Une sorte de «réplique» à leur collègue auquel il est reproché d’être l’«instigateur» de la proposition d’annulation de la fameuse prime de départ au nom de la «nécessité de participer à l’effort de l’austérité prôné par les pouvoirs publics et auquel les députés ne devaient surtout pas se soustraire». Et ce, avant que l’on décide, au sein du groupe parlementaire, de couper la poire en deux, en concédant la moitié de cette prime. Et ces députés du FLN et leurs collègues du RND étaient dans les travées de l’hémicycle parlementaire à la quête de la moindre information à ce sujet. 
Alors que le secrétaire général du RND avait signifié, samedi dernier, son opposition à cette prime, soutenant à Djelfa que «si cela ne tient qu'à son groupe parlementaire, le RND sera le premier à applaudir la suppression de cette prime», les députés du parti sont contre, même s’ils prennent le minutieux soin de ne pas le signifier publiquement. 
Mais il est de ces «détails» qui trompent puisque au moment où un député, qui est également un membre des plus en vue du parti, nous signifiait toute «l’hypocrisie» qui entoure ce sujet, comme pour mieux désigner à la «vindicte populaire, une institution législative, donc élue par le peuple», des collègues accourent vers lui pour crier leur «désapprobation» de l’éventuelle annulation de cette prime. «Que si Tliba veuille engager l’institution parlementaire dans l’option parlementaire, qu’il donne d’abord lui-même l’exemple, puisque milliardaire qu’il est, la somme totale de cette prime ne représenterait que des miettes pour lui», commente, coléreux, un député du FLN qui dit «sentir l’odeur de la diversion» dans cette cabale montée contre l’institution parlementaire que «l’on veuille à tout prix discréditer davantage, à quelques semaines des prochaines législatives». 
M. K.

Tag(s) : #vie parlementaire

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