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Réseau des Démocrates

Espace de rencontres et d'échanges d'expériences en vue de construire des alternatives démocratiques et sociales.

Réseau des Démocrates

Le dernier caprice du roi

 

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le 23.02.14 | 10h00 10 réactions

 

Immergé dans la politique dès son jeune âge, ayant eu à côtoyer de grandes figures de l’histoire, Bouteflika a toujours été fasciné par le pouvoir absolu.

 

Immergé dans la politique dès son jeune âge, ayant eu à côtoyer de grandes figures de l’histoire, Bouteflika a toujours été fasciné par le pouvoir absolu. Depuis quinze années, il s’attelle à assouvir cette ambition, ne reculant ni devant les lourds handicaps physiques ni face aux échecs et aux crises politiques récurrents. S’il faut un jour partir, ce ne sera que par la volonté divine, pense-t-il, développant ainsi une psychologie particulièrement névrotique à son seul profit, faisant fi des intérêts suprêmes de l’Algérie, pays mis à chaque fois devant le fait accompli, subissant régulièrement des humiliations comme celle d’aujourd’hui, qui voit son chef de l’Etat totalement impotent, âgé de près de 80 ans, s’engager pour un marathon électoral qui devra le conduire à un autre règne de cinq années. Plus que César, c’est le pharaon d’Egypte.

Lorsque par un hasard de l’histoire, Bouteflika a été évincé de la sphère politique, il fit serment de punir ces «généraux félons» qui ont osé lui refuser la succession de Boumediène pour le contraindre à une «traversée du désert», en réalité un repli tactique dans un ranch du Moyen-Orient. Une occasion en or se présenta à lui lorsque des militaires et des décideurs politiques se mirent en quête d’un chef d’Etat en mesure de redresser l’Algérie, rendue exsangue par le terrorisme.

Un fléau que Bouteflika n’a pas combattu, refusant le poste de Président en 1993, ce que ne firent pas Mohamed Boudiaf, un des initiateurs de l’insurrection du 1er Novembre 1954, et Liamine Zeroual. Le premier paya de sa vie son engagement désintéressé pour le sauvetage de l’Algérie ; le second sut se retirer du palais d’El Mouradia dès qu’il constata la trahison de son entourage. Vite, Bouteflika mit en branle un processus de règlement de comptes avec ces généraux qui lui préférèrent Chadli Bendjedid en 1980. Le point d’orgue fut la récente opération Présidence-FLN-DRS qu’il régla comme du papier à musique. Il a tiré toutes les ficelles, bernant l’ensemble de la classe politique et des experts.

L’intronisation de Bouteflika en 1999 se fit dans la fraude éhontée, ce qui contraignit tous ses adversaires à se retirer de la compétition. La tricherie électorale devint une constante en 2004 puis en 2009, et bien entendu elle le sera à une toute autre échelle lors du scrutin d’avril 2014.

Par atavisme, toutes les institutions de l’Etat, à leur tête le gouvernement et son chef, vont s’aligner, chacune dans son domaine, «derrière le président-candidat». Participeront activement à la fête du quatrième mandat les deux ou trois partis politiques traditionnellement alliés, à leur tête le FLN et le RND, et la dizaine de formations nouvellement créées pour cela il y a deux années et dont quelques-unes ont vu leur chef promu au rang de ministre. Se joindront à la mascarade, et cela dans tout le pays, des centaines de «groupes de soutien» sponsorisés par les autorités locales qui offriront la logistique et les autorisations nécessaires. Ne seront pas en reste les médias publics, renforcés cette fois-ci par quelques télévisions privées, pâles copies de l’ENTV.

L’argent de la «chkara» (dinars à pleins sacs) va s’incruster dans les rouages de la «campagne électorale». Parce qu’ils analysent mieux que tous les experts réunis les conjonctures politiques et économiques, les barons de l’informel ont compris que jamais leurs intérêts n’ont été aussi florissants que durant les années Bouteflika. A contrario, tous les clignotants économiques du pays sont au rouge du fait de la mauvaise gouvernance, de la corruption à large échelle et de la gabegie.

A flots ininterrompus, l’argent public est parti dans des opérations sociales à visées électoralistes ou destinées à protéger le régime des émeutes sociales. Celui-ci a puisé sans compter – et puise encore – dans le bas de laine alimenté par les ressources tirées des ventes d’hydrocarbures (en chute), hypothéquant le devenir des nouvelles générations. Mais que vaut le sort de 40 ou 50 ou 60 millions d’Algériens devant les caprices d’un monarque autocratique ?

Ali Bahmane
 
 
Vos réactions 10
lhadi   le 23.02.14 | 14h25

un non-évenement

Si on regarde d’un peu plus près, il n’y a pas besoin d’avoir fait des études en sciences politiques pour s’apercevoir que la candidature du Florentin d’Alger est un non-événement.

La constitution a beau lui tracer la voie, il marche dans la sienne, il n’obéit plus.

