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Le MDS ORAN communique

« Grâce à l'action citoyenne, le nom du Chahid Fernand Iveton reprend sa place sur le mur de la rue qui portait son nom. Merci à tous ceux et à toutes celles qui ont signé la pétition et qui ont protesté et élevé la voix ». Tel est le message adressé aux signataires par un des initiateurs de cette pétition au lendemain de cette réhabilitation. Et tel est le message que nous adressons à celles et ceux d’entre vous qui ont participé à cette action après en avoir été informés/ées par notre biais (via notre email du 14/09 passé).

Cependant, et bien que « l'indignation et la mobilisation citoyennes auront payé » comme on le déclare ici et là, l’on ne peut être pleinement satisfait de cette pourtant sage décision de la Commune d’Oran qu’une fois assurés que cette dernière ait véritablement pris acte de la forfaiture que recelait l’opération de débaptisations décriée. Et ce, non seulement en réhabilitant tous les chouhada dont les noms ont été touchés par cette opération mais surtout en déshabilitant tous les membres ayant participé à son montage et à la supervision de son exécution. De manière qu’ils n’aient plus d’autres occasions de « saloper » de telles opérations dans une cité où nombre de voies et édifices attendent toujours d’être baptisées.

C’est que la bataille pour la mémoire devient de plus en plus aigüe et qu’il ne suffit plus, pour la gagner, de seulement ne faire remettre des choses en places (telles des plaques de rues et autres édifices) qu’une fois que leur dénonciation citoyenne ait pris une certaine ampleur. Car cette bataille ne gravite pas seulement autour de la toponymie des villes et régions. Elle touche également les questions liées à notre patrimoine, à l’environnement ainsi qu’à l’enseignement et la recherche en Histoire et en Géographie.

C’est dire l’intérêt d’aiguiser la vigilance citoyenne et de soutenir les luttes et initiatives engagées dans ces domaines. Telle la récente saine contestation du nouveau programme universitaire (de licence) en Histoire par les professeurs d’Histoire la faculté de Bouzaréah (Alger) qui y voient un grand et réel risque de réduction, à terme, des capacités (déjà faibles aujourd’hui) de notre peuple à se réapproprier son héritage historique millénaire.

"Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir" (Aimé Césaire)

Le MDS-Oran

Tag(s) : #Communiqués, #Vie politique

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