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le 22.02.14 | 10h00 9 réactions

 

Comment les pouvoirs publics, en dépensant près de 700 milliards dollars – plusieurs fois le plan Marshall qui a servi à la reconstruction de l’Europe après la Deuxième Guerre mondiale – n’ont-ils pas pu construire une vraie économie et mettre en place une gouvernance capable d’assurer la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat ?

L’Algérie vit depuis quelques semaines une situation particulièrement tendue. Enfin rendus à l’évidence, les Algériens vérifient, à leurs dépens, la vulnérabilité dans laquelle est définitivement installé leur pays. Après quinze années de règne, le président Bouteflika n’a pas seulement fait régresser la pratique politique et dérégulé les mécanismes constitutionnels d’alternance au pouvoir en supprimant la limitation des mandats présidentiels de la Constitution de 1996, mais aussi consacré une économie de rente aléatoire, incapable de survivre aux fluctuations des marchés internationaux. Le gouverneur de la Banque d’Algérie vient d’étaler au grand jour toute l’étendue du désastre de la «gouvernance bouteflikienne».L’information est passée presque inaperçue à cause d’une actualité très chargée et tumultueuse.

Pourtant, la sentence de Mohamed Laksaci, qui a présenté la semaine dernière le rapport trimestriel sur les tendances monétaires et financières du pays, est sans appel.Ainsi, «la balance des paiements extérieurs globale a clôturé 2013 avec un excédent de seulement 0,13 milliard de dinars, soit un quasi-équilibre après les importants excédents des années 2012 (12,6 milliards de dollars) et 2011 (20,14 milliards de dollars)». M. Laksaci, qui a confirmé à l’occasion toutes les inquiétudes et les craintes soulevées par de nombreux experts économiques depuis des années, a imputé cette baisse importante au fort recul des quantités d’hydrocarbures exportées qui ont baissé de 7,3%. En valeur, a-t-il ajouté, «les recettes des exportations d’hydrocarbures se sont contractées de 10,2%, s’établissant à 63,3 milliards de dollars en 2013 contre 70,5 milliards en 2012».

Le gouverneur de la Banque d’Algérie a expliqué aussi que le recul de la balance des paiements a été «aggravé par une hausse des importations de biens qui se sont chiffrées à 55,1 milliards de dollars en 2013 contre 51,5 milliards en 2012». Pour lui, le «niveau des importations atteint en 2013 est non soutenable eu égard au profil des exportations tant en volume qu’en valeur».

On le sait, M. Laksaci, étant commis de l’Etat, n’aurait pas hésité à embellir une conjoncture s’il y avait matière à le faire. Mais les chiffres sont têtus. Et ceux qu’il a livrés sont incontestablement alarmistes et surtout indicateurs que la politique économique – s’il y en a eu une – du président Bouteflika n’est en réalité qu’une accumulation d’échecs. Le bilan, il y a lieu de le dire, est indéfendable. Et pour un Président sortant, nonobstant dans le cas qui est celui du locataire d’El Mouradia dont l’état de santé s’est considérablement détérioré depuis son AVC, un bon bilan aurait suffi pour défendre une éventuelle option de reconduction à la tête du pays. Ce n’est visiblement pas le cas.

Aucun chef de l’Etat algérien n’a eu les atouts dont a bénéficié celui qui est en poste depuis 15 années : un large consensus politique et une manne financière abondante qui si elle avait été exploitée à bon escient aurait certainement mis le pays sur la voie du développement et de l’indépendance vis-à-vis de la rente pétrolière.

C’est un pays en friche que s’apprête à léguer la gérontocratie au pouvoir aux générations futures. L’échec est cuisant. Personne ne peut expliquer, aujourd’hui, comment les pouvoirs publics, en dépensant autant d’argent – près de 700 milliards dollars, plusieurs fois le plan Marshall qui a servi à la construction de l’Europe après la Deuxième Guerre mondiale – n’ont pas pu construire une vraie économie ni mis en place une gouvernance capable d’assurer la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat, et des contrepouvoirs à même d’en garantir le contrôle. Les partisans du quatrième mandat n’ont aucun argument à faire prévaloir, sinon une bien visible cupidité à continuer à se servir de la rente, et ce, au détriment de la stabilité du pays.