Je suis ouvert à une escrime des idées avec monsieur le premier des ministres sur ce régime autocratique, vieillissant et peu soucieux de l’intérêt général, confronté en permanence à des séismes populaires.

Les difficultés économiques et sociales, le discrédit jeté sur un régime corrompu, le sentiment de frustration provoqué par les injustices sont les ingrédients qui entretiennent une solution favorable à l’éclosion des secousses populaires et inexorablement à l’émergence d’une forte opposition contre un régime qui ne suscite que la corruption et le désordre.

Cette candidature à la magistrature suprême a, au moins, le mérite d’être clair sur la posture arrogante qui tient, d’une main ferme, l’épée du mépris actée par le discours de Sétif : bras d’honneur fait à la jeunesse algérienne qui veut vivre son temps, bâtir son avenir tout en bâtissant l’avenir de la nation.

Le vacillement de ce régime bouteflikisé ne se fera qu’avec les étudiants qui suivront une forme de contestation plus globale pour dépasser le cadre étudiant et mobiliser le monde ouvrier sous la forme de grèves bloquant progressivement le pays.

Ce mouvement, d’une ampleur particulière qui traduit le malaise de l’Algérie, ouvrira la voie à une organisation plus rationnelle, plus juste, plus fraternelle de la société. Une société dont la prospérité ne profitera plus seulement à quelques-uns, mais à tous. Une société qui ne sera plus oppressive pour la plus grande partie de ses membres, mais qui favorisera au contraire l’épanouissement de chaque individu. Une société d’hommes libres, maîtres de leur destin, dans une société de paix.

Fraternellement lhadi
(lahdi24@yahoo.fr)

 
sma   le 23.02.14 | 12h53

Le plus important

Qui va s'occuper des couches ?

 
drager   le 23.02.14 | 12h07

l Algérieen voie de décomposition rapide

L’Algérie, riche encore pour peu d'années désespère de s’organiser, de former ses élites, de faire travailler sa jeunesse.
Or l’Algérie pourrait être le fer de lance de la Méditerranée voire plus.
Mais elle va plonger dans le bourbier sauf si son peuple se lève et se révolte
Inch Allah!

 
azeid   le 23.02.14 | 12h01

tous contre la volonté du peuple!!!

Boumerde , boudiaf,Zéroual et le minus ,sont tous venus par la fraude des urnes ,contre la volonté du peuple!!!vous avez beau glorifier boudiaf ,lui aussi est venu pour se venger et n'a pas été choisi par le peuple mais imposé au peuple!!!!j'ignore que le minus avait côtoyé de grandes figures de l'histoire!!! mais il a côtoyé des soulards et des coureurs de jupons!!! soraya peut le confirmer!!!

 
dede5964   le 23.02.14 | 11h47

Le dernier caprice du roi

ce n'est pas un caprice mais tout simplement un blasphème
un handicapé moteur et de surtout aphone.. un sit-in civil dans tout le pays s'impose quand même courage et s'est tout.il y des gens qui veulent se mobiliser sur les réseaux sociaux. "non" faisons le chez nous au pays nos pères et frères sont tombé au champs d'honneur pour que vivent cet ALGERIE pourquoi pas maintenant y dine errab

 
5BOLS   le 23.02.14 | 11h21

putsch constitutionnel

Bouteflika s'est autoproclamé président roi et veut mourir au pouvoir,comme la plupart des chefs d’États africains,ils y accèdent généralement soit par un putsch militaire soit par un coup d’État constitutionnel .Un phénomène propre au continent noir.

 
ThamurthDzair   le 23.02.14 | 11h15

l'honneur de la patrie

bafoué par un clan mafieux, il ne reste que la révolte populaire digne de son nom. l'appel a tout la classe politique de relever le défi de sauver l’Algérie de ce roitelet aux 7 âmes, le destin nation nous interpelle en tant que citoyen fidèles aux sacrifices des chouhadas et des martyres de la décennie 1990.
peuple algérien lève toi.
TAHYA EL DJAZAIR
ALLAH YARHAM ECHOUHADA

 
zack2   le 23.02.14 | 11h10

Boutef-bis

Il n'aura pas le choix de sa sortie,il finira dans la poubelle de l'histoire.Son nom sera à jamais associé à la dictature, la corruption, l'hogra, l'incompétence et la déliquescence de notre pays.En ce moment même, d'autres pays de la région, malgré leurs difficultés économiques, s'activent à récolter les dividendes de leur politique.Dans le monde, le "mot" Algérie fait sourire (par politesse) et fait s'esclaffer d'autres.Risible.

 
c lui   le 23.02.14 | 11h05

Monsieur le President

Debout!! La Patrie est en danger !!

 
coique   le 23.02.14 | 11h01

Comment réagir utile?

Simplement en se procurant une copie du rapport médical du val-de grâce!
Il faut mobiliser les réseaux sociaux pour que des démocrates en France remuent leurs relations pour obtenir une copie de ce rapport,ou le demander officiellement s'il le faut,car il y va de la survie d'un peuple.La France ne serait pas,alors, traitée de complicité...plus tard!

 
 

 

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