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Depuis son origine, la Silicon Valley a tissé et gardé des liens étroits avec le complexe militaro-industriel, le secteur de la défense et le gouvernement américain. Le Wall Street Journal a enquêté sur l’un des actionnaires de start-up les plus secrets : le fonds de capital-risque In-Q-Tel de la CIA, qui opère « largement dans l’ombre, comme l’agence d’espionnage qui l’a fondée ».

Page d’accueil du site d’In-Q-Tel - www.iqt.org

Ce n’est pas un fonds « VC » (venture capital) comme les autres : son objectif n’est pas le profit (il se présente comme une organisation à but non lucratif), mais l’essor de technologies qui peuvent servir aux missions de renseignement de la CIA, « sans être empêtré dans la bureaucratie ». Autre particularité : In-Q-Tel investit l’argent des contribuables américains, environ 120 millions de dollars par an. Il reçoit parfois des financements d’autres agences, notamment la NSA, le FBI ou le ministère de la Défense.

En une quinzaine d’années, depuis sa création en 1999, le fonds a investi dans plus de 300 entreprises, dans la sécurité, le logiciel, les satellites, etc. Ou l’analyse des composés chimiques d’un tapis, qui a permis de détecter des produits chimiques mortels en Afghanistan et en Irak. Le patron d’In-Q-Tel, Christopher Darby affirme au Wall Street Journal :

« Nos clients nous ont dit que les technologies que nous avons fournies ont permis de sauver d’innombrables vies »

Tag(s) : #Politique internationale

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