Said Rabia
 
 
Vos réactions 9

den haag(nl)   le 22.02.14 | 15h44

Bouteflika notre cauchemar

Voilà le vrais visage de bouteflika il est revenu pour se vengée des algérien et l Algérie de par son complexe de son lieu de naissance il a détruit et va continuée à le faire il a de la haine et du mépris . et avec la complicité de qlq grades du MDN il n'a jamais été apprécié par personne parcequ il étais un magouilleur qui sème la discorde (el fitna ) il est connu de ça il vien même de fissuré notre armée de les monter entre eux (séparer pour régner ) politique sioniste

 

kais2010   le 22.02.14 | 13h42

La rente généralisée

Le système Bouteflica a fait en sorte que même les petites gens sont habitués à la rente. Autrement dit la rente est partagée par tout le monde. Dramatique!car la base électorale de Boutef est élargie

 

doudou   le 22.02.14 | 12h32

alarme

Merci "El-Watan" vous venez de "m'alarmer". Les chiffres donnent en effet l'ampleur de la détresse économique, les chiffres ne mentent pas. Rendez-vous le 17 Avril prochain

 

rébéha   le 22.02.14 | 12h27

le bilan de bouteflika

pourquoi ce monsieur laksaci sort maintenant le bilan de la banque ce atayi pour qui il travail

 

zack2   le 22.02.14 | 11h56

Boutef-bis

Si vraiment la puissante armée algérienne veut faire dégager Boutef, les moyens existent.Le contrôle des bureaux de vote et des registres.Et pour l’intérêt de la nation, assister au dépouillement des bulletins.Puisque le pouvoir ne veut pas de commission d'élection, ni laisser l'accès aux listes électorales, autant le forcer.A défaut mes chers compatriotes, c'est mort.

 

poulpe   le 22.02.14 | 11h50

ressorts cassés

c'est un vrai massacre qui a été programmé pour ce pays,dont les actifs financiers économiques culturels et sociaux étaient là pour lui assurer un véritable décollage,aujourd'hui,nous nous rendons compte du sabotage caractérisé de toute une volonté d'en faire un pays émergent.tous les secteurs sont sinistrés ,aucun ne peut nous réjouir et faire l'exception à la règle.si bien que nous nous demandons si le pays est une nouvelle fois resté à la gare planqué attendant une nouvelle rame .la gabegie la mauvaise gestion l'absence de gouvernance de gestion participative de la chose publique ,l'alternance au pouvoir l'absence de contre pouvoir on fait qu'aujourd'hui,c'et le désarroi un peu partout avec une scène politique déglinguée sans ancrage sans repères sans discours cohérents qui pouvait donner une baume et une visibilité a tous les acteurs.le pays devient de plus en plus vulnérable ,on croirait que c'est un pays maudit poursuivi par le mauvais sort depuis plus de 50 ans .quand on voit des pays moins nantis que le notre faire des bons qualitatifs dans tous les domaines,et que le nôtre à cause a des responsables têtus ,qui ne font qu'à leur tête,descend les marches la tête en bas et les pieds en l'air
la descente aux enfers semble avoir pris le dessus.

 

Dermane   le 22.02.14 | 11h31

EL IZA WA EL KARAMA

Tout simplement parce que le clan au pouvoir n’a jamais été patriotique et que boutef était venu pour se venger du peuple car il estimait que la présidence lui revenait du droit après la mort de Boumediene. Ce président n’a jamais cru à l’Algérie et son peuple qu’il méprisait. Souvenez-vous, durant 15 ans de pouvoir boutef a toujours préféré donner des interviews aux médias étrangers français en particulier au détriment des medias nationaux, pendant toute la saga de Val de Grace et la période de récupération qui s’on était suivie aux établissements de l’armée française aux invalides par excellences c’était le ministère français des affaires étrangères qui nous donnait quelques informations concernant son état de santé. C’est ça EL IZA WA EL KARAMA YA BOUTEF ?

 

kebire   le 22.02.14 | 11h25

S.O.S

frères Algériens vous avez la possibilitée de changer vos dérigents faites le avant quand consumme l'héritages que vos parents ont laissés apret leur sacrifice de 7 annés et demie. le 17 avril 2014 dit non aux proficateurs? dit oui a votre avenir? vous avez la possibilitée de changer ALORS FAITES LEU.

 

tafna-pierrreduchat   le 22.02.14 | 11h13

Mauvais eleves

La réponse a la question est toute simple:Les gens qui ont gouverné le pays n'avaient pas pour objectif la construction d'une vraie économie.Leur mission était de mettre l’Algérie a genou et se remplir les poches au passage.Les mauvais élèves ne retiennent jamais la leçon et refont toujours les mêmes erreurs ;pourtant l'histoire est claire.

 

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