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Réseau des Démocrates

Espace de rencontres et d'échanges d'expériences en vue de construire des alternatives démocratiques et sociales.

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PLAIDOYER POUR VAHID

Vahid le mal aimé doit exulter. Il vient d’accomplir avec son équipe, ce qu’aucun entraîneur de l’équipe nationale d’Algérie n’a réalisé : passer au seconde tour de la Coupe du Monde.

Sans cesse critiqué et contesté par la presse sportive, une partie des supporters et une FAF qui n’avait de hâte que de mettre fin à son contrat, il surmonté vents et marées contraires, pour finir par réaliser l’exploit attendu par tout un peuple.

Pour la première fois de son histoire footballistique, l’Algérie passe au second tour de la Coupe du Monde et fait partie du Gotha des seize meilleures équipes de la planète. Et cela, grâce à un homme devenu, par la force de trois années de travail et du destin, plus algérien que les algériens. Un homme qui, par sa rigueur technique et tactique, ainsi que par sa connaissance de ses hommes, de leur mental et de leurs émotions, réussit à réaliser, l’incomparable exploit.

Rappeler que l’Italie, quadruple championne du monde, et l’Espagne, tenante du titre, ont disparu au premier tour ; et que ces cinq équipes africaines il ne reste plus que le Nigeria et l’Algérie, nous permet de mesurer la valeur de cette exceptionnelle performance accomplie par Vahid et son équipe.

Et c’est cet homme que la FAF va « enterrer » - quel sens de la reconnaissance -, en le remplaçant par un entraineur de seconde zone, à un mois du tour éliminatoire de la Coupe d’Afrique des Nations. Certains journalistes « aux ordres », ont qualifié cette décision de la fédération, comme un acte de prévoyance, un signe de bonne gouvernance. J’estime pour ma part, que c’est un acte de mal gouvernance qualifiée.

Comme le dit le dicton footballistique, « on ne remplace pas une équipe qui gagne », on peut tout aussi bien affirmer, « on ne remplace pas un entraîneur qui gagne ».

Et pour le remplacer par qui ? Un entraineur loin d’avoir son palmarès. Voici ce qui en est dit sur le site du SRO (stade rennais on line)[1]

Tout un chacun a le loisir de se rendre sur internet pour en savoir un peu plus, sur le futur éventuel remplaçant de Vahid.

Enfin, je ne sais ce que les joueurs pensent de ce tour de passe- passe fédéral, mais je partage l’avis de tous les citoyens algériens qui demandent le maintien de Vahid à la barre de l’équipe nationale jusqu’à la fin de la Coupe d’Afrique des nations. Rappelons que toute une campagne électorale a été menée par le Premier ministre sur le thème de la stabilité.

Alors, « laissez Vahid à la barre de l’équipe nationale de football. »

[1] Le club morbihannais FCLorient), qui joue alors au niveau régional, sera son « laboratoire », celui où Gourcuff peut développer ses idées sur le jeu, héritées de Prouff, mais surtout de l’école nantaise de Arribas. Il fait monter les Merlus jusqu’en D2, puis quitte le FCL pour une période de cinq ans.
En 1991, il y fait son retour, et après huit années d’effort s’offre aux Lorientais la première montée en D1 de leur histoire. Obtenant une reconnaissance nationale, Gourcuff attire le regard des dirigeants rennais. En 2001, ceux-ci le recrutent, et le chargent de donner une identité de jeu au Stade rennais. L’expérience tournera court. Faute de résultats rapides, et rejeté par plusieurs joueurs de son effectif, Gourcuff est limogé en mai 2002. Après un court intermède au Qatar, il revient à Lorient en 2003, pour continuer à faire progresser « son » club.

Postes occupés par C.Gourcuff

FC Lorient (1991-2001)
Stade rennais FC (juin 2001 - mai 2002)
Al Ittihad Doha (Qatar, 2002-2003)
FC Lorient (juin 2003 - mai 2014)

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