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Mohamed Raouraoua

 Mohamed Raouraoua

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Sans respect ni regret envers les milliers d’éleveurs de bovins et ses prédécesseurs, Mohamed Raouraoua a récemment comparé la FAF d’avant sa présidence à une étable, confirmant si besoin est qu’il ne s’y connait rien dans le domaine.

Avec tout le respect que l’on doit à son poste de premier responsable du football algérien et au risque de le choquer, nous dirions qu’il est plus difficile de gérer techniquement une étable qu’une fédération comme la FAF. Beaucoup de lecteurs trouveront peut-être cette affirmation quelque peu osée, voire fausse, mais attendons les preuves qui vont suivre pour se prononcer.

A en croire Mohamed Raouraoua, la FAF et le football algérien se portent très bien depuis son arrivée à Dely Ibrahim, ce qui veut dire qu’il a réussi dans sa mission. Soit ! Seulement voilà, 54 ans après l’indépendance, l’Algérie continue d’importer massivement du lait en poudre, ce qui veut dire aussi qu’on n’a pas encore trouvé quelqu’un qui sortirait les étables algériennes de leur sous-développement chronique. Question à un litre de lait cru : si on mettait Mohamed Raouraoua à la tête de l’agriculture algérienne, pourrait-il garantir l’autosuffisance en lait de vache ?

Gageons que Mohamed Raouraoua ne réussira jamais dans un rôle de premier responsable de l’agriculture algérienne, parce qu’au vu de sa maladroite comparaison, on déduit très vite qu’il prend une étable pour ce qu’elle n’est pas. Mohamed Raouraoua croit sûrement qu’une étable est ce bâtiment plein de vaches et de bouses malodorantes, où des fellahs s’échinent à produire du lait et des veaux.

Oui, c’est cela une étable, mais pas seulement, Monsieur Raouraoua ! Les étables sont ces lieux où on produit un aliment complet et stratégique en quantité suffisante pour toute la population, et pourquoi pas plus, sous peine de se retrouver sous la menace de l’insécurité alimentaire. Et c’est cette menace qui plane aujourd’hui sur notre pays. S’il est facile de vivre sans football, il n’est par contre pas du tout aisé de vivre sans lait ni viande bovine. Voilà pourquoi il serait malhonnête de mépriser l’étable, Monsieur Raouraoua.

Cela étant dit, vivement le jour où on arrêtera carrément les futilités pour se consacrer aux choses qui apporteront un plus à notre économie. Le jour où on trouvera quelqu’un qui fera de l’élevage bovin en Algérie ce que Mohamed Raouraoua a fait de la FAF, là on pourra dire, fièrement, qu’on a réussi et que la FAF ressemble vraiment à une étable.

Ahcène Bettahar

Tag(s) : #sportive

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