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Mme KERZABI MERIEM née ISTITENE

Enseignante- Chercheure.

Ancienne athlète

EN d’Athlétisme et HandBall.

mkerzabi@yahoo.fr

RAPPORT DE MA PARTICIPATION A

LA 6ème CONFERENCE EN FINLANDE

J’ai été proposée par le FOREPS pour participer à la 6ème Conférence sur « Femmes et Sport » vu les travaux sur cette thématique et notamment le doctorat d’Etat.

Pourquoi la 6éme Conférence ?

Il faut rappeler que la 1ère Conférence a eu lieu à Brighton en Angleterre en 1994 sur l’initiative de quelques personnes. L’Algérie a été signataire de la déclaration de cet appel.

La 2 ème à Windoeck en Namibie en 1998. L’Algérie était présente avec 2 femmes.

La 3 ème à Montréal 2002, présence de l’Algérie par l’association « AFSCM » (femmes, sport, culture, méditerranée).

La 4ème au Japon en 2006.

La 5ème à Sydney en 2010.

La 6ème à Helsinki en 2014, je représentais l’Algérie sur l’initiative du FOREPS.

La 7ème aura lieu en 2018 au Botswana.

Les conférences mondiales respectent le principe à chacun son tour en changeant les continents.

La 6ème conférence sur les femmes et le sport a contesté le statu quo et a appelé à des mesures concises et à des engagements fermes de "Changement de plomb» et «Soyez le changement" vers l'égalité des sexes dans le sport.

Plus de 800 participants de près de 100 pays se sont réunis en donnant la préférence à la Finlande, au lieu dit Finlandia Hall.

Leur but est d’explorer le sujet de l'égalité des genres dans le sport à travers la théorie, la politique et la pratique. L'événement de trois jours a été plein d'enthousiasme, il y a d'heureuses retrouvailles et de nouvelles rencontres se sont faites.

Les thèmes de la Conférence :

Ø MOVE ME ! Activité physique et le bien être pour la vie.

Ø BUCK THE TREND. Inverser la tendance. Conduire le changement dans la politique du sport.

Ø 100% SPORT. Renforcement de la participation grâce à la créativité et l'innovation.

Ø ÊTRE VOTRE MEILLEUR ENTRAÎNEUR. Poursuite de l'excellence en matière de leadership et de coaching.

Ø SPORT SANS PEUR. Le sport comme un havre de paix et bastion des droits humains.

Après l’accréditation le travail a commencé par la réunion de l’IWG régional et continental.

L’Afrique a été divisée selon 2 zones au cours de la conférence de Windoeck Zone 1 : L’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Lybie, l’Egypte.

Zone 2 : les autres pays africains.

Au cours de notre présence à la réunion de l’Afrique nous étions impressionnée par la présence de la délégation du Bostwana accompagnée par leur ministre une femme et par des hommes et des femmes. La Namibie avait sa représentante de l’IWG et une ministre femme aussi.

Ouverture Officielle à 14h.

Plusieurs personnalités ont pris la parole durant 2 heures. Le soir une réception était offerte par le maire de la ville d’Helsinki.

Déroulement des travaux.

Chaque jour il y avait 2 sessions pleinières le matin et l’après midi où étaient conviés l’ensemble des représentantes. Des communications étaient faites puis des débats avec les invités proposés à l’avance qui en règle générale étaient des athlètes, des entraineurs, des chercheurs, des responsables dans les fédérations internationales ou nationales comme Anita De Frantz ex représentante du CIO, la responsable de l’UNESCO, la Ministre du Botswana, une enseignante chercheure au Japon…

Après il y avait le choix pour se rendre dans différentes salles de réunion selon les thèmes proposés.

Des Posters figuraient au programme.

On a noté la présence de certains organismes comme l’ICSSPE : International Council of Sport Science and Physical Education, le Comité Olympique du Qatar, le Centre de recherche de Montréal etc…

Nous étions particulièrement intéressée par les présentations qui se rapportaient au vécu des athlètes, entraineurs et responsables. Impressionnée par les personnes invalides qui ne cessent d’activer malgré leur handicap. Les problèmes des pays émergents et ceux des pays où la religion demeure encore comme frein à la pratique.

Les pays occidentaux restent encore fermés au leadership des femmes y compris les pays où la parité est manifeste dans l’ensemble des secteurs. Par exemple en Finlande les femmes entraineurs ne représentent que 23% dans l’entrainement en général. En volley ball dans le haut niveau 0% de femmes alors que le handball elles sont 12,5% dans le haut niveau. Des femmes qui entrainent les garçons ce n’est pas encore fait.

En conclusion il est proposé une discussion sur que pouvons-nous faire pour aider les femmes à être actives dans le sport? Inventer un brainstorming, faire l'apprentissage par la pratique).

Ø Les 3 journées de travail ont été riches de connaissances et de propositions.

La conférence a célébré le 20e anniversaire de la Déclaration de Brighton sur les Femmes et le Sport et la création de Groupe de travail international sur les femmes et le sport (GTI). Le Rapport « De Brighton à Helsinki » sur Femmes et Sport (1994-2014), faisant suite aux travaux de la conférence montre qu'il y a encore du travail à faire.

Cependant une nouvelle page dans la promotion de l'égalité des sexes a été tournée. Les participantes à la 6ème Conférence rentrent chez elles dans leur pays et leurs communautés, en emportant avec elles l'inspiration et les boîtes à outils communes révélées à Helsinki.

De nombreuses recommandations ont fait l’objet de ce rapport. Ainsi pour l’Afrique et l’Asie

le rapport recommande de se concentrer sur les questions suivantes afin de promouvoir l'égalité dans le sport:

1. Organiser la garde des enfants afin que les femmes puissent faire leur activité.

2. Soutenir les élites pendant et après leur carrière.

3. Prévenir le harcèlement et les abus sexuels

4. Soutenir le leadership féminin, en particulier dans l’arbitrage, l'encadrement et la prise de décision.

Le relais et la 7ème Conférence.

Le relais est toujours là, dit la co-présidente de 2014-2018. La tâche n’est jamais achevée pour le groupe GTI. Après la Finlande ce sera le Botswana. La direction et l’organisation de la future Conférence est l'occasion non seulement pour le Botswana, mais pour toute l’Afrique, a déclaré la coprésidente du GTI 2014-2018 Ruth Maphorisa, une des responsables.

A quand une pareille initiative en Algérie ?

Remarques

Nous portons à la connaissance des personnes intéressées que des documents ont été remis au président du FOREPS portant sur l’ensemble du programme, sur les résumés des différentes communications, sur les titres des posters et sur les éventuels représentants des pays participants.

Une telle participation nous permet de suivre de près les travaux sur « Femmes et Sport », d’enrichir nos connaissances, d’établir de nouveaux contacts et de faire l’état des lieux du sport féminin en Algérie en établissant des comparaisons entre différents pays.

